‹ Histoire de la civilisation française (volume 3)Chapitre 117 sur 185 · De décembre 1851 au irois d'août lâ · texte numérisé non relu

De décembre 1851 au irois d'août lâ

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révoquer les instituteurs passa des mains du recteur à celles du préfet.

La seule mesure dont on puisse louer ce régime de yiolence, c*est le rétablissement des quinze académies sous leurs quinze recteurs ^.

Le ministre rouiahd * répara une partie des maux causés par son prédécesseur : il releva TÉcole normale supérieure et rétablit à 600 francs le minimum du traitement pour les instituteurs.

Ministère de Vielor Diiniy > x t* Mesures réparatrices. — viCTOB DUBUT rendit aux professeurs quelques garanties : ils ne pouvaient plus être révoqués sans avoir pu présenter leur défense ^. En 1866, il fit autoriser la Ligue de renseignement de Jean Macé et, en 1868, les conférences publiques.

S^" EnseiffiienieBC primaire. — La loi de 1867 établit une école communale de filles dans toute commune de 500 âmes, créa des écoles de hameaux pour les localités écartées, assura un logement et un traitement aux adjoints^ accorda des primes aux instituteurs qui ouvriraient des cours pour les adultes, ajouta aux matières de renseignement élémentaire Fhistoire et la géographie, créa 10 000 bibliothèques populaires annexées aux écoles.

c L'Empereur ne veut pas, écrivait ce ministre, qu'un seul enfant reste privé d'instruction pour cause d'indigence de sa famille >. En conséquence, il supprimait toute limitation budgétaire et accordait la gratuité à tous les enfants dont les familles seraient hors d'état de payer. Les communes eurent le droit d'établir dans leurs écoles la gratuité absolue, pourvu qu'elles votassent les fonds nécessaires.

Victor Duruy aurait voulu consacrer le principe de Yobligation, et il avait même gagné l'Empereur à ses vues : d'autres influences firent ajourner le projet.

3^ Enseig^nement secondaire. — Une réforme féconde, ce fut l'introduction dans les lycées et collèges de l'enseignement secondaire spécial (1865). Victor Duruy partait de celle idée qu'une faible partie de leurs élèves se destinent

1. Il y a aujourd'hui deux académies de plus : Chambôry et Alger.

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