Voir ci-dessus, p. 463, sur le sphygmomètre
qui est postérieure à 1848. nélaïon (1807-1873), fils d'un officier tué à Waterloo, élève et aide de Dupuytren, chirurgien de Napoléon III, sénateur du second Empire, comblé d'honneurs politiques et académiques, plus célèbre pour avoir soigné Garibaldi blessé au combat d'Aspromonte, fut un diagnosticien sagace, un professeur d'une clarté et d'une précision rares, un habile opérateur. On lui doit d'importants travaux sur la taille, sur la tuberculose des os. Il faut citer ensuite kœberlé, qui a risqué, le premier en France, Vovariotomie; péan, qui a pratiqué Vhystérotomie et l'ablation de la rate ; labbé et verneuil, qui se sont distingués dans la chirurgie de l'estomac; oluer, qui, en évi-lant l'os, est parvenu à le faire se reproduire à l'intérieur du périoste; Alfred richet, qui étudia toutes les blessures, toutes les fractures et luxations et qui, dans ses réfections de chair, refit jusqu'à des paupières (blépkaroplastie). En 1900, l'Alsacien J. boegkel, à l'hôpital de Strasbourg, a pu opérer l'ablation de l'estomac en réunissant par des sutures les tubes du système digestif qui, par en haut et par en bas, aboutissent à cet organe. (La première opération de ce genre avait été faite à Zurich en 1897.)
Dans la chirurgie militaire, les grands noms de notre temps sont ceux de baudens, chirurgien en chef de l'armée française dans les guerres d'Afrique et de Crimée; bégin, qui a étudié surtout les fractures; sébillot, qui s'est consacré à la chirurgie des os; perrin, qui a vulgarisé les anesthésiques ; delorme, qui a, le premier, étudié méthodi* quement Taction des projectiles nouveaux sur les os.
Caractères nouveaux de la chirurgie : les antiseptiques. — L'emploi des anesthésiques marque une première date dans l'histoire de la chirurgie au xix® siècle* : l'emploi des antiseptiques j environ quinze ans après, inauguré par le chirurgien écossais uster, en marque une seconde.
Ce n'était pas tout que d'avoir atténué les souffrances des opérés. Dans les guerres de la République et de l'Empire, même dans les guerres d'Afrique et de Crimée, la pourriture d'hôpital et l'infection purulente tuaient plus de blessés que les blessures mêmes. Or, les antiseptiques