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biioLArtoH DM «nw On voit, par tous ks exemples que nous avons rapporbtt mm tH vo»Ai»T ^^/.^ j^,-,^ chapitre, combien l'arrivée rétablissement vt«u iMw LA to- de.^ troupes en (Canada furent funelles à l étal moral de la colonie. La S(iiur Morin, qui nous a laissé un tableau des premiers temps qu*eUe avwt vus, n'a pu s*empêcher de déplorer le changement survenu déjà depuis plus de trente ans lorsqu'elle composait ses Anq^les. « Mais ce « temps heureux, dit-elle, dl bien passé. La guerre avec « les Iroquois ayant obl^ notre bon Roi de nous envoyer « plusieurs fois des troupes : les soldats & les officiers ont « ruiné la vigne du Seigneur, 8c établi le ^icc 8c le péché « qui sont presque aussi communs en Canada que dans « Tancienne l'Vance, Si même les plus grands crimes. « C'cU ce qui lait gémir les gens de bien, surtout les Mis- « sionnaircs qui se consument à prêcher &c à exhorter presque sans fruit, regrettant & pleurant avec sanglots « ces heureuses années où la vertu fleurissait quasi sans (^) Annnicftvicru.v g travail de leur part (2). » Enfin, par une fâcheuse coïntaS^rJîSi!'*'* tridence, ce relâchement dans les mœurs sembla prendre plus d extension encore après la perte presque simultanée que lit alors la colonie de plusieurs personnes recommandnMcs qui auraient pu, par leur présence, ralentir le progrès du mal. Car ce fut dans ces circonllances désolantes que le Canada se \\l pri\é cdnmie en même temps de M. de Qucylus, de M. de Courcelles, de M. lalon, de madame de la Peiterie, de la Mère de Vlncamation, de mademoiselle Mance, & même pendant trois ans de la présence de M. de Laval, comme nous le dirons au chapitre suivant.
M. DE QUEYLUS QUITTE LE CANADA. 1671. 4l3