‹ Histoire de la civilisation françaiseChapitre 31 sur 135 · I. Organisation nouvelle de l'armée · texte numérisé non relu

I. Organisation nouvelle de l'armée

L'armée avant Louis XI¥. — L'armée que Henri IV et Louis XUI avaient léguée à Louis XIV méritait à peine le nom d*armée permanente; elle était à peine une armée nationale^ elle était à peine une armée royale^ elle était à peine une armée régulière.

Elle n'était permanente qu'en partie. Quand éclatait une guerre, le rot de France détivrait à des capitaines des commissions pour lever des compagnies ; à la paix, toutes les troupes étaient licenciées, h l'exception d'un certain nom* bre de corps, comme la maison militaire du roi, la gendarmerie et quelques régiments ^ Aussi la Maison et la gendarmerie étaient-elles portées, au budget, sur l'ordinaire des guerres, tandis que tout le reste de l'armée a continué, jusqu'en 1789, à être porté sur V extraordinaire.

L'armée n'était qu'en partie nationale : les étrangers en formaient une notable partie.

L'armée n'était qu'en partie royale. Les compagnies qu'avaient levées les capitaines devenaient leur propriété; le roi se contentait d'allouer à ceux-ci une certaine somme

1. Henri IV, à la paix d© 1598, n'avait conservé que cinq régimeate d'iaianterid (gardas^fraoçaises, Picardie, Piémont, Ghampa^e, Navarre) et pas un régiment de cavalerie, sauf les 150 chevaux de sa maison. A la paix des Pyrénées (1659), il y eut encore an vaste licenciement, mais, en outre da« régiments d'infanterie, on en conserva quatre de cavalerie, la permimeacâ pour les corps d'infanterie a dono précédé de soixante et on ans celle dut eorps de cavalerie

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