‹ Histoire de la civilisation française (volume 3)Chapitre 4 sur 185 · PREFACE VU · texte numérisé non relu

PREFACE VU

Notez qu'il s'agit d'autears vivants, envers lesquels nous sommes tenus à tous les égards qu'on doit à des vivants, et dont l'œuvre n'est même pas achevée.

Nous sommes précisément au point où l'histoire se confond avec la chronique quotidienne, celle-ci n'étant que la préparation hâtive, tumultuaire, hasardeuse, de celle-là.

J'ai cependant espéré me tirer de tant de périls à force de sincérité, de scrupuleuse attention, d'indépendance, en même temps que de respect pour tant d'illustres contemporains qui, après tout, sont sur le grand chemin de la gloire, et dont le pire destin sera d'aboutir simplement à une brillante renommée.

La partie politique de cette histoire, c'est-à-dire l'exposé de nos trop nombreuses constitutions^ des divers régimes républicains ou monarchiques, parlementaires ou autoritaires, que nous avons subis depuis plus de cent ans; de nos systèmes électoraux et de notre développement social; de nos institutions administratives, judiciaires, ecclésiastiques, militaires, scolaires, etc., présente aussi ses difficultés.

S*il est relativement aisé d'être impartial à l'égard de Philippe le Bel, Louis XI, Henri IV, Louis XIV, est-il possible de l'être au même degré envers la Constituante, la Convention, le Directoire, Napoléon, la Monarchie de 1814 et de 1830, la République de 1848, le second Empire, enfin pour les institutions et les hommes qui nous gouvernent aujourd'hui?. ' On le peut assurément, si Ton applique à l'étude des faits contemporains la même méthode qu'à l'étude des faits plus anciens.

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