‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 100 sur 182 · XIV · texte numérisé non relu

XIV

tua l'invitation bu Î /année 1668, les Prêtres de Saint-Sulpice commenaoi, Lrs pHêTKEs DE c^^g^^ j^y^ côté, à élever des entants sauva^es , de

SAINT- Wn.PICF, KLK- ' .

vBHT DE* cAitço.Ns l'agrément de M. de Laval, & Colbert, ayant appris le msvMXê. début de leurs travaux, écri\ait à M. de Courcelles :

« M. Talon a ordre du Roi de lémoigaer à M. rÉvèque m de Pétrée & à t*abbé de Queylus qu'ils ne peuvent rien « faire qui soit plus agréable à Sa Majefté que de conti*

vêtir & une I-'ûnne rîumône potir .li-'er les nourrir. Elle r.v.:nt l'i" (?) Lettre» de Marie ^''''^ ""^ fondation à cct ctlcii mais, la mon l'ayant surprise

de 1 incarnation, Ici- auparavant, no« filles sont demeurées sans appuis Car à pr&ent il n'y tre 79% 2 1 Mpt. 1668, deux honnêtes Dames de France qui nous envoient chaque

p. 630, 63 1. année cinquante livres pour le Séminaire (3).

ÉDUCATION DES ENFANTS SAUVAGES. 1668. 2jl

a nucr à travailler, comme ils ont commencé, à Piiiflruc-

K tien des enfants sauvages & à les civiliser, pour les

« rendre capables de se joindre aux Français, sous l'obéis*

« sance dé ceux qui ont i^autorité légitime du Roi (i). » (>) Reguire des or-

Le même jour, Colbert écrivait à M. de Queylus lui- J^pJj^ijJJi^

même : « ôa Majeflé a fort approuvé la résolution que 1669, ts mai, faik»

« vous avez prise 8: exécutée, de nourrir- de jeunes sau- M'*

« vagcs pour les élever dans les maximes de notre rcli-

« gion & de la vie civile des Français , afin de ne compo-

« ser des uns 81 des autres qu'un peuple, s'il ell possible.

« Je sais il ne iauL pas moins de zèle, d'application isc

« de piété que vous en avez pour réussir dans une sem-

« blable entreprise; mais dans Teftime que nous faisons

« ici de toutes les rares qualités qui sont en vous, nous

« avons lieu d'en espérer beaucoup de satisfaction. Vous

« m'obligerez sensiblement de me faire savoir ce qui se

« passe dans l'étendue de cette colonie (2). « Ces enfants '2) Rcpiflrc des or.

furent reçus d'abord au- Séminaire de Villemarie, où on "^[f 'î.*".*'

». ... . i6(mi, lettre à M. de

leur apprenait a parler Irançais, à lire 8< a écrire. Pour Qp^iu», fol. 14). exciter l'émulation parmi eux, M. DoUier, le 8 juillet 1669, donna à deux d'entre eux des prix, qu'il crut être les plus propres à les faire persévérer dans ce nouveau genre de vie, quelque pénible qu'il pût paraître à leur naturel indépendant & si amateur de la vie des bois. Ce fut une somme de cinq cents livres qu'il donna à un petit garçon nommé Jacques Akikamega, âgé de treize ans, & une pareille somme à une petite fiUe, Louise Resikouki, âgé de douze ans, de la nation Algonquine; à condition que l'un 8c l'autre demeureraient à la maison du Séminaire, où ils seraient nourris 8c entretenus gratuitement, jusqu'à ce qu'ils fassent en état de régir leurs biens, c'cfî- à-dire, âgés de dix-huit ans. il lut llipuie que i ua uu 1 autre quit^t ia foi chrétienne ou simplement la vie Française, les cinq cents livres qui lui étaient données tourneraient au profit de quelque autre enfant sauvage que le Séminaire aurait choisi. Cette somme devait être représentée en marchandises qu'on enverrait de France, le printemps sui-

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