CHAPITRE XI
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CHANGEMENT FUNESTE DAMS LES MCEURS DE LA COLOMIB CAUSÉ tAR LB SÉJOUR ET L'ÉTABLISSEMENT DES TROUPES EN CANADA.
Nous avons exposé, dans le» chapitres précédents, LoiisxiviiALsecoNDé
les divers moyens employés par Louis XIV pour procurer raugmentation & la prospérité de la colonie; mais les eftbrf; de son zèle n'eurent pas toujours le succès qu'il s'en ùtait promis & qu'il avait droit d en attendre. Dans le corps moral de l'Mtat, le prince ne peut exécuter par luimême les desseins qu il a conçus; comme la lete dans le corps humain, il a besoin, lui aussi, de mains & de bras pour agir; & souvent il e(t assez mal servi par ceux â qui il communique son autorité & qu'il honore de sa confiance. Ceft ce que nous verrons maintes fois dans la suite de cette hiftoire, où nous aurons à déplorer les abus étranges que firent de 1 autorité de Louis XIV les oâiciers mêmes qu'il avait charités du gouvernement du pays. Contre son attente & sa volonté, l'arrivée des troupes y introduisit le relâchement dans les mœurs, donna une funefte atteinte à cette simplicité primitive, à cette charité généreuse que nous avons admirées tant de fois, & qui, pendant près de trente années, avaient fait comme le caraâére particulier de la colonie de Villemarie. Cell ce que nous allons raconter, quoique à regret, dans ce chapitre; &, pour itaontrer Torigine & le progrès de ce changement déplorable, nous reviendrons ici sur Tépoque que nous avons parcourue, c'ell-à-dire, sur tout le gouvernement de M. de Courcelles jusqu à celui de M. de Frontenac, son succès* seur.
Btfois TMT Noamcus A mesure que le Roi faisait de nouN caux en\ ois de
Dl couM», KT MRMi coloiis, queloue désir qu'il eût de ne les composer uue