‹ Histoire de la civilisation française (volume 3)Chapitre 85 sur 185 · CHAPITRE XXI · texte numérisé non relu

CHAPITRE XXI

Nos victoires avaient enrichi nos musées. Épargnés lors de la première entrée des alliés à Paris (1814), ils furent dépouillés à leur seconde entrée (1815). Suivant l'expression du Régent d'Angleterre, ces trophées artistiques de nos gloires « ne pouvaient manquer de faire vivre dans la nation française le souvenir de ses anciennes conquêtes et d'entretenir son esprit militaire et sa vanité ». C'est alors que cette magnifique statue antique, la Vénus de MédiciSy et bien d'autres merveilles nous furent enlevées. Le moment était venu où les artistes français allaient produire assez de chefs-d'œuvre pour combler les vides produits dans nos collections par ces revendications à main armée.

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