I- - • j-av 1 i pagande, vol. Ame
1 année suivante écrit encore quatre diftérentes lettres à <^ ca,tada, 256. Rome pour accélérer la fin de cette négociation (4}. En Le». du aC où. iû63, iG(i(), il avait adressé une nouvelle lettre aux Cardinaux, j^'^i.^^'fr; 64*^*51 une autre au Pape. ^ une troisième au Préfet de la Pro- 26 od. n 1.3. pagande (5). Pareuleaicat il avait renouvelé sa demande i,n Lettres du en 1667, en 1670 (6). Voyant enfin, en 1672, que ses ins- *^ tances n étaient pas smvies du succès, u repassa en France, ^^ août 1G70. comme nous le disions, 6c, immédiatement après son arrivée, écrivit aux Cardinaux de la Propagande, pour leur faire connaître ses sentiments & le motif de son voyage : .» Je n'ai jamais recherché jusqu'ici Tépiscopat, leur dit-il, « & je l'ai accepté malgré moi, convaincu de ma faiblesse.
« Mais en ayant porté le fardeau , je regarderai comme c un bienfait d'en être délivré , quoic^ue je ne refuse pas « de me sacrifier pour TÉglise de Jésus-Chriû & pour le a salut des âmes. J*ai appris toutefois/ par une loiigue a expérience^ combien la condition de Vicaire Aponoli.^ue • ell peu assurée contre ceux qui sont chargés des affaires « politiques, je veux dire des officiers de la Cour, émules « perpétuels & contempteurs de la puissance ecclésias- « tique, qui n'ont rien de plus ordinaire que d'objeder « que Pautoritc du Vicaire Apodolique ei\ douteuse 8c « doit être rellreinte dans de certaines limites. C cll pourff quoij après avoir tout considéré mt!irement, j'ai pris la « résolution de me démettre de cette charge, & de ne plus « retourner dans la Nouvelle-France, si on n'y érige Tévê- « ché, & si je ne suis pourvu & muni de Bulles qui m'en « conflituent l'Ordinaire. Telle eft la fin de mon voyage (i)Arch. dciaPro- " en France & Tobjet de mes vœux (i). » Il paraît pourrS*T''cJwÂi,'V56 " ^^"^ quen quittant le Canada M. de Laval avait tenu LeiiK de 167*. secret le motif principal de son voyage (*\ « L'évèque de « Pétrée, écrivait M. Talon, ayant reçu des lettres de « Rome, qui l alarment un peu sur son titre, passe en « France pour y ménager quelques secours de lamille ou « d^ailleurs, qui le mettent en état de payer Tannate qu*on (3) MM. e lui demande, lorsque le Roi Taura j ugé raisonnable (2). »
On appelait ainsi le droit que le concordat de François I*' réservait au Pape, pour les Bulles dès évéchés & des abbayes, qui consiftait dans le revenu d'une année. Cependant, malgré la présence de M. de Laval à Paris, rafl'airc de l'évêché de Québec demeurait toujours suspendue, à cause des ditliculics que faisait la Cour sur sa dépendance immédiate de Rome.
itimmn pou* tAtut Pour Ics le\ cr, on présenta un Mémoire au Conseil
L'KVI tlIE DE lil tULC. . -
(*) Ce vovau'e Jut ctre diffciô jusqu'cui printemps de ^"72, puisque, le 20 mai de cette année, M. de Laval assilta à la pose de la première pierre d'un bâtiment qu'on ajouta à l'Hôtel-Dieu de Québ«c.
L ÉVÊCHÉ DE QUÉBtC KTAHLl. [674,
du Roi, dans lequel on faisait voir que cette dépendance . n'était pas sans exemple : le Siège de Manille aux îles Philippines, celui de Goa aux Indes orientales, celui de Lima dans le Pérou, relevant immédiatement du Saint-Siège; & en Europe, celui de Ramberç en Allemagne, celui de Pavie cii iialie, & en I rance celui du Puy. On ajoutait que la division des provinces en Europe, attribuées à chaque primatie, était depuis longtemps établie, & qu 'il ^ était à propos de ne pas étendre leurs limites en des pays ' nouvellement découverts, si éloignés de ce continent; & qu'il n'appartenait qu'au Saint-Siège d'exercer ainsi une juridiclion universelle; qu'au reflétons les évêchés, archevêchés & primaties de l'univers relevaient dans un sens de la juridiction du Pape qui, étant universelle 8«: de droit divin, s étend partout; qu'à la vérité il serait dillicile d'appeler dei sentences de rÉvéque diocésain au tribunal du Saint- Siège, puisque, à cause de la longueur & des dépenses du voyage, on n'en appellerait pas. Mais on faisait remarquer que, dans la Nouvelle-Espagne, le Saint-Siège avait pourvu à cette difficulté, en commettant, par une Bulle particulière, un des Êvêques voisins de chaque archevêché, pour recevoir les appels comme juge délégué du Saint-Siège, & ' -dont les sentences s'exécutaient par provision; que, conformément à cet exemple, on pourrait, après avoir accepté la Bulle, en demander une autre qui déléguât quelqu un
des Kvéques de France, par exemple. l'Archevêque de (0 BibHoth. imp^i),„- - 1 1 j .. I I I • rwle à Paris, Maliè-
l^ans, pour rcce\oir les appels des sentences de l Lvequc ccckV.artiqu», E. de Québec; ou qui commît un juge officiai, pour recevoir 26: ;, 1. 11, parmi ie$ les appels dans le pays même de la NouvcUe-France ( 1 \ in^r^";^^^ P'^e »»•
XVllI*
Ce Mémoire fit beaucoup d'impression à la Cour; & u rm aam a a comme le Roi désirait ardemment de ne pas laisser plus '^^f l'évêché dc longtemps le Canada sans un Évêque titulaire, il prit le ««i^tkiÎr»t ds parti de se dèsiller sur l'article de la dépendance; &, le i5 décembre 1673, écri\ it une lettre très-respeclueuse au ,JÔdcs'lifaiK«'^ï^r- Pape, où il le priait d expédier les Bulles de l'évêché de cires, vol. 228. Rome, Québec à iM. de Laval (3). Il écrivit aussi au cardinal jj^J^jg^^"' ^"
TOMK III. 28
434 ni* PARTIE. LOUIS XIV.
Ursin dans le même sens, ^ enfin au duc d'Ellrée, son ambassadeur extraordinaire à Rome. II disait à ce dernier ; « Mon cousin, après avoir examiné !e Mcnioire que « vous m'avez envoyé sur les dillkultcs qui ^e sont trou- K vées daos l'expédition des Bulles d'éreàion de Févéché « de Québec, i*ai jugé à propos de vous ordonner de ne i plus insiiler sur la demande que vous, aviez faite, que I cet évêché dépendit de rarchevéché de Rouen, ou de « quelque autre de mon royaume. Ainsi, mon dessein ell « que vous renouveliez -auprès de Sa Sainteté les prières- « que vous lui aviez déjà faites sur ce sujet, sans vous « attacher à cette condition, si Sa Sainteté continue à s y (i) Arch. du rainis. « arrêter ( a) (*). » Pour hâter la conclusion de cette altaire,
tire dw affaires
gftres, vol. 238. Rome,
t. LXVII, p. 285, jiièce 86*
(•) UafTain; traîna encore, par un incident dont nous ignorons la cause, & qui montre peut-être que les difficultés venaient moins*
du Roi lui-mcmc que de ses officiers. Du moins, le miniilre, M. de Pompone^ en pressant le duc d'Ellréc du laire expédier les Bulles^ ajoutait qu'il lut envoyait la lettre du Roi au Pape & celle au car» (i) p. 187, dinal Ursin 7). Mais le Duc ne reçut pas les lettres du Roi, qudque
pièce ^3. celle du Minifirc lui tût parvenue; de sorte que, ne sachant pas que
ce Prince s'était dcsiUe sur iu dépendance Je lioucn ou de quelque autre métropole de France, il répondit, k 2- décembre 1673 : « Vous « ne m'avez pas fait connaître si Sa Majellé trouve bon que rKvt'chd a de Québec relève immédiatement du Saint-Siège; c*e(l un point (3) Uîd.f p. Htf m essentiel sur lequel il eft nécessaire que fe sois édairei (3). > Et le
pièce97. ? Janvier ^.uivant, il mandait encore au Minilire : « Il ne me rcfk
« plus, pour travailler à k consommation de cette aiiaire, que d'avoir c les «dres de Sa Majefté touchant la dépendance de l'Évéché de (1) IbiJ., vol. 219. « Québec (4). a Enfin, il écrivait au Roi lui*méme : n Je ferai mes
Rome, u LXVUl, « efforts pour obtenir que rK\êehé Jcpentlc d'une métropole de
««pièce» , France; mais je dois dire par avance ù Votre Majelté que je ne
« vois que très-peu ou point d*apparence à y réussir, puisque M. de € Bourlemont, qui avait traité cette aHaire avant moi, a rencontré, i3)J^id., to'pivcc. « sur ce point, tant d'obitacles (5). » 11 était pourtant ditticile i^ue Tarobassadeur extraordinaire à Rome pût ignorer longtemps les intentions du Roi; & M. de Pompono. en lui écrivant le 2 février 1^174, lui disait cette fois : <i Vous voyez que Sa Majeilé s'eit départie de la tii\ M Q * condition qui avait été attachée jusqu û cette lieure à Téreflion de
t. LXVIII. lett^rdé ' de Québec, c'e(l-à-dire de la dépendance de quelque
M. de Pompon^ a fé* * Archevêché en France, ne pouvant autrement obtenir cette érec-
wicr 1674. ■ tion (,6). .