‹ Histoire de la civilisation hellénique [microform]Chapitre 111 sur 179 · FRONTIÈRES DE L'EMPIRE · texte numérisé non relu

FRONTIÈRES DE L'EMPIRE

fesseurs grecs distingués lui avaient appris bien des choses ignorées des Latins. Il faut conclure de là ou que les écoles n'ont pas été supprimées sous Justinien, ou qu'elles ont été rétablies plus tard. Dans l'un et l'autre cas, il reste toujours acquis que l'instruction publique ne cessa pas d'être cultivée à Athènes au moyen âge.

C'est ainsi que se réforma et que se reconstitua l'hellénisme sous la dynastie macédonienne. Cette dynastie enleva aux Arabes, qu'elle abattit pour toujours, les îles de Crète et de Chypre, la Cilicie et quelques districts de la Syrie. Elle vainquit complètement les Bulgares et les Slaves, transforma en provinces grecques la Bulgarie etrillyrie hellénique, réprima les révoltes des colonies slavo-bulgares de la Thrace, de la Macédoine et des contrées grecques les plus méridionales. Elle activa en outre les progrès de l'hellénisme dans ces dernières provinces et dans les pays enlevés aux Arabes ; elle entreprit de même de s'assimiler les Slavo-Bulgares cis-danubiens et ceux des bords de l'Adriatique.

Voici quelles étaient les frontières de l'empire à cette époque : en Asie il s'étendait au nord jusqu'à l'Acampsis, qui se jette dans le Pont-Euxin, et jusqu'à Archéopolis de la Lazique; à l'est, jusqu'à la grande Arménie; au sud, jusqu'aux districts les plus septentrionaux de la Mésopotamie, de l'Osrhoène et de TEuphratésie. En Europe sa frontière septentrionale était formée par le Danube, depuis son embouchure jusqu'à Viddin. De ce point elle se dirigeait vers le sud-ouest , comprenait

Nisch, Scoupi et aboutissait à Lissos, sur les côtes de

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TAdrialique ; mais, au nord même de Lissos, Tempirc possédait sur la côte une étroite bande de terre portant le nom de thème de Dalmatie. L'Asie Mineure pouvait, ainsi que noiis Tavons déjà indiqué, être nommée la Grande-Grèce de cet empire. La vaste péninsule et les îles adjacentes contenaient plusieurs villes florissantes, des forteresses solides, une population compacte et belliqueuse qui avait conservé plus que toute autre la pureté de la civilisation chrétienne. Dans sa partie la plus occidentale il y avait un grand nombre de villes de commerce de premier ordre, Laodicée, Antioche,Mamistra, Adana, Tarse, Attalie, Slrobile, Chio, Théologos, Phocée ; leur importance est prou\ée par les efl'orls que firent les Vénitiens, au onzième siècle, pour obtenir Tautorisation d'y fonder des comptoirs. C'est dans l'Asie Mineure que les monarques de Constantinople recrutaient la majeure partie de leurs plus braves légions. Là habitaient les nombreux émigrés d'Arménie, les Cappadocicns, les Galates, les Lycaonicns, les Ciliciens, les Isauriens, qui, depuis longtemps habitués à soutenir les intérêts de Tempire, ne cessèrent de prodiguer pour lui leur sang sur tous les champs de bataille d'Europe et d'Asie.

Nous ne saurions fixer le chiffre de la population de la péninsule à cette époque ; il y a cependant quelques indices, si imparfaits qu'ils soient, qui prouvent combien elle était compacte. Au commencement du dixième siècle, dan.s une expédition contre Candie, encore occupée parles Arabes» le Ihèini! de8 Cibyrréotes, comprenant rancienûO Curie, U Lycie, h Pamphvlie et une partie de la Phrygic,

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