Voir ci-dessus, p
dans Paris, à la veille de la réunion da congrès socialiste, un c congrès ouvrier révolutionnaire international ». Il fut interdit par le gouvernement français, encore que celui-ci comptât deux socialistes parmi ses membres, et sans que les autres socialistes aient fait entendre la moindre protestation.
Quant aux sectes collectivistes, elles s*étaient d'abord manifestées aux congrès de Marseille (1879) et du Havre (1880), où elles enlevèrent la direction du parti aux socialistes modérés, uniquement occupés des améliorations pratiques dans le sort des ouvriers et qui s'étaient groupés autour de Barberet. A Marseille, les collectivistes conquirent la majorité sur ces pacifiques partisans de la mutualité et de la coopération; au Havre, ils rompirent violemment avec eux et constituèrent le c parti ouvrier >.
Parmi les collectivistes il convient de distinguer plusieurs écoles :
!• Les intransigeants f qui, sans prêcher la destruction pour le plaisir de détruire, s'emploieraient volontiers à hâter, par la violence révolutionnaire, Tavènement de la c félicité universelle ». Ils se rattachent aux Jacobins de 4793, aux Babouvistes de 1797 *, surtout à la Commune de Paris. En attendant l'occasion souhaitée, ils ont longtemps dédaigné de prendre part à la vie politique, électorale et parlementaire, qui les compromettrait avec la « république bourgeoise ». Ils tiennent pour la solution révolutionnaire ou c catastrophique ».
Pour amener la révolution ou la catastrophe, les uns, les Blanquistes (Vaillant, Chauvière, etc.), ne répudient pas les anciens procédés, conspirations, émeutes, barricades; les autres, les Allemanistes (Âllemane, Groussier, Toussaint, Faberot, Dejeante, G. Deville, Renou, E. Guérard), amorcent le bouleversement en entretenant la lutte des classes, en préparant la grève générale ^. Au fond, les uns et les autres sont des communistes attardés, des demi-anarchistes. Ils ont même tenté une fusion avec les anarchistes