‹ Histoire de la civilisation hellénique [microform]Chapitre 31 sur 179 · ARMÉNIE. ROIS DES PARTHES · texte numérisé non relu

ARMÉNIE. ROIS DES PARTHES

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o^uerres contreles Perses. Un autre général de Cappadoce, Callistos, s'y distingua également. D'ailleurs le voyageur Pausanias, Basile le Grand, Grégoire deNazianze, Apollonius de Tyane, Eùsèbe de Césarée, pour nous borner aux plus illustres Hellènes de ce pays, n'étaient-ils pas Cappadociens ? Les souverains et les plus illustres personnages de la Galatie adoptèrent dès le deuxième siècle avant Jésus-Christ la religion, la civilisation et la langue répandues en Asie par les successeurs d'Alexandre. Citerons-nous ici le seul souverain qui fût d'origine grecque, Philétaire, l'ancien trésorier de Lysimaque, le fondateur de l'État de Pergame? Ses successeurs, les Eumènes et les Attales, firent de ce pays, comme on disait, une nouvelle Grèce, Les autres contrées de l'Asie Mineure, qui se trouvaient tantôt sous la domination des Lagides, tantôt sous celle des Séleucides, se couvrirent aussi d'un grand nombre de villes nouvelles et subirent plus ou moins leur influence.

11 en fut de même jusqu'à un certain point dans les contrées plus orientales encore de l'Asie. Plusieurs artistes, parmi lesquels Callimaque, célèbre pour sa science «t son habileté dans les arts, se trouvaient, dit-on, à la cour des rois d'Arménie, qui recevaient une éducation grecque. L'un d'eux, Artavasde, composait, paraît-il, des tragédies, faisait des discours et écrivait des histoires en grec. Les rois des Parthes eux-mêmes, appelés Arsaicides du chef de leur dynastie, n^ demeurèrent pas tout ta fait insensibles aux enchantements de la Muse européenne. On racontait dans l'antiquité que les Perse$,

les Susiens et les Gédrosiens, dont les pays étaient soumis à Tempire des Parthes, avaient vu jouer les tragédies d'Euripide et de Sophocle. Si de ces contrées éloignées de l'Orient nous passons au midi, nous trouvons au milieu des déserts de l'Arabie des architectes grecs embellissant Palmyre de temples et de monuments splendides. Au troisième siècle de notre ère, la reine Zénobie portait tantôt le costume hellénique, tantôt le costume oriental, parlait à sa cour les deux langues, faisait de Longin son conseiller et son ministre. Cet homme illustre prouva par sa mort, digne d'un Socrate, que son courage était à la hauteur des belles spéculations qu'il nous a transmises dans son Traité du sublime. Palmyre fut ruinée au troisième siècle. A la même époque commence aussi à s'affaiblir l'hellénisme des régions centrales de TAsie ; il n'avait pénétré qu'à la surface, et il disparut facilement au milieu des changements qu'amena la seconde monarchie persane, ennemie déclarée de l'hellénisme. Mais il se maintint longtemps en Egypte et en Syrie, où il prospéra jusqu'au septième siècle après Jésus-Christ. Les idiomes locaux s'étaient sans doute conservés dans les campagnes : pourtant la langue grecque y était dominante; car les Athanase, les Cyrille, les Théophile, les Chrysostome, les Arius, les Eutychès et d'autres prédicateurs moins renommés prêchaient en grec, touchaient les foules, les entraînaient et les convertissaient. Dans l'administration, dans la littérature, dans toutes les relations de la société, on ne parlait, on n'apprenait que cette langue. Elle prévalut

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