LE POUVOIR ROYAL AU XYP SIÈCLE
le 5 janvier 1548; mais beaucoup de membres de cette assemblée étaient choisis par lui, et les magistrats judiciaires, tout dévoués au roi, y siégèrent à part, comme s'ils eussent formé un quatrième ordre dans FÉtat. L'époque des véritables États généraux ne reviendra que lorsque les troubles civils auront affaibli la royauté.
Sooinifision du Parlement. — Les prérogatives des autres corps de FÉtat, les privilèges des universités ou le droit de remontrance des parlements, ne comptaient plus pour rien quand l'autorité royale voulait se faire obéir. Lorsque les délégués du Parlement de Paris vinrent trouver François I»' à Amboise pour protester contre le Concordat de 1516 et l'abolition de la Pragmatique-Sanction, il leur dit simplement : « Je suis le roi ; je veux être obéi; portez demain mes ordres à mon Parlement de Paris ». Comme ils cherchaient à différer leur départ, le roi ajouta : « Si demain avant six heures, ils ne sont pas hors d' Amboise, j'enverrai des archers les prendre et les jeter dans un cachot pour six mois. »
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R. Civil. T. I. 29