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CHAPITRE III

Constantinople, capitale grecque de l'Empire d'Orient. — L'Empire hellénisé. — Réaction sous Justinien. — Insuccès de l'œuvre de Justinien. — L'empire s'hellénise de plus en plus. — Il est envahi au nord, mutilé au sud. — Dalmatie. — Nouvelle-Épire. — Mœsie. — Conquête de l'Egypte par les Arabes. — Conquête de la Syrie par les Arabes. — Slaves. — Bulgares.

— Causes de faiblesse. Hérésies. — Leur condamnation définitive. — Influence désastreuse des barbares. — Aspect moral de l'Empire. — Jeux de l'hippodrome. — Vie religieuse. — Altération du christianisme primitif.

— Vitalité du christianisme. — Prières sublimes. — Littérature. Histoire. — L'Église, lieu de réunion. — La vie monacale. — La société absorbée par la religion. — Caractère religieux de l'État. Fêtes politicoreligieuses. — Conclusion.

Lorsque Alexandre de Macédoine entreprit son expédition contre l'Asie, il avait conscience d'agir en qualité de roi des Hellènes. A Corinthe il fut nommé généralissime de la Grèce. Sur le butin fait à la bataille du Granique, il fit graver une inscription bien caractéristique: « Alexandre et les Hellènes contre les barbares qui habitent l'Asie ; » et il envoya ce trophée à Athènes. Actes et paroles, tout prouvait chez lui qu'il agissait au nom de l'hellénisme et qu'il en était le représentant armé. Constantin le Grand n'eut jamais cette pensée. Sans doute par son origine il se rapprochait beaucoup plus de l'Orient que de l'Occident ; il était né selon les uns à Tarse ou à Drépane, selon d'autres à Nisch en Mœsie. Il abhorrait l'ancienne Rome, la Rome païenne, que ses traditions et son passé rendaient hostile au christianisme. H créa une

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