‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 140 sur 182 · XI · texte numérisé non relu

XI

DES SOLDAT» MAssw Mais uH autTc effet trés-funelk% ce fut que plusieurs

^L^îUM^ïSHi soldats imitèrent rcxcmple de leurs olficiers, & que même AvoiB i.KUM FKLLE- quclques-uns , parles aiîtes de scélératesse auxquels les porta l'amour du callor, mirent la colonie à deux doit^ts de sa perte. Nous avons parlé du meurtre du capitaine .Sonnontouan qui éiniit étrani^cment toutes les nations Iroquoises, faillit rallumer partout le feu de la guerre ; ce crime fut commis, non par des habitants, mais par trois yo>'4gedcM.dii soldats des troupes en garnison à Villemarie (2). Pareillement rhorrtble massacre des six sauvages d'Onneiout eut pour auteurstrois scélérats venus comme soldats dans les troupes, & qui avaient quitté depuis peu le régiment de Carignan pour s'établir (*). Aussi, la MèredeTIncarnation, dans une lettre écrite le mois d'oclobre suivant, ne craint pas de dire, à cnusc de I horrcur qu'excitèrent partout ces scandnies inouïs jn.Nqu alor.s dans la colonie : L'on « i>"a\aii point cnec)re \ par le passé, des i rançais conv t>> Lettres Je Mark „ mclire de Semblables ciimes 1< . A ces exemples de ire <j3. odobre 1069, cruauté, nous pouvons joindre celui que donna a toute la p- 645. colonie un individu qui se rendit célèbre par son audace

Galmét.

{' ) Du moins lisons-nous, clans les pièces du procès, que celui qui fit menacer les deux aulrcs Je rcvtlcr leur crime, cha^^gca de cette commission trois de ses camaradeSy expression qui, selon l'usage J'alors. semble iiiiliquer des soldats. Aussi voyons-nous que, dans 1 tnqucic laite le lendemain, ô juillet lOOi), par le Juge des seigneurs de Montréal^ un soldat de la Compagnie de La Motte attefta que Pas- 4, (irciVc de Ville- sassin, trullrc des pelleteries par les deux autres, lut avait dcclarc à marie, 0 juin. t<kç). lui-même le meurtre commis (f).

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