‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 102 sur 182 · ÉDUCATION 1»ES ENFANTS SAUVAGES · texte numérisé non relu

ÉDUCATION 1»ES ENFANTS SAUVAGES

« promis, sans que je vous fasse aucune excitation. Ainsi , (0 Archives de h

• I • I • 1 • marine. RcbiUîc des

« je me contenterai de vous assurer que je lui rendrai un dépêche» de Coibcn, « compte très^exad de tout ce que vous ferez dans cette concemiiit la Inde*! « vue (ij. » / j »

xvt.

M. Talon annonçait à Colbert, comme t^i \ icnt de le '«^•*«»*«» «"•* voir, que M. de Queylus se proposait de retirer les enfants i* co^oRÉ-iATio?». sauvages tombés en captivité chez les Iroquois. C'efï que, cATHEwnBWiicmT*!.. M. de Courcellcs s'étant montré irrité contre ces derniers, ils amenèrent à Villcmarie, pour le calmer, des prisonniers qu'ils avaient faits aux Pouteotamis, sauvages de la langue Algonquine; & les Ecclésiaftiques de Saint Sulpice obtinrent, entre autres, deux filles sauvage^s, qu'ils donnèrent aux Sœurs de la Congrégation, pour les élever. On les baptisa Tune & Tautre, & on leur attribua les fonds que Madame la princesse de Conti ft quelques autres dames avaient donnés. La plus jeune des deux fut cependant enlevée par sa mère, quoiqu'elle l'eût donnée conjointement avec les Iroquois; mais, une Sœur de la Coni,'réi,'ation ayant couru après elle pour la ravoir, lenfant quitta d'elle-même sa mère, qui la tenait dans ses bras, alla se jeter entre les mains de la Sœur de la Congrégation, comme dans celles de sa véritable mère (2). L'une de (2)Hîfloii«dq Mont, ces filles, nommée Marie-Magdeleinc-Cathcrine Nachital, ^» ^ ^ ayant été inflruite, se trouva en état d'être mariée; &, pour entrer dans les vues du Roi, on lui fit épouser un Français, Pierre Hogue, né à Belle -Fontaine, près d'Amiens. Le contrat de mariage fut passé le 14 novembre 1672, à la Congréi;ati()n, où la fille demeurait encore, 8c signé par les deux époux (3). Outre la somme qui revenait (3) Orcik-iic Viiicà Marie Nachital, du fonds accordé par Madame la prin- " cesse de Conti, M. Dollier de Casson, pour favoriser ce mariage, donna en meubles & en ulknsiles de mcuagc la somme de cent cinquante livres, & M. Zacharie Du Puy, major de Montréal, une génisse au jour de Pâques suivant, & de la volaille (4). Mais en pèrmettant ainsi à des (4) tM. Français d'épouser des filles sauvages, c*était, comme le

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276 Ul« PARTIE. LOUIS XIV.

prescrivait M. de La\ al, à la condition expresse que.les (Oitegtftretàcl'iir' ^P*^^ seraient domiciliés parmi les colons, & non errants

chevLkhé de QMébec, dans les bois; qu'ils élèveraient leurs enfants selon les p- 77- mœurs Françaises^ & leur apprendraient notre langue (1).

MAI11K-THÉM8E ADOp- M, de Coiirccile , qui n'avait pas moins à cœur la civilisation des enfants sauvages, voulut luurnir aux Irais d*éducation d'une petite Iroquoise, qu'il plaça, comme pensionnaire, à la Congrégation. Cette enfant, née en 1666 ou 1 667, s'appelait Gannensagouas, à son baptême, on la nomma Marie •Thérèse (*), des noms de la Reine de î) Gretic Je N itK - Francc (2). Par contrat du 29 oâobre 1672, & par d'autres îStedeMMÏL.'"'' contrats antérieurs, M. de Courcelles avait remis, en faveur de cette petite Iroquoise, diverses sommes à M. Dollier, à qui il écrivaitle 23 novembre suivant : « Voici « un mémoire de ce qui a été fourni pour Marie-Thérèse : « il se monte à mille livres; veillez à ce que ce tonds * soit en sûreté, & qu'on le fasse valoir autant qu'on

(3) Grefle de Ville. « pourra (3). » Dans ce dessein, M. Dollier remit la rcÔurcdksauachl somme à la Sœur Bourgeoys, qui, du consentement de à rea» pfifiédent. celuï-là, remploya à acheter une terre défrichée en partie,

où se trouvait une grange en bois, avec diverses dépendances; le tout pour la somme de mille cinquante livres

(4) i^jf-t «« tournois ''4'. Par ses soins intelligents, la Sœur fit valoir 1671. AOedeBesset, r i ■ h i- 1 m j

17 juillet iGqo, %% '^^ r*^^'^ i(Mids, car les mille livres données par Ai. de

juin 1705. CourceileSj qui en 1672 s élevaienl à mille cinquante li% res

tournois, formèrent, neul ans après, un capital de trois

(*) Sur le regiftre des baptêmes de la Mission de !■ M<intagne de Montréal, il c(l marque qu'une Mam^TtMÎrtae» nommée Gannensa-

gouas, fvit baptisée le juin 1 (iS t : mais comnu' i ollr *)in fut adoplcc par M. deCourcclks avait dcjj, le i5 mars de la nicnic année, terminé son année de probation pour être dans la Congré^tion de Notre- Dame, on doit les diltinguer l'une de l'autre. Ce que nous avons dit dans la Vie de la Sœur Bourgeoys, tome 1", p. nji, que le grandpôre de cette dernière l'avait amenée de Sonnontooan à la Montagne, en n i ;, el! Jonc inex.ivf & fondé sur la confusion que nous avons laite de l'une avec l'autre.

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