IV. Lettres et arts; agriculture, industrie
et commerce.
Lettres et arts s monuments. — La civilisation galloromaine est brillante. Il n'est pas de cité qui n'ait ses palais, ses temples, ses thermes ou bains; ses basiliques, où s'assemblent les marchands et où le préteur rend la justice; ses amphithéâtres ou arènes, pour les combats de gladiateurs, les ch-asses aux lions et aux panthères, même
1. Tiffauges (Deux-Sèvres) tire son nom d'un campement de Taifales, soldats de race germanique ou soythique ; les noms de Mortagne ou Mor< tains, assez répandus en FrancCf viennent de soldais maures: les noms de Sermaize, Sermoize ou Sermizelles, de soldats sarmates ; les noms d'Allemagne, Aliemanches, Auménancourt, de soldats alamans, etc.
pour des batailles navales sur une mer improvisée; ses thédtreSy où Ton représente des pantomimes, avec machines, trucs, changements à vue; ses arcs de triomphe, ses colonnes, ses statues à la gloire des empereurs. Des agiLsducs, comme le magnifique pont du Gard, amènent de loin l'eau des sources. Encore aujourd'hui se dressent les arcs de Nîmes, Orange, Trêves, Carpentras, la Porte de Mars à Reims, la Porte noire à Besançon, la Porte dorée à Fréjus, la Porte de France, la Maison carrée et le Temple de Diane à Nîmes, le Temple de Livie à Vienne, le Théâtre et l'Amphithéâtre d'Arles, les Arènes de Nîmes et de Trêves, les Thermes de Paris et de Sanxay. Ils témoignent, par leurs débris encore imposants, de la magnificence romaine, et aussi de la richesse des villes, car c'est aux frais, non de l'État, mais des municipes gaulois, qu'ils se sont élevés.
Marseille est « la maîtresse des études » et remplace Athènes comme métropole de la culture grecque. Les écoles d'Autun, de Lyon, de Toulouse, de Bordeaux, ont d'illustres professeurs, qui enseignent en grec et en latin, et d'innombrables étudiants. Arles et Trêves sont célèbres par leurs bibliothèques et leurs copistes de manuscrits. Des Gaulois se font un nom dans le barreau romain, d'autres dans la médecine. La littérature latine s'enorgueillit des Gaulois Trogue Pompée, qui rédigea en quarante livres une histoire universelle; Térentius Varro, de Narbonne, qui écrivit un poème sur la guerre de Séquanie; Pétronius Arbiter, célèbre dans tout l'empire par l'élégance de son style; Cornélius Gallus, de Fréjus, poète et ami de Virgile, le plus grand poète latin ; Afer, de Nîmes, qui fut le maître du célèbre Quintilien; Valérius Cato, de Vienne, orateur éminent, qu'on a surnommé « la sirène latine » ; Ausone, de Bordeaux, qui, dans son poème sur la Moselle, a célébré le charme des campagnes gauloises.
Un des grands artistes de l'empire fut un statuaire de Marseille, Zénodore, qui éleva pour les Arvernes, sur le Puy de Dôme, une statue colossale de Mercure. Appelé par Néron à Rome, il y dressa une statue de l'empereur, haute de cent dix pieds.
Afl^enltnre, industrie, conmierce. — L'agriculture prend un nouveau caractère à l'époque romaine.
Tandis qu'autrefois la terre n'était désignée que par le nom de la peuplade qui Toccupait, maintenant elle se morcelle en propriétés qui portent le nom de leur nouveau propriétaire *. Les petits cultivateurs libres ont disparu ; les vastes exploitations agricoles, dans les domaines agrandis des nobles se combinent avec des exploitations industrielles, filature, tissage, teinture, qui mettent en oeuvre les produits du sol.
Les méthodes romaines d'agriculture, préconisées dans les livres des agronomes latins, s'introduisent. Le nord de la Gaule tend à adopter les modes de culture qui depuis longtemps sont en usage dans la Province. C'est sans doute à ce moment que les pays celtiques commencèrent à connaître certains arbres k fruit qui, très anciennement, avaient été importés d'Asie dans les pays romains, comme le noyer, le noisetier, l'abricotier, le châtaignier, le prunier, etc. La pèche s'appelait « persica » parce qu'elle venait de Perse. Le cerisier, originaire de Cérasunte en Asie Mineure, parut dans la Gaule du nord vers le milieu du i^i* siècle. La Gaule cessa d'être réduite à ses plantes indigènes comme à ses espèces indigènes d'animaux domestiques : elle profita de ce mouvement d'échange d'idées et de produits qui embrassait tout l'ancien monde, du golfe Persique à la mer du Nord, et qui assurait à chaque province de l'empire romain le bénéfice des inventions et des progrès réalisés dans toutes les autres.
Le méchant empereur Domitien avait fait arracher les vignes de la Gaule pour avantager le vigneron d'Italie ; le bon empereur Probus (276-282) les a fait replanter. Non seulement on récolte du vin, mais déjà on le sophistique : Pline se plaint que les vignerons de la Province introdui- $ent dans leur vin des herbes et des ingrédients nuisibles à la santé. Presque partout, il avait un goût de résine.
L'industrie gallo-romaine est en progrès sur l'industrie gauloise; Le savon de Mattium (Wiesbaden); les poteries des Édues, sur lesquelles on trouve gravé le nom d'un
1. Sur les terres des Parisii, par exemple, apparaissent des noms de lieux nooTeaax : Passy, Issy, Champigny, Clichy (en latin, Pacciaciu^ IceiaeuSf Campiniacus, Clippiacua) ; ce sont les domaines des propriétaires fallo-romains Paccius, Iccius, Campinius, CUppius, etc.
artiste, Pixtilos; les cueuUes, ou manteaux à capuchon, de Langres et delà Saintonge; les saies et les caracalles (sorte de limousines) d'Arras; les toiles du pays de Caux, du Rouergue, du Berry, du Boulonnais; les tissus de lin de Cahors; les draps d'Arras; des toiles peintes, de la bijouterie, de la verrerie : voilà ce qu'on fabrique surtout en Gaule.
Nous avons plus de renseignements sur les manufactures impériales que sur les industries privées. Il y avait en Gaule huit manufactures d'armes : à Màcon, on faisait des arcs et des flèches ; à Autun, des cuirasses; à Reims, des épées et des boucliers; à Soissons, des boucliers, des cuirasses et des balistes ; à Strasbourg, toutes sortes d'armes. Trêves possédait deux manufactures : on fabriquait, dans l'une, des balistes ; dans l'autre, des boucliers.
Il y avait trois fabriques de monnaies : à Lyon, à Arles, à Trêves. Il y avait trois ateliers impériaux d'orfèvrerie : à Arles, à Reims, à Trêves. Six « gynécées », ou ateliers de femmes où l'on fabriquait des tissus, à Arles, à Lyon, à Reims, à Tournay, à Trêves, à Metz, appartenaient à l'État. Deux autres appartenaient à l'empereur. Il y avait encore une grande manufacture de tissus, à Vienne, et deux ateliers de teinturerie, à Toulon et à Narbonne.
Les Romains, en établissant la paix sur terre et sur mer, avaient favorisé l'extension du commerce gaulois. Les petits ports de l'Océan entretenaient un faible trafic avec la Grande-Bretagne, encore bien barbare à cette époque; les grands ports de la Méditerranée restaient en relations suivies avec les pays civilisés, l'Espagne, l'Italie, l'Afrique et l'Orient.
A cette époque, les grandes villes de la Gaule étaient presque toutes situées dans le voisinage de la Méditerranée : c'étaient surtout Marseille, Narbonne, Lyon, Avignon, Nîmes, Carcassonne, Autun. Au contraire les villes de la région océanique, Arras, Amiens, Paris, Bordeaux, étaient encore de petites villes. Gela montre combien le commerce de la Méditerranée était plus actif que celui de l'Océan.
]WouveIIe org^aitisation du travail : collègues d'arlisans et de marchands. — Les villes devinrent bien plus nombreuses et plus peuplées qu'à l'époque gauloise. L'in-
dustrie et le commerce prirent, dans les deux premiers^ siècles de la domination romaine, un développement considérable. Les habitants des campagnes affluèrent dans les villes.
Le travail reçut une organisation nouvelle. Les négociants ou les artisans d'une même profession furent groupés en collèges ou corporations. Les membres de ces corporations étaient affranchis de la corvée, du service militaire, de certaines charges. Les artisans distingués recevaient parfois le titre de comte; même, comme cette promotion entraînait la perception d'un droit fiscal, on les forçait de subir Tanoblissement. Certains collèges, dans les métiers les plus relevés, portaient officiellement l'épithète de splendides. Aux arènes de Nîmes, on réservait quarante places d'honneur à la corporation des marchands de vin.. Les premiers personnages de l'Empire, les sénateurs et les hauts fonctionnaires, tenaient à honneur d'être patrons de quelque corporation : ils leur faisaient des dons, les inscrivaient sur leur testament, et, en échange, en recevaient parfois l'hommage d'une statue ou d'une inscription comraémorative. Ces patrons étaient officiellement les défenseurs des collèges, dans 1q cas où les gouverneurs auraient voulu attenter à leurs privilèges.
Une corporation était une puissance dans la cité. EUeavait son trésor, alimenté par les cotisations des membres, les revenus de ses propriétés foncières, les libéralités dm patron; elle avait ses dignitaires, qui portaient les appellations triomphales de procurateurs, questeurs, préfets, con^ suis, etc. ; elle avait ses bannières, qu'elle déployait fièrement dans les solennités municipales ; elle avait ses fêtes, ses banquets solennels, où elle glorifiait les dieux protecteurs •le la corporation.
Des collèges de « nautes » s'étaient emparés du service- «les transports sur la Saône, le Rhône, la Durance, la Loire* La plus célèbre de ces compagnies est celle des nautesde la Seine.
L'État, pour qui l'alimentation publique était une question vitale, avait donné une organisation spéciale aux collèges des marchands de blé, des marchands de porcs, des mariniers qui opéraient le transport de ces denrées, des
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déchargeurs qui en opéraient le débarquement, des boulangers, etc. Comme il ne fallait pas que ces métiers chômassent, aucun de ces industriels ne pouvait renoncer à sa profession sans faire à la corporation l'abandon de tous ses biens. Le fils d'un boulanger, le gendre d'un boulanger ne pouvaient hériter de lui, le légataire d'un boulanger ne pouvait toucher son legs sans accepter, en même temps, de reprendre sa charge. Tous les moyens de s'échapper pour entrer dans l'armée ou, plus tard, dans le clerg*'* chrétien, leur étaient enlevés d'avance.
Leur servitude était compensée par de nombreux privilèges et exemptions. Les dignitaires de certaines corporations pouvaient devenir comtes au bout de cinq ans d'exercice; les patrons de navires avaient rang de chevaliers; les boulangers pouvaient même aspirer au sénat de Rome.
Les manufactures impériales présentaient une organisation encore plus exceptionnelle. Elles comprenaient trois catégories d'ouvriers : des hommes libres, des affranchis et des esclaves. Les hommes libres y subissaient une discipline aussi sévère que les esclaves. La loi décrétait la peine de mort contre le teinturier qui laissait brûler son étoffe. Une fois inscrit dans une de ces manufactures, on n'en pouvait sortir; on devait y travailler jusqu'à la vieillesse, « jusqu'à l'épuisement », disent les édits, à moins qu'on ne fournit un remplaçant. Or, le remplaçant était difficile à fournir, puisque les ouvriers eux-mêmes ne cherchaient qu'à s'évader. La loi édictait les travaux forcés dans les mines contre quiconque recèlerait un ouvrier fugitif. A la fin, pour rendre les évasions plus difficiles, les ouvriers des manufactures d'armes furent marqués d'un fer rouge sur le bras ou sur la main.
Fin du ré^me romain en Gaule. — Nous ne devons pas être injustes pour le régime romain qui a donné à la Gaule deux cents ans de prospérité. Il faut bien distinguer entre la période des i^»* et ii« siècles et la période des iii« et iv« siècles. Dans la première période, l'Empire fait respecter ses frontières par les barbares, et le pouvoir impérial se transmet sans trop de secousses ; dans la seconde période, les barbares envahissent les provinces et les
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guerres civiles sont fréquentes entre les compétiteurs à FEmpire. Dans la première, la population augmente, Tindustrie et le commerce sont prospères, les arts fleurissent et les monuments se multiplient, la classe moyenne se développe, les impôts sont encore légers, TadministratioD impériale n'est pas encore tracassière, l'égalité de droits setablit entre les classes de citoyens, le régime électif prévaut dans les cités, les fonctions municipales sont recherchées, les légions se recrutent facilement parmi les sujets gallo-romains, le colon, l'artisan, le négociant jouissent d'une certaine indépendance, et l'on peut parler, sans ironie, de la « liberté romaine ». Dans la seconde, les campagnes se dépeuplent et les villes sont saccagées ; on n'élève plus de monuments; les impôts deviennent écrasants; les charges municipales ne sont plus recherchées, mais subies; des lois tyranniques cherchent à arrêter la désertion des curiales, des colons, des artisans et marchands, des soldats.
Les causes de la chute du régime romain furent surtout :
io L'absence d'un véritable patriotisme. On est citoyen du monde romain, mais le monde n'est pas une patrie. Dans l'unité impériale, l'unité gauloise n'a pu se réaliser. Les cités vivent à l'écart les unes des autres; elles sont isolément rattachées au trône de l'empereur. Que ce trône vienne à s'écrouler, les cités gallo-romaines se retrouveront plus étrangères l'une à l'autre que ne le furent autrefois les nations gauloises. Que les légions qui gardent la frontière du Rhin viennent à se disperser, les municipalités de la Belgique, de la Celtique et de l'Aquitaine n'auront ni la volonté, ni les moyens de combiner leurs efforts contre les barbares. L'isolement municipal, qui a rendu le gouvernement si aisé, rend la défense impossible.
2® Le régime romain n'a pas enfanté en Gaule une classe moyenne assez nombreuse. Ou plutôt cette classe moyenne, qui avait commencé à se développer grâce à la prospérité des deux premiers siècles, a décliné, aux siècles suivants, avec le commerce et Tindustrie. Entre l'aristocratie, représentée par les fonctionnaires impériaux ou les sénateurs de Rome, et le peuple des campagnes, il n'y a que quelques
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corporations de négociants et d'artisans, et ces curiales que le fisc exploite impitoyablement.
30 Les classes rurales, qui, lorsqu'elles sont libres, constituent la force défensive d'un pays, étaient soumises à peu près au même régime qu'en Russie il y a vingt-cinq ans.
40 La Gaule a passé de la prospérité à la décadence ; la production agricole et industrielle n'a pu s'accroître dans la même mesure que les exigences du trésor. Ou plutôt, 4'lle a marché en sens inverse; plus le pays s'appauvrit, plus le fisc se montre exigeant. L'agriculture est ruinée par l'asservissement des classes rurales, l'industrie par les lois restrictives, le commerce par la loi du maximum qu'a édictée Dioclétien. Les nations épuisées ne peuvent plus subvenir à l'entretien de l'Empire.
50 L'administration a abusé de sa force; elle a tué toute initiative dans les individus comme dans les villes et les provinces; elle a détruit à tel point l'esprit politique que personne ne s'intéresse plus aux affaires publiques, pas même à la défense de l'État.
60 Rome a cru faire sagement en désarmant les habitants pour confier la défense du pays à des soldats de profession ; mais voici que l'esprit militaire, après avoir péri dans cette population gauloise si belliqueuse autrefois, décline à son tour dans les légions. La Gaule finit par n'être plus gardée contre les barbares que par d'autres barbares. Le • moment va venir où gardiens et ennemis s'entendront pour entrer tous ensemble.
70 Le système impérial a eu pour but de détourner les esprits de la politique; le christianisme est venu qui les a détournés de toutes les choses terrestres et qui les a tournés vers les choses d'en haut. Si la cité romaine doit périr, qu'importe? Voilà la « cité de Dieu », comme l'appelle saint Augustin, qui s'ouvre toute grande. Or, dans la cité de Dieu, il n'y a plus ni Romains, ni barbares : il n'y a que des chrétiens. Les Germains ne sont pas nécessairement des ennemis : ils peuvent être des frères en Jésus-Christ.
8" L'Empire romain était devenu vraiment trop lourd à tout le monde. Il avait établi dans la société autant de compartiments que de professions, et il avait enfermé chacun
dans sa profession comme dans une geôle. Le colon était rivé à la glèbe des champs, l'artisan à son collège, l'ou- Yrier impérial à sa manufacture, le soldat à sa légion, le curiale à sa curie. Ils étaient condamnés à, rester là jusqu'à leur mort, et leurs fils condamnés à les remplacer jusqu'à la consommation des siècles. Le pouvoir avait à chacun fermé toutes les issues, interdit toute espérance, marqué au fer rouge le lép;ionnaire et l'ouvrier. Qui donc pouvait avoir intérêt au maintien de TEmpire?
Malgré les apparences d'ordre et de régularité, jamais peut-être, à aucune époque de notre histoire, les populations n'ont été plus malheureuses que dans les deux derniers siècles de l'Empire : même le désordre des invasions barbares, même l'anarchie féodale, ne causèrent pas plus de souffrances.
Déjà, en 285, les paysans s'étaient soulevés et avaient commencé la bagaudie, cette jacquerie gallo-romaine. Cent mille d'entre eux, sous leurs chefs Aelianus et Amandus, établissaient leur camp près de Paris, à Saint-Maur^les- Fossés. Déjà, au témoignage de Salvien, colons et pro-^ priétaires, également désespérés, fuyaient chez les barbares. Les barbares n'avaient plus qu'à entrer chez nous.
Ouvrages a consulter •: Am.
Thierry, Tableau de l'Empire ronain: Hist. de la Gaule sous la domination romaine; Ausone et la littérature latine en Gaule. — Duray, Bist. det Bomains. — Mispoulei, histitu/toTu politiques des Romains. — Madvig, L'Etat romain. -^ Ortolan, Explication historique des Institutes de l'empereur Justtnien. — Friedi&ender, Les mœurs à Home sous Auguste. — Lamarre f De la milice rtmaine. — Gaston Boissier, La nligion romaine. — A. Bernard, Lu
temple d'Auguste et la nationalité gauloise. — Fustel de Coulangea, ^16-^ des institutions politiques de l'ancienne France et Recherches sur quelques problèmes d'hUtoire. — Flandin. Les assemblées provinciales dans l'Empire romain et dans l'ancienne France. — Wallon, ffist. de l'esclavage dans l'antiquité. — Baudrillart, Hist. du luxCy t. II. — Levassear, ffist. des classes ouvrières en France^ t. I. — De Caumont, Abécédaire d'archéologie.