CHAPITRE IV
Décadence morale et politique. — Véritable caractère de la Réforme. — Elle est réclamée par 1 élite de la société. — L'Asie, point de départ de la Réforme. — Conduite de la monarchie. — Abolition des images ; querelles avec les papes. — Il n'y a pas eu de persécution en orient. — Appréciation du décret de Léon IIL — Réformes politiques et sociales.
— Nouveau code civil. — Constantin V; son surnom de Copronyme. — Partie religieuse de la Réforme. — Grand concile des iconomaques. — Exécution des décrets du concile. — Suppression de plusieurs couvents.
— Provinces européennes. — Irène. — Commencement de la réaction.
— Tarase. — Septième concile œcuménique. — Lutte entre les modérés et les réactionnaires. — Triomphe des modérés. — Nicéphore ; ses réformes ; sa mort. — Léon V ; il revient aux réformes radicales. — Dernières luttes ; chute de la Réforme. — Conclusion.
Le moyen âge hellénique ne fut d'abord, comme celui du reste de l'Europe, qu'un mélange confus de l'ancien monde et des races barbares qui étaient venues s'abattre sur l'empire romain. Seulement, dans ce chaos, l'élément qui représentait la civilisation antique prévalut en orient; en occident, ce fut l'élément barbare qui prit une place prépondérante dans la formation de la nouvelle société. Ce fait est d'autant plus remarquable que, jusqu'au huitième siècle, l'hellénisme subit des altérations religieuses, politiques et sociales qui semblaient annoncer sa chute. La pureté de la foi chrétienne fut principalement en danger. La conception de l'Etre suprême s'eflaçait de plus en plus ; dans l'esprit de la foule Dieu faisait place aux saints. Leurs reli-