I. Le droit des gêna
Les nationalités. — La Révolution de 1848, à Paris, eut pour contre-coup des révolutions dans tous les autres pays de TEurope. Ces mouvements eurent un caractère à la fois libéral et national : ils tendaient à arracher aux princes des constitutions, mais aussi à constituer des agglomérations nationales indépendantes. En Allemagne, Prussiens, Autrichiens, Hessois, Bavarois, exigeaient des constitutions plus libres, mais ils entendaient, en outre, fonder Vùnit& allemande. Les différents peuples italiens demandaient des garanties constitutionnelles, mais tous s'accordaient pour réclamer Vunité italienne. Les Hongrois et les Slaves de l'empire autrichien s'armaient pour la liberté, mais aussi pour la nationalité hongroise, tchèque ou illyrienne.
La question des nationalités fut alors chez nous à Tordre du jour; dés réfugiés de tous les pays accouraient sur notre territoire pour se former en bandes armées et implorer le secours de la démocratie française; dans nos manifestations populaires, on promenait les drapeaux polonais, allemand, italien. Le Gouvernement provisoire de 1848 imita la circonspection de la royauté orléaniste à laquelle il succédait. Lamartine, chargé de la direction des affaires extérieures, fit une circulaire rassurante pour TEurope.
A la fin, le roi de Prusse, l'empereur d'Autriche, les princes allemands, avec le concours moral ou armé de l'empereur de Russie, parvinrent à comprimer dans leurs