I. 9. 17. (a»«) Ptolem. p
(««^) Sehol. Hom. Od. M. 39.
quente que lorsqu'elle fit ëohapper Pallène au supplite qu'elle avoit mérité , seulement parceque l'amour seul fut la cause du crime qu'elle avoit commis (^^°). Parmi ces traditions on en trouve rarement où la déesse de l'amour se montre véritablement humaine et compatissante , par exemple dans celle du malheureux Sélemnus , qu'elle changea d'abord en fleuve pour le consoler de l'infidélité de la Nymphe qu'il aimoit , et auquel elle donna ensuite le pouvoir d'oublier la perfide qu'il ne cessoit d'aimer malgré son infidélité (**').
Conclusion. Je crbis que ce que nous venons de dire à l'égard de la troisième classe des divinités grecques paroitra suffisant pour le but de cet ouvrage. Il n'est cer* tainement pas nécessaire de donner un système complet de mythologie et de parler de toutes les divinités d'un rang inférieur et dont le pouvoir et l'influence sur le sort de l'homme étoient de peu d'importance ou mentionnés rarement par les auteurs. Nous n'avons donné- cette esquisse que parcequll nous a paru impossible de bien juger des. opinions des Grecs sur les rapports entre les dieux et les hommes , sans avoir quelque connoissance de la nature et des attributs de chaque divinité de quelque importance , tandis que ces êtres dont la sphère d'activité est plus générale et se rapporte plus directement , soit à l'administration des afiaires humaines , soit au maintien de l'ordre parmi les mortels et à la distribution de récompenses et de peines , trouveront une place convenable dans les chapitres où nous traiterons de ces matières. Nous passons aussi sous silence tous les personnages qui , bien que différents des hommes , ne peuvent cependant être rangés parmi les dieux , comme les Gorgones , les Grées , les Sirènes , les Scylla etc. Leur influence sur le sort des
(**°) Con. 10. cf. Parthen, 6.
(^*')Paus.VIL23.2,
iKNomes est si différente êe celle qa*exerçoieiit les divinités , Ift manière dont les morteb les envisageoient diffère si évidemment du culte et du respect qu'ils tëmoignoient aux habitants de TOlympe , qu'il doit suffire d'en faire mention quand le plan de notre' ouvrage Texige, sans nous donner la peine de traiter de tous séparément. H ue Bons reste qu'à dire quelques mots des hommes qui après kor mort ont été élevés au rang et à la dignité des dieux.