n 7 ayait, dans ces écoUa, 700 ou SOO él^vâs rotorlexs
ments. Puis il la rétablit comme École militaire supérieure. L'esprit d'orgueil nobiliaire qui y régnait la fit supprimer en 1793 par la Convention.
Progrès, de rinfanterie. — Au commencement da iviiie siècle, les régiments d'infanterie étaient d'effectifs fort inégaux, tantôt à un, tantôt à deux, tantôt à quatre bataillons. Saint-Germain mit tous les régiments d'infanterie à deux bataillons. 11 assimila complètement, pour la solde, l'effectif et la hiérarchie, les troupes françaises et les troupes étrangères (à l'exception des Suisses).
A partir de 1716, le gouvernement commence à surveiller la fabrication des ^sils, jusqu'alors abandonnée sans contrôle à rindustrie privée. En 1733, il impose un calibre uniforme pour le fusil, la carabine, le mousqueton de cavalerie. En 1758, il se met à les fabriquer lui-même dans ses manufactures de Charleville, Maubeuge et Saint- Etienne. Le premier fusil régulier date de 1754 ; le fusil du modèle de 1777 lui est très supérieur; c'est avec lui qu'on a fait les guerres de la Révolution et de l'Empire. Frédéric II nous apprend à remplacer la baguette en bois par la baguette en fer. Sous son influence et celle du maréchal de Saxe, s'introduit le pas emboîté et cadencé, le maniement des armes décomposé en douze iempSy les mouvements réglés par les sonneries. L'uniforme subit alors une transformation : il cesse d'être flottant et large, pour que rien ne puisse gêner le maniement rapide de l'arme.
En 1742, un simple palefrenier ou garde-chasse, nommé Fischer, avait organisé un corps franc qui était un corps mixte, composé à la fois de fantassins et de cavaliers, qu'on appela les chasseurs de Fischer. C'est l'origine des compagnies de chasseurs à pied, créées pendant la guerre de sept ans, supprimées à la paix, rétablies par Saint-Germain. L'infanterie légère commence.
Prog^rës de la cavalerie. — La cavalerie proprement dite, ou grosse cavalerie, fut réduite, par Saint-Germain, de.trente régiments à vingt-trois : tous les régiments furent mis à cinq escadrons. Au contraire, il porta de dix-sept à vingt-quatre le nombre des régiments de dragons. Sous Louvois, il n'y avait qu'un régiment de hussards : il y en a quatre en 1775, six en 1789. Fischer avait aussi donné
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Pidée des chasseurs à cheval : en 1779, il y en eut six régiments; en 1789, douze. En 1746, avait paru un régiment de hulanSy recruté de Croates, Turcs, Polonais, etc., et armé de la lance; il disparut bientôt. L'ancien régime n'eut pas de lanciers *.
Progrès de l'artillerie et du génie. — Le Royal-Artillerie figurait toujours dans la liste des régiments d'infanterie. En 1755, d'Argenson y réunit les compagnies de mineurs et d'ouvriers du génie, et forma le Corps royal ^artillerie et du génie. En 1758, Tartillerie et le génie forment deux corps distincts. En i765, de la masse incohérente du Corps royal d'artillerie, gribeauval dégagea sept régiments *. Puis, comme Tefifectif de ces troupes, qui était au plus de 6 000 hommes, ne répondait plus aux nécessités de la guerre moderne, Gribeauval, vers 1777, l'augmenta en recrutant dans les milices douze régiments d'artillerie nouveaux.
En 4748, d'Argenson avait fondé à Mézières une école de génie, qui, d'abord, fournissait à la fois des ingénieurs civils et des ingénieurs militaires. Jusqu'à la fin de l'ancien régime, les officiers du génie restèrent des officiers sans troupes.
Notre plus célèbre ingénieur militaire du iviii® siècle fut ][^ouis de gorhontain6NE, qui fut maréchal de camp en 1745 : il supprima les lignes courbes dans le tracé des places et construisit les forts de Metz.
L'artillerie que Louvois avait léguée à ses successeurs était lourde et encombrante. Lés calibres étaient trop multipliés, et Ton ne distinguait pas entre pièces de campagne, pièces de position et pièces de siège. Ou plutôt il n'y avait pas d'artillerie de campagne : on n'admettait l'effica-
1. A la yeille de la Révolution, la cavalerie proprement dite comprenait 25 régiments, dont Tancien Royal-Carabiniers, devenu les Carabiniers de Monsieur (1758) et toujours divisé en cinq brigades. Un seul régiment était cuirassé, les Cuirassiers du roi. Il y avait 18 régiments de dragons, 6 de hussards, 12 de chasseurs.
L'infanterie de ligne comprenait 87 régiments, y compris les étrangers; 7 régiments de chasseurs, tantôt réunis en corps mixtes aux chasseurs à cheval, tantôt séparés; 7 régiments coloniaux, ceux de Pondichéry, Ile Bourbon, Ile de France, Martinique, Guadeloupe, le Cap, Port-au-Prince.
?. Ceux de la Fère, Metx, Strasbourg, Grenoble, Besançon, Auxonne, Tool.
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cité de rartillerie que pour les sièges. Les canons étaient péniblement, lentement amenés sur le champ de bataille, non par les soldats, mais par des charretiers civils, par des paysans, qui s^empressaient de dételer leurs bétes dès que> sifflaient les balles. C'était aux canonniers, attelés à la bricole, de traîner eux-mêmes leurs pièces jusqu'à la position qu'on avait choisie : là, elles ne bougeaient plus^ quelles que fussent les vicissitudes du combat. A Fontenoy, on ne songea qu'au dernier moment à employer Fartillerie contre la colonne anglaise, et encore on n'utilisa que quatre petits canons. A Rosbach, les Français n'en avaient pas, comptant sur ceux de leurs alliés d'Allemagne.
Une première réforme fut accomplie par valiére, le même qui fonda, en 1720, les six écoles d'artillerie *. L'Ordonnance de 1732 établit* runifofmité des calibres : il y eut quatre types de canon, deux de mortiers, un de pierrier, un d'obusier. Ces pièces n'avaient ni visière, ni bùuion de pointagBy car on se contentait de tirer de but en blanc, à une distance d'environ deux cents toises : au delà, on considérait que c'était inutile. Le boulet, très mal calibré, n'allait pas très loin. Les pièces étaient fondues avec un noyau d'argile, pour former l'dme, et la fonte était peu régulière. Elles étaient très longues, encore alourdies par des moulures représentant des figures ou les armoiries du roi» La façon dont elles étaient montées les rendait encore moins mobiles; car roues, alTiits, caissons étaient surchargés de errures énormes avec de gros clous.
Il s'était formé, parmi les gens du métier, un parti de conservateurs, le parti rouge, et un parti de progressistes, le parti bleu. Les premiers tenaient pour les pièces longues, lourdes et pesantes, prétendant que les pièces plus légères n'auraient ni solidité, ni justesse. Us ne faisaient aucune distinction entre le canon de siège et le canon de campagne, protestaient contre l'emploi d'une artillerie nombreuse. Les seconds condamnaient les pièces lourdes, qui défonçaient les routes, s'embourbaient dans les fossés, entravaient les mouvements, devaient rester immobiles dans les positions ; ils disaient que le canon devait pouvoir