‹ Histoire de la civilisation hellénique [microform]Chapitre 23 sur 179 · EXPÉDITION D'ALEXANDRE. — NOUVELLES MIGRATIONS · texte numérisé non relu

EXPÉDITION D'ALEXANDRE. — NOUVELLES MIGRATIONS

au généralissime se distinguèrent dans plusieurs rencontres et surtout à la grande bataille d'Arbelles. La cavalerie hellénique, composée de Locriens, de Phocidiens, de Phthiotes, de Maliens et de Péloponnésiens, avait pris position à gauche; la cavalerie thessalienne, commandée par le général Philippe, était à droite de la phalange. D'autres cavaliers grecs, sous Ménidas et Andromachos, furent placés à l'avant-garde, où ils eurent même l'honneur de commencer la bataille. Plusieurs tombèrent, mais ces troupes finirent par rompre les premiers rangs de l'ennemi. Cependant dans cette bataille, où toute l'armée d'Alexandre se composait de quarante mille fantassins et de sept mille chevaux, le nombre des Hellènes, qui ne sont cités que comme cavaliers, ne pouvait être bien élevé. Mais à mesure que l'expédition avançait, le conquérant recevait de Grèce de nouveaux renforts : au jour de sa mort, on trouva dans les seules garnisons des satrapies les plus éloignées vers le nord -est vingt mille fantassins et trois mille cavaliers hellènes. N'oublions pas qu'il y avait, sans nul doute, des soldats grecs dans les autres provinces et qu'une guerre de dix ans en avait fait périr

un grand nombre.

Sous les successeurs d'Alexandre, la principale force, et, dans quelques États, l'armée entière était composée de Macédoniens et d'Hellènes. A la bataille de Raphia, livrée en 217 par le roi d'Egypte Ptolémée Philopator au roi de Syrie Antiochus le Grand, le premier commandait soixante-dix mille fantassins et six mille cava-

liers, le second soixante-deux mille fantassins et six mille cavaliers. Une moitié de l'armée d'Antiochus était composée d'indigènes, l'autre de Macédoniens et d'Hellènes ; parmi ces derniers étaient les vingt mille guerriers de la phalange royale, cinq mille mercenaires venus de Grèce, quinze cents Cretois et mille Néo-Crétois. On n'a pas les mêmes renseignements sur les troupes de Ptolémée, mais il ressort de la relation que nous a laissée Polybe que la plupart étaient des Macédoniens, ou plus probablement des Hellènes. En effet, l'invasion gauloise qui eut lieu au troisième siècle avant Jésus-Christ, avait fort amoindri la population de la Macédoine. Plus tard ses rois se trouvèrent tellement mêlés à des guerres continuelles, qu'il nous semble impossible que les princes de l'Orient aient pu y faire de gr^Tndes levées. Au deuxième siècle le général Dorylaos, l'ami de Mithridate^ Evergète, vint recruter des troupes en Grèce, en Thrace et en Crète, non en Macédoine. Les guerres et les désastres qui les suivaient ne manquaient certes pas en Grèce; mais il était plus aisé d'engager des mercenaires dans les Etats démocratiques que dans la monarchie macédonienne. Il est donc fort probable que les soixante ou soixante-dix mille hommes, qui se trouvaient dans les deux armées précitées et qui n'étaient pas indigènes de l'Orient, avaient été tirés des pays purement grecs. Enfin des douze généraux d'Anliochus VIII, Nicarchos et Théodote l'Hémiolien, généraux de la phalange, Théodote l'Étolien, Ménédème d'Alabanda, Hippolochos le Théssalien,Évrylochos, Zelys de Gortyne

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