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LES BEAUX-ARTS

La peinture. — La plupart des collections de tableaux et de statues que les princes avaient formées autrefois, sont devenues au xix* siècle la propriété de TÉtat. On les aplacéesdans à^^musées publics où elles servent à la fois de spectacle aux amateurs et d'école aux artistes. Pour les peintres contemporains on a organisé dans presq"::e toutes les capitales d'Europe des expositions annuelles de peinture et de sculpture. La principale est le Salon de Paris, qui remonte au xviu* siècle ; on y expose chaque année plus de trois mille tableaux et quinze cents statues.

Depuis que la mode d'avoir des galeries privées s'est répandue parmi les riches amateurs, la concurrence des acheteurs a fait monter les tableaux à des prix inconnus. On en cite qui se sont vendus jusqu'à 300,000 fr. Dans ces dernières années les tableaux des peintres contemporains ont atteint des prix plus élevés même que les œuvres des maîtres de la Renaissance. La peinture est devenue une profession régulière; on compte aujourd'hui plusieurs milliers de peintres, la plupart en France; les plus connus vivent dans l'aisance, et quelques-uns dans la richesse.

Gomme la littérature, la peinture a passé successivement par trois écoles. Le xix° siècle commence avec l'école classique, elle a son centre à Paris, son chef est David; elle peint de préférence des sujets pris dans l'antiquité, surtout dans l'histoire romaine, et tient au dessin [la ligné) plus qu'à la couleur. En Allemagne se forme vers 1820 un groupe romantique qui a pour chefs Overbeck et Cornélius, fondateur de l'école de Munich; les romantiques allemands prennent des sujets chrétiens et chevaleresques, mais eux aussi s'attachent moins à la

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