‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 117 sur 182 · DÉCOUVERTE DU MISSISSIPI · texte numérisé non relu

DÉCOUVERTE DU MISSISSIPI

« débarquer au Mont-Royal, mon canot tourna; & je ff perdis deux hommes & ma cassette, où étaient tous les « papiers & mon journal. Après avoir été quatre heures

« dans Tcau, ayant perdu la vue 8^ la connaissance, je fus ' sauvé par des pêcheurs, qui n'allaient jamais dans cet « endroit; 8: qni n'y seraient pas allés, si la Sainte Vierge il ne m'aN ait pas obtenu cette grâce de Dieu, qui arrêta le « cours de la nature, pour me faire tirer de la uioi t. Sans « ce naufrage, Votre Grandeur aurait reçu une Relation « assez curieuse. Mais il ne m*eft rien refté que la vie. Je « descendis jusqu'au 33' degré, entre la Floride & le « Mexique, par une rivière sans portages ni rapides, aussi « grande que le fleuve Saint Laurent, devant &ilery, « laquelle va se décharger dans le golfe du Mexique. Mais « étant à cinq journées de la mer, 8c ne pouvant éviter « de totnber entre les mains des Européens, )o conclus

« de retourner (l). » fi) Arvl»ivc$ du sé-

minaire de Saint-Sulpice, à Paris ; Uocu-

L'application confiante de M. de Courcelles & do ments pour iTiirtoirc M., Talon à rétablissement du pays; les Missions établies ^ij'^^^p^'* chez toutes les nations Iroquoises; les découvertes que les Français allaient faire au loin : tous ces faits montrent assez que, depuis Tincendic des villages Agniès par nos troupes, les Iroquols avaient laissé la colonie en paix; & il eft de notre objet d'exposer ici quelle fut leur conduite, à Tégard des Français, pendant tout le gouvernement de M. d« CourccUes ; ce que nous ferons au chapitre suivant.

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