II. La diplomatie
Le personnel diplomatique. — Les desseins politiques des rois sont servis par la diplomatie et par la guerre. Le personnel diplomatique, pour la France, était bien plus nombreux qu'aujourd'hui, car l'Allemagne, par exemple, comptait alors une trentaine d'États importants et l'Italie une douzaine. Ces agents, qui portent presque tous le titre d'ambassadeurs ou de plénipotentiaires^ reçoivent leurs ins^ tructions ou leurs pleins pouvoirs du secrétaire d'État aux affaires étrangères. Us sont accrédités, c'est-à-dire pourvus de lettres de créance, et chargés de représenter le roi auprès des princes et des républiques. Ils ont mission de leur communiquer ses intentions, de lui rapporter fidèlement ce qui se passe dans ces pays. Un nombre à peu près égal d'agents étrangers joue un rôle analogue à la cour de France.
Les usages diplomatiques. — La représentation, la pompe diplomatiques sont alors infiniment plus grandes qu'aujourd'hui. Un ambassadeur qui se rend auprès d'une cour, dès qu'il est arrivé sur le territoire de cette puissance, est l'objet d'une réception à toutes les villes qu'il traverse : haies de soldats ou de miliciens, salves de mousqueterie et d'artillerie, sonnerie des cloches, harangues des magistrats en robe, vin d'honneur, diner d'apparat, illuminations, feu d'artifice. Arrivé à la capitale, il y fait son entrée solennelle. Lors de sa présentation au souverain, il doit se couvrir pour parler au « nom du roi, son maître * ». Dans toutes les
1. La Chétardie, envoyé auprès de l'inipératrice de Russie Elisabeth, •'aperçoit, pendant sa harangue, que le bracelet de celle-ci est tombé : il ■'interrompt, se découvre, le ramasse et le rajuste lui-même au bras de rimpératrioe : on le trouve du dernier galant. Dans une autre occasion, en présence de la même princesse, l'HôpiLal, qui est resté couvert pour la première phrase de sa harangue, se découvre ensuite, conciliant ainsi It dignité da souverain qu'il représente et la courtoisie due à une femmtu
LE DROIT DES GENS ET LA DIPLOMATIE iH\
cérémonies publiques, il a le pas sur les personnages les plus considérables du pays. Sa demeure, comme sa personne, est inviolable. Dans certains États, comme à Rome, tout le quartier qui entotire son palais devient un lieu d'asile et la police n'y peut pénétrer.
Entre les ambassadeurs accrédités auprès d'une même cour, il y a assaut de luxe, de dépenses, de prétentions, d'arrogance. Les querelles de préséance étaient violentes : rappelons-nous celle qui s'éleva entre l'ambassadeur d'Espagne et le comte d'Estrades, ambassadeur de France (1661) : le roi d'Espagne dut déclarer que ses envoyés s'abstiendraient désormais de concourir avec les nôtres. Les injures que nos agents s'attiraient souvent par leur turbulence donnaient lieu à des réparations : après l'affaire du duc de Créqui à Rome (1662), le pape dut faire toutes sortes de soumissions. Pourtant l'éloignement obligeait de tolérer bien des affronts : en 1733, l'impératrice de Russie retient prisonnier de guerre, contre toutes les règles du droit des gens, Monti, notre ambassadeur à Varsovie. Louis XIV n'était pas plus scrupuleux : en 1674, Louvois essaye de faire enlever le baron de Lisola, plénipotentiaire de l'empereur au congrès de Cologne, et écrit « qu'il n'y aurait pas grand inconvénient de le tuer ». Sous ce règne, Mallioli, plénipotentiaire du duc de Mantoue, est enfermé cbez nous à perpétuité. Rappelons-nous, au siècle suivant, l'enlèvement de nos ambassadeurs Maret et Sémonville en 1793, l'assassinat de nos plénipotentiaires à Rastadt en 1799. Voilà comme on respectait l'inviolabilité des personnes diplomatiques.
La pratique de la diplomatie. — Les ambassadeurs sont chargés ou se chargent de besognes qui, sans doute, embarrasseraient fort leurs successeurs actuels. Ils achètent sans scrupule les ministres, les serviteurs, les favoris des princes. Souvent ils ont pour mission de chercher à renverser le gouvernement auprès duquel ils sont accrédités. La Ghétardie, lors de sa première ambassade en Russie, fomente la révolution de 1741, qui détrône les Brunswick et assure l'avènement d'Elisabeth. Dans les pays où il y a des diètes ou assemblées, Allemagne, Pologne, Suisse, Suède, à Rome, où il y a le sacré col-
R. aviL. T. IL il
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iègc, leur rôle principal est d'entretenir les brigues, de nourrir les divisions, d'appuyer le parti qui se dit français, et, s'il y a une élection, d'assurer le succès du candidat qui sera le plus utile aux intérêts du roi. Ils se sentent gens de guerre plus encore que diplomates. Plélo quitte son poste de Copenhague pour venir se faire tuer devant Dantzig (1733) par les Russes. Nos ambassadeurs à Gonstantinople, plus d'une fois, dressèrent les batteries (u [ues. Généralement, les envoyés suivent sur le champ de bataille, au plus fort de la mêlée, le souverain auprès duquel ils représentent le roi de France.
Pour réussir, tous les moyens sont bons. Avec les Italiens on sera galant et spirituel; avec les Allemands, grossier et grand buveur. On demandera à un envoyé en Allemagne combien de fois il s'est enivré au service du roi. Bassompierre, y donnant un grand dîner, porte, au bruit du canon, la santé du roi, remplit de vin une de ses grandes bottes et la vide d'un trait. Grammont préside un dîner où l'on porte deux ou trois mille santés, fait étayer la table et danse dessus avec les prinoes du Saint-Empire. A la cour de Russie, la Ghétardie essaie d'être l'amant d'Elisabeth et Breteuil de Catherine II . Surtout on prodigue les cadeaux, l'argent, les promesses.
Certains pays sont liés à nous par des traités qui leur assurent des subsides en échange de leur concours militaire, comme la Suède et les cantons suisses. Pierre le Grand sollicite le Régent (1717) pour qu'on lui paye le subside jusqu'alors accordé à la Suède, assurant qu'il rendra au roi de meilleurs services. Les électeurs ecclésiastiques ou laïques d'Allemagne, les petits princes de tous pays, les ministres de toutes les cours, les maîtresses de princes ou les favoris d'impératrices, les membres influents du sacré-collège, des diètes d'Allemagne, de Suède, de Pologne, de Suisse, tout ce qui peut, sait, promet quelque chose, reçoit argent ou pension du roi et figure sur son fameux livre rouge.
En revanche, nos ambassadeurs n'acceptent pas seulement les décorations étrangères et les titres de noblesse italiens, espagnols ou allemands, mais aussi, avec la permission du roi, des sommes d'argent et des rentes. Le
cardinal Dubois, ministre des affaires étrangères sous la Régence, reçoit du roi d'Angleterre une pension dont luimême a fixé le chiffre à 600 000 livres.
Un ambassadeur auprès d*une cour étrangère est, sous des noms honorables, un espion ^ Souvent sa propre cour le fait espionner lui-même ou lui adjoint, pour Taider à surprendre les secrets, des observateurs. Dans les emplois de la diplomatie secrète de Louis XV, se sont signalés Dumouriez, le comte de Broglie, Mirabeau, Beaumarchais, et le fameux d'Ëon, personnage équivoque comme le rôle qu'il jouait, tour à tour demoiselle d'honneur de l'impératrice de Russie ou officier de dragons, et dont on ignora longtemps s*il était un homme ou une femme.
Pour saisir les secrets d'un autre État, on avait recours, an xvi« et au xvn« siècle, à des moyens violents, fin 1685, Louvois apprenant qu'un courrier de Tempereur doit traverser l'Alsace, ordonne d'aposter des gens et de lui enlever ses dépêches, « qu'il faut chercher, dit-il, avec le plus grand soin, tant sur lui que sous sa selle, sous prétexte de chercher de l'argent ». Quelquefois, pour donner le change et faire croire que le courrier a été assailli par des bandits de profession, on l'assassine et on lui prend sa bourse. ËncOTe au xviii« siècle, Bielfeld recommande de choisir pour courriers des hommes robustes.
Cependant ce siècle employa des moyens plus doux. D*abord on a le Cabinet noir '. Là, toutes les lettres confiées à la poste sont ouvertes par des procédés particuliers. On fait une étude approfondie de l'art de décachetei une lettre, sans en rompre le cachet, et de la refermer si adroitement que le destinataire ne puisse pas se douter qu'elle a été ouverte : il n'y a qu'à passer dans l'épaisseur de la cire un mince fil de métal rougi au feu. Les employés qui ouvraient et lisaient les le très s'appelaient interceptes et l'examen de ces lettres, perlustration *.
1. L'expression n'est pas trop forte, car Wicqnefort, aatenr d*on Traité de Vambassadtsur^ à la un du xviie siècle, dit en propres termes : « L'am* baseadenr est an eipton honorable » .
2. il y a d'antres moyens : d'Éon se yante d'ayoir eniTré nn diplomate Mi^laie «reo du yln de Tonnerre et d'aroir profité de son ivresse pour oa- Tfir son portefeuille et copier ses papiers sewets.
3. La Chétardie fut chassé de Russie parce qoe le chancelier de l'impé-
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A ]a yérité, on avait soin de rédiger en cliiffires les dépêches remises soit à des courriers, soit à la poste; mais les interceptes étaient gens fort habiles et paryenaient presque toujours à déchiffrer, c'est-à-dire à deviner le chiffre. S'ils n'y arrivaient pas, on corrompait l'employé de la cour étrangère qui en avait le dépôt : on lui en achetait la clef. A Vienne, on possédait ainsi le chiffre, non seulement de la correspondance officielle de France, mais même de la correspondance secrète de Louis XV. Les employés initiés au secret des postes recevaient une commission ainsi conçue : « Vous voilà admis à des fonctions de grande confiance ; vous avez et vous aurez toujours des émoluments suffisants; mais songez qu'on ne quitte pas cet état-ci comme on veut, et que si, par circonstance ou autrement, vous veniez à l'abandonner avant que Tàge ou les infirmités vous en retirent, votre retraite, c'est la Bastille. »
Beaumarchais, dans le Mariage de Figaro, exagère donc à peine lorsqu'il fait dire à son héros que la politique et l'intrigue, c'est tout un : « Feindre d'ignorer ce qu'on sait, de savoir tout ce qu'on ignore; d'entendre ce qu'on ne comprend pas, de ne point ouïr ce qu'on entend; surtout de pouvoir au delà de ses forces; avoir souvent pour grand secret de cacher qu'il n'y en a point; s'enfermer pour tailler des plumes, et paraître profond quand on n'est, comme on dit, que vide et creux; jouer bien ou mal un personnage; répandre des espions et pensionner des traîtres; amollir des cachets, intercepter des lettres..., voilà toute la politique... »
m. Le droit des gens pendant la guerre.
Le droit des «^ens à Végard de l'habitant. — Si la
diplomatie était surtout l'art de tromper, la guerre admettait toutes les ruses et toutes les violences. Souvent, on n'attendait pas qu'elle fût déclarée. C'est ainsi que les An-
rntrice Elisabeth avait trouvé moyen de perhistrer les dépèches qa'il adres* sait à sa cour, et d*ea présenter à cette princesse des extraits où Tambassadeur parlait d'elle avec irrévérence.
glais font main basse, en 1755, sur la marine française, nous enlèvent 300 vaisseaux et 10 000 marins, et que, l'année suivante, Frédéric II entre en Saxe, surprend la capitale et s'empare des archives.
On ne se borne pas, comme aujourd'hui, à s'attaquer aux propriétés de l'État et aux soldats revêtus de l'uniforme; c'est aux habitants paisibles et désarmés que l'on fait la guerre la plus cruelle. Dans les sièges, on s'applique plus à brûler les maisons qu'à démolir les remparts, à tuer les femmes et les petits enfants qu'à décimer la garnison. Les bombardements de Louis XIV, même en pleine paix, dans les places des Pays-Bas espagnols, qu'il regardait cependant comme l'héritage de sa femme, et à Gênes, dont il renversa les palais de marbre (1684), furent efifroyables. Les auteurs des traités sur le droit des gens admettaient qu'une armée en campagne pouvait vivre sur le pays ennemi, frapper les habitants de réquisitions en nature et de contributions en argent; mais on ne devait brûler leurs maisons que lorsqu'ils se refusaient à livrer ce qui était indispensable à l'entretien des troupes. Or, Louis XIV défend aux paysans du territoire français de- payer des contributions à l'ennemi; s'ils ne les payent pas, ils sont donc brûlés par l'envahisseur; s'ils les payent, ils sont brûlés par les troupes françaises. La guerre que Louis XIV fît aux Hollandais (1672-73) fut atroce; qu'ils payassent ou non, il faisait mettre le feu. Si l'on avait à se plaindre d'un village, on attendait la nuit pour le surprendre, afin que les habitants périssent dans les flammes en même temps que le bétail : Louvois, ses généraux, son intendant Robert, ricanaient sur les misères des Hollandais *.
1. Robert affecle d'avoir des remords, mais Loavois lai écrit : « Je voas prie de né point yoas lasser d'être méchant et de pousser les choses à cet égard arec toute la rigueur imaginable.... Quand, en un jour, on a fait abattre vingt maisons, il en faut abattre autant le lendemain et ne point se lasser ». Condé, le dur Condé, a des scrupules, mais Louvois l'excite et ee prince écrit : « Je vais prendre mon front d'airain, puisque vous le voulez ainsi, et être le plus impitoyable du monde ». On ne se contente pas de brûler dés villages entiers, de gros villages de six cents maisons, cognuie Swammerdam et Bodegrave, mais les soldats s'acharnent contre les habitants échappés aux flammes : on mutile les femmes, les petits enfants, on Im chasse tout nus en plein hiver, on les pend vivants à des arbres par les cheveux.
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Un autre épisode des guerres de Louis XIY, la dévastation du Palatinat (1689), ne fut pas n>oins abominable. On voulait faire un désert de ce riche et populeux pays, situé sur les deux rives du Rhin, afin que les troupes allemandes ne pussent y subsister. On brûla plusieurs centaines de villages ; par l'incendie et par la mine, on détruisit des vUles florissantes, Wonns, Spire, Oppenheim, Manheim, Andernach, etc. On incendia le magnifique château de Heidelberg, une des merveilles de la Renaissance allemande. On pendait en masse les habitants qui essayaient de se défendre.
Les soldats se portent d'autant plus facilement à ces excès qu'ils sont recrutés dans la lie de la population et qu'en France même on a peine à les empêcher de piller» môme d'incendier des villages ^
Les Français du xviii^ siècle se piquent d'être plus humains; et cependant, lorsque le maréchal de Richelieu, en 1757, envahit le Hanovre, il s'y commit de tels pillages qoe les soldats du maréchal lui donnèrent le surnom de Bére ta Maraude et que lui-même, de sa part du butin, put construire à Paris le pavillon de Hanovre. « Nous sommes environnés de pendus, écrivait le baron Grimm^ et l'on n'en massacre pas moins les femmes et les enfants lorsqu'ils s'opposent à voir dépouiller leurs maisons. »
On prend des otages, comme les Prussiens ont fait chez nous dans la dernière guerre. Quand Belle-Isle évacue Prague en 1742, il emmène seize habitants notables pour lui répondre de la garnison qu'il laisse dans la ville. On fait dire aux Anglais que> s'ils brûlent un village sur les côtes de France, on brûlera une ville en Hanovre.
Inutile de dire que ces atrocités n'étaient pas particulières aux Français. Les armées étrangères se conduisaient encore plus mal : quand les Français s'humanisèrent, elles restèrent barbares. En 1744, lorsque les Autrichiens envahissent l'Alsace, ils menacent de pendre les habitants qui résisteront « après les avoir forcés de se couper eux-
1. On sait leurs «xcèa de la Fronde (sac d'Arnay-le-Duc, etc.). En 1706, deux compagnies de gendarmes passent à Vitry, prennent d'assaut un oo^yent, en enlèvent les religieuses. En 1707, des soldats exploitent en bandes armées l'Anjou et la Touraine : les uns sont pendus, les autres envoyés aux galères.
mêmes le nez et les oreilles ». En 1755, quand les Anglais commencent la guerre de Sept ans, ils déportent en masse les colons de TAcadie française, toute une population de sept mille âmes, et distribuent leurs maisons et leur bétail à des colons britanniques. Les Russes, après la prise de Memel, ville prussienne, massacrent, mutilent, éventrent les habitants. Ni les Russes, ni les Prussiens ne se faisaient de quartier. Le général russe Potemkine, après la prise de la lîlle turque d'Otchakof, laisse égorger six mille habitants et jusqu'aux petits aifants (1788). Frédéric II, dans la Grande Pologne, enlève par masses les laboureurs, et jusqu'à des troupeaux de femmes, qu'il distribue aux villages prussi^is qui en manquaient. Il traite presque aussi mal les pays autrichiens et saxons, qui parlent la laéme langue que lui.
Le droit des gens entre militaires. — ËnU*e gens de guerre, on s'épargnait un peu plus ^. Pourtant, il y avait des usages militaires tout à fait barbares. Frédéric II obligeait, sous peine d'être égorgés, les prisonniers français, saxons, autrichiens, à s'enrôler dans ses régiments, et, sous le bâton de ses caporaux, à se battre contre leurs compatriotes *. Quand une garnison poussait la résistance à toute extrémité, elle s'exposait à être décimée ou envoyée aux galères '. Le même sort attendait les émigrés et les déserteurs.
1. Oa eonnatt le mot attrlbaé à nos officiers à Fontenay (1745) : « Messiears les Anglais, tirez les premiers ». Pendant la guerre d'Amérique, l'amiral anglais Rodney, retenu à Paris prisonnier pour dettes, se vanta, s'il était libre, de mettre fin aux brillants succès des marins français. Le maréchal de Biron paya aussitôt ses dettes et lui dit : « Partez, monsieur, ailes essayer de remplir vos promesses ; les Français ne veulent pas se préval(»r des obstacles qui vous empêchent de les accomplir ». Rodney, rendu à la liberté, BOUS fit beaucoup de mal (1780). On voit que, môme en temps de guerre, la courtoisie était poussée très loin entre g^ililshommes : il ne leur en restait plus pour le bourgeois et le paysan.
9. Il est à remarquer que les guerres^ durant alors sept, neuf, même qua> torse ans, la eaplivité des prisonniers de guerre durait autant : il y avait fort rarement des cartels â^ échange.
3. Lors de l'invasion de la Lorraine, Louvoia écrivait à ses généraux : « Ayant considéré que les places de Monsieur de Lorraine sont mal pour- TUM, qu'elles ne peuvent espérer aucun secours et qu'ainsi c'est une témérité à ceux qui les défendent qui mérite une punition exemplaire. Sa Majesté a résolu que tout ce qui se trouvera de cavaliers, soldats, miliciens et habitants lorrains qui auront contribué à la défense de la place, seront •Bvoyés aux galères, s'ils ne ae rachètent cent écus chacun. »