DÉCOUVERTE DU MISSISSIPI
ce même sujet : « Si Ton voit aujourd'hui la découverte
• qu*on a &ite de l'embouchure du Mississipi, Ton peut , ^ . ,
K dire que 1 on a profité des luimères de M. La Salle, qui ^que tepientriomie,
« a d*abord connu tous ces pays. Il cft le seul qtd ait ■
« su pénétrer ce vafte continent (i), . \li
Nous n'entrerons pas dans cette discussion, qui n'eft p^RTrcui.ABiTÉ» pou»
point de notre objet ; seulement nous ferons remarquer ici, * "-'histoirb
. . . DES votaom m la
que, par un contrat, qui se trouve au gretie de Vilicmaric, ^tt*.
il eli maniielte que La Salle continua ses explorations. On y voit que, le 6 du mois d'août 1671 , il avait reçu à crédit, dans son grand besoin & nécessité, des mains de M. Migeon de Branssat, procureur fiscal à Villemarie, des marchandises, qui se montaient à la somme de quatre cent cinquante-quatre livres tournois. On y ^'oit encore que, le 18 décembre 1672, étant à Villemarie, ilprcmiit de payer, au mois d'août suivant, !a même somme, en argent monnayé, ou en pelleteries, soit à Villemarie, en la maison de M. Jacques Le Rer, où il demeurait; soit à Rouen, en celle de M. Nicolas Crevel, conseiller du Roi 8: iviaàre des comptes, son parent (2). Nous rapportons ici ces particularités, comme pouvant servir d^éclaircissement à Thistoire des voyages de ce navigateur célèbre.
(a) GrcfTc de Villemarié, 18 décembre 167». Obligation do LtSalk.
Nous ajouterons cependant que, s'il avait déjà découvert le Mississipi, il n'était pas descendu jusqu'à son embouchure. Dn moins, .M. Dollier de Casson, dans un écrit qu i! composa en 1671, ne savait pas encore luimême alors où se déchargeait ce fleuve. Voici comment il en parle, en rappelant son \ oyage de 1669, avec M. de Câlinée : « Il y a deux ans qu il partit de Villemarie deux « Ecdésiafiiques, pour aller évangétiser plusieurs nations t sauvages, sises le long d'une grande rivière, que les Iro- « quois appellent Ohio & les Outaouas Mississipi, Leur « dessôn ne réussit pas, pour quelques inconvénients, « qui sont assez ordinaires dans ces sortes d*entreprises. a Mais toujours ont-ife appris, par les approches qu'ils ont
XXi.\.
SI LA MLu odcoinriUT
LE MISSISSIPI, IL m DE^(:ENDIT PAS JUS»
(^'a son
CHUU.
« faites de cette rivière, qu'elle était plus grande que le • fleuve de Saint-Laurent; que les nations établies sur ses ■ rivages étaient fort nombreuses; & que son cours ordi- I nairc était du levant au couchant. Après avoir bien exa* ti miné les cartes que nous avons des côtes de la Nouvelle- « Suède, des deux Florides. de la \ irginie et du Vieux- « Mexique, je n ai point trouvé d embouchure de fleuve riii Manuscrit F>î^I " Comparable à cellc du fleuve Saint-Laurent; ce
ÇM». Supplément, « qui me fait croire que celle dont nous parlons tombe
vVsedeMfd^iou;: * ^ ^ais de savoir où, )»en laisse le
csUm. t jugement aux plus savants ( i ) . ».
joixiET tN.RK nANSLK Quoi qu'il en soit de la priorité de La Salle sur JoIIiet, MWMun LE i5 JUIN OU de JoUiet sur La Salle, dans la découverte du Mississipi, voici ce qui ne peut être contefté par personne, relativement au P. Marquette Kl à Jolliet. L auteur de la dernière Relation des Jésuites, celle de 1672, le P. Dablon, écrivait le I" août 1674 : a I! y a deux ans que M. de Frontenac K &M. Talon jugèrent qu il était important de s'appliquer « à la découverte de la mer du Midi, & surtout de savoir « où allait se décharger la grande rivière, dont les saua vages font tant de récits. Dans ce dessein, ils firent choix « du âeur JoUiet, qui, étant arrivé aux Ûutaouas, se joignit « au P. Marquette, qui Tattendait. Ils se mirent' en chea min avec cinq autres Français, vers le commencement « de juin 1673, & entrèrent enfin, le i5 juin, dans cette « fameuse rivière, que les sauvages appellent Mississipi. « Mais apprenant de ceux-ci qu'ils approchaient des habi- « tations d'Européens, & ne doutant pas qu'ils n'allassent « se jeter dans les mains des Espagnols de la Floride I s'ils avançaient davantage , ils retournèrent sur leurs
(a)A(cliivet dti *é* « paS (2). x
minairc d= S sint-s ,1- ^ témoignage, nous ajouterons celui de Jolliet luimcnts pour servir à même , éCTivant, probablement à M. de Frontenac , le dï'ûiîLa^t I"*"" ï^4î * M n*y a pas longtemps que je suis de
mièie pièce. " retour de mon voyatîe ; j'ai eu du bonheur pendant tout
« ce temps-là; mais en m'en revenant, étant près de