VILLEMARIE HAUTE-VILLE
din du sieur de Saint-André, d'un côté, & du jardin du
Séminaire de Tautre (*). A une autre qui partait de celle
de Notre-Dame 8c se dirigeait vers la montagne, il donna
vingt-quatre pieds de largeur, comme devant servir aux
charrois; & cette rue, il l'appela du Calvaire, pour attirer
sur la colonie les prières d'une pieuse Communauté de
Religieuses, connue sous ce nom à Angers, dont madame
DolUer de Casson, sa sœur, était alors Prieure (i). Une (■) viede m. im.*
huitième rue, quMl fit partir de la rue Notre-Dame, en 'î«f'r«G«"«i««-
tirant vers les coteaux, il Tappela de SamuLambert, patron
de M. Closse, à qui Villemarie était si redevable, & pour
honorer davantage encore la mémoire de ce brave major,
mort pour la défense du pays, il accorda à Elisabeth
Moyen, sa veuve, un nouveau fief noble, le 27 juin de
cette année i()72 (2). A la rue Saint-Lambert il donna (a) Grcflc de Viiic-
vingt-quatre pieds de largeur, aussi bien qu'à celle du Cal- ""î*» *7 M» '<«7»»
vaire, comme étant parcillcmcai deltinee aux charrois. Une
neuvième rue, parallèle à celle de Saint-Joseph, & qui
d*abord partait de la rue Saint-Paul, traversait celle de
Notre-Dame & allait aboutir à la rue Saint*Jacques : il
rappela de Samt-Gabriel, patron de M. de Queylus & de
M. Souart. Il lui donna dix-huit pieds de largeur, comme
à la précédente. Enfin, la dernière rue, parallèle à celle de
Saint-Cabriel, 8c aboutissant aussi à la rue Saint-Jacques,
il la nomma Saint-Charles, patron de M. Le Moyne de
Longueuil, qui avait rendu tant de services au pays (*"} (3). O) im.» m mars
{') Dans le procOs-vcrbal de rdtablisscmont des premières rues de V ilkmaric, celle-ci cU appelle simplement rue Saint- l' ranqoist Si aussi dans un plan de la ville fiiit avant la démolition du château : ce qui. dans ce temps surtout, signifiait Saint-François d^Assise. Mais, dans la $uite, M. de Laval ayant mis en grand honneur le coite de saint François Xavier, apôtre des Indes', qu'il donna pour Tun de ses patrons au Canada, appelé alors les Indes occidentale», cenc rue prit insensiblement le nom de ce saint, qu'elle porte encore aujourd'hui.
- Quelques propriétaires de terres que ces rues devaient traverser, ne laissèrent pas de les labourer dans leur entier comme auparavant, & même de les ensemencer, malgré le tracé que M. Dollicx
3jH III* PARTIE. LOUIS XIV.
«.rstKKSPftisEnnAfti.M Plusieurs cependant, après avoir pris des cmplace-
«eroNBtHs POU» ac- ,y,(.p,t., j^^,^^ ]q ij^^y (jelliné pour la \ ille, se contentèrent ciLtem LA com-
Tujcnoif »■ LA d en laisser libre l'espace marqué- pour les rues, sans HAtHs-TiLu, s'empresser de bâtir ; quoique d après leurs contrats de concession, iU y lussent obliges dans Tannée même. Cette négligence excita tes réclatnations de ceux qui avaient déjà fait élever des bâtiments; & sur les plaintes qu% adressèrent aux seigneurs de Montréal, le Supérieur du Séminaire fit publier & afficher un avertissement pour presser les retardataires. Il déclarait que si, immédiatementaprés les semences smvantes, ces particuliers ne faisaient appor* ter les matériaux nécessaires « pour élever leurs hâti- « ments, dellinés, disait-il, à 1 ornement & à la décoration « de leur ville, ^s: à iaciliter le commerce, tant avec les u habitants qu'avec les étrangers , les seigneurs réuni- « raient tous ces emplacements à leur domaine, & en (i) Arch. du lémt- « donneraient des contrats de concession à ceux qui se naire de viiicnwriii , présenteraient oouT Ics dcmander(i).
i> )«av. 1675. * * ^ '
XVIIt •
Les délais qu'éprouva la conftruâion de TÊglise pa-
LE» MOîfrjiéxi.!?Trs roissiale durent retarder aussi rétablissement des colons J^J^^'pîliU'iîJjiti". sur les lieux désignés pour la ville. Comme on était toujours en projet de bâtir cette Église^ sans en venir à lexé*
venait de fnire. ce qui fut cnuse que d'.iiitrcs pnrtiotiHers ne purent porter surlcurscnipluccmciuslcs matcriaux nccc^saircsa lacunllruclion des maisons qu'ilsvoulaicnt y élever. Plusieurs de ceux-ci, entre autres mademoiselle Mancc, M. d'Aillebouft, madame Migeon de Branssat, s'étant assemblés, adressèrent une requête à M. DoUier, dans laquelle ila lui représentèrent qu'ayant fait lui-même borner let rues, ayant lionne à chiicunc son alij^nemcnt, sa longueur, ses encoignures & son nom pour la structure & la décoration de la yilU\ il voulût bien leur faciliter les moyens de sV bâtir des maisons en empêchant les particuliers de labourer d'ensemencer aucune partie de ces rues. M. Dnllicr fit tlr(jit A une si jufte demande, défcnJit toute espèce de culture entre les ligues tracées, laissant libre à chacun de clore son (2; Greffe de Ville' emplacement de pieux ou de haies vives. Les opposants se soumirent, marie, la mars 167?, ^ avec d'autant plus de raison que ces rues, en traversant ainsi leurs at juin 1673. terresj en augmentaient de beaucoup la valeur (21.