‹ Histoire de la civilisation françaiseChapitre 68 sur 135 · LA PEINTURE AU XYU« SIÈCLE · texte numérisé non relu

LA PEINTURE AU XYU« SIÈCLE

ni. La peinture au XVII» siècle.

Gondltloiis de la peinture en France an XVII« islède.

— La Renaissance avait été, en France, plus brillante pour l'architecture et même pour la sculpture que pour la peinture. De cette époque, nous ne pouvons citer qu'un petit nombre de peintres : les Clouet, Jean Cousin, Gourmont, Ambroise Dubois, Martin Fréminet, les Du Monstier, Jacob et Marguerite Bunel, Toussaint Dubreuil, Roger de Rogery, et ils n'ont laissé qu'un très petit nombre d'œuvres *. Nous avions encore beaucoup à apprendre des Italiens et des Flamands.

Nous avions quelques peintres, mais il n'y avait pas d'école française. Aussi est-ce en Italie que la première génération de nos artistes du xvn« siècle alla se former *. Le Sueur est peut-être le seul grand peintre qui n'ait pas quitté la France. De ces illustres voyageurs, les uns s'appliquaient plutôt à imiter le sévère dessin de l'école romaine; les autres s'arrêtaient dans les cités vénitiennes et cherchaient à surpendre aux toiles du Titien ert de Paul Véro- *nèse le secret de leur admirable coloris et la science des vastes compositions. De là, des nuances dans notre école française. Mais tous demandaient au ciel pur, aux types vivants et aux magnifiques antiquités de l'Italie, le sentiment de la beauté classique. Ils trouvaient d'ailleurs dans la péninsule un accueil hospitalier : à l'époque où nos rois n'étaient pas assez riches pour faire vivre nos artistes, que de travaux leur furent commandés par les papes, les cardinaux, les souverains et les grands seigneurs d'Italie ! La fondation de l'Académie de Rome par Colbert devait assurer pour des siècles cette éducation du génie français par le génie antique et le génie italien.

En France, nos artistes peintres étcdent organisés en

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