‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 115 sur 182 · POSSESSION OB LA · texte numérisé non relu

POSSESSION OB LA

BAuc D'Himoir nr

PRISE DE POSSESSION DE LA BAIb D'HUDSON. 1673. ' 3tl

« avec des hommes^ & tout ce qui était nécessaire à la « navigation. Avec ces avantages, il se met en mer; & au i lieu de prendre la route que les autres avaient coutume « de suivre, & où ils avaient travaillé en vain : il alla à « contre-vent, 8: chercha si bien qu'il découvrit la grande • baie du Nord. 11 prit possession de ce grand pays, pour ■ « le Roi d' Angleterre; & y ayant trouvé un grand peuple, « il cli revenu avec son navire ou ses navires, chargés de

0 pelleteries, pour des sommes immenses. A son retour « en Anj^ilclcnc, li a reçu vingt aniie ccus de récompense a du Roi, qui Ta foit chevalier de la Jarretière; & Ton a (o uttretdeMwie « fait une gazette pour louer cet aventurier Français. Sa

1 femme & ses enfants sont encore ici (i). » i^Hii^

Le bruit de cette prise de possession parvînt bientôt « talohfaitp>ctd«e en Canada, u Des sauvages Kiliftinous, dit à ce sujet le « P. Le Mercier, dans la Relation de \(>()'], qui ont leur 167*. « demeure plus ordinaire sur les côtes de la mer du Nord, « m'ont rapporté qu'ils ont eu connaissance d'un navire; & « un vieillard me dit qu'il Tavait vu lui-même, comme aussi « une maison conftruite sur la terre ferme, par des Eurof péens, avec des planches & des pièces de bois; & que « ces hommes tenaient entre les mains des livres sem^ « blables à celui quil me voyait à moi-même en me faii sant ce récit (2). » M. Talon, ayant appris que des (2)Reiafiaad«i667, Européens faisaient le commerce, dans cette mer, avec les ^' sauvages, y envoya en 1671 M. de Saint-Simon & un autre Français, avec le P. Alhanel, .Tésuitc, qui partirent de Tadoussac, bien fournis par l'Intendant de tout ce qui était nécessaire au succès de leur voyage. Après avoir navigue sur le Saguené, en chaloupe, ils se mirent ensuite en canot, conduits par six sauvages (3). Les neuf voya- 3) Relation de 1674, geurs hivernèrent en chemin (4), & repartirent te i" de ^ ^\ juin 1672, pour continuer leur route, au nombre de dix- ' -«p- 4 • neuf personnes, dont seize sauvages & les trois Français dans trois canots (5). Le vingt-huit du même mois, ils (S)/i/rf^p.47. rencontrèrent, dans un petit ruisseau, un heu avec ses

m* PAltTIE. LOUIS XIV.

agrès, de dix ou douze tonneaux, qui portait le pavillon Anglais & la voile latine^êi entrèrent ensuite dans une maison déserte. Enfin ils aperçurent cette mer qu'ils avaient

(i)RciathMid«i67». tant recherchée, ainsi que la fameuse baie d'Hudson (i), P- ^ le neuvième jour de juillet 1672, y arborèrent les armes

(s)/*ttf.,p. 53, 55. du Roi (2). Le 18, ils arrivèrent à une mitre rivière, où ils étaient attendus de deux cents sauvages; le lendemain, sur les deux heures après midi, ils plantèrent les armes du Roi, pour servir de sauvc^jarde à tous ces peuples

(5) ibid., p. $f . contre les Iroquois (3).

«fcoofiTKiw nom- Dans la Relation de 1672, le P. Dablon disait ; • Nous JJ['^,JJY!!îîwî» • n espérons pas moins du voyage que M. Talon & PAR D'Aortn A u < M. de Frontenac (successeur de M. de Courcelles) ont "*»-'*• « fait entreprendre, pour découvrir la mer du Sud, qui,

« probablement, donnerait entrée à la Chine : un Père & (4)ReiaUondei073, u des Français ont été envoyés pour cela f4\ » Il parle F''* ici du P. Marquette, accompagné, entre autres, de Louis

Jolliet, le même dont nous avons parlé déjà. Mais les Retùtiom des Jésuites ayant cessé de paraître, après cette ( 5) Mémoire» de année, à la demande de M. de CourceUes (5), nous ne pou- M. j AUct ; Deuxième y^^g y y^jj. jj^ gyjjg découverte du Mississipi qu^on

Mémoire. — Archivet «. a & « «i* j

du lorauoie. mmuk. attribue au P. Marquette & à JoUiet. On assure cependant K, ikb6, p. $3. que La Salle, après qu'il se fut séparé de M. DoUier & de

M. de Galinée, au mois de septembre 1669, pour retourner à Villemarie. s'étant rétabli dans le voyage, poursuivit SCS découvertes avec une partie de ses hommes, les autres ayant refusé de le suivre; ^s; on ajoute qu il entra dans le lleuvc du Mibsissipi, dont il fut ainsi le premier découvreur. Pour torliiier cette opinion, on cite, entre autres pièces, un mémoire de M. de Frontenac» qui s'e3(pHme en' ces ter< mes : « Jolliet, que Ton a tant vanté, par avance, quoiqu'il « n*ait voyagé qu*après le sieur La Salle, qui même vous (6)Jouni«] général • témoignera, Monseigneur, que la Relation du sieur Jolde rindruaion pu. « Het faussc en beaucoup de choses (d). » On allègue biM^ vol. Arti- ^^^^^ témoiî;naî?e de Racqucville de la Potherie, qui, Pf, dans son Hiftoire de l Amérique septentrionale, dit sur

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