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COMMUCS DES Ll- QJfBVM DAM L'ILB 01
450 Iir PARTIE. LOUIS XIV.
dont nous parlons, il y plaça Antoine de la Fresnaye, sieur
de Brucy, qui, après avoir été lieutenant dans sa compagnie (i), était ain.si devenu son agent d airaircs k son com- (OGrdie de Ville- mis attitré. Enfin M. de Brucy, outre ce commerce illicite miri^ 17 167}. ^yQQ les sauvages, était encore le protecteur notoire Si le complice des coureurs de bois, leur tout mssant des ligueurs & des marchandises en échange des pelleteries .qu'ils lui
(2) Rcgiih«4aCon. apportaient à Tile Perrot (a). Lorsque l'année 1671, M. de tob« IT™ ^ Courcelles retourna du lac Ontario A ViUemarie, comme il
' ^'^ a été raconté, il voulut visiter cet établissement naissant &
celui de M. de Berthé, sieur de Chaîlly, enseigne de la compagnie de M. Perrot, commencé depuis peu à la téte de rîlc de Montréal , sur la terres que le Séminaire lui concéda l'année suivante, a titre de lief noble. Le comptoir de commerce de M. de Chailly était situé en face de l'île Perrot, de l'autre côté du tliuve Saint -Laurent; & peut-être qu'en s'éiablihs.atU ainsi l'un ëc l'autre à la tête de l'île de Montréal^ ils s'étaient pronûs d'avoir, par ce moyen, les pelleteries de tous les sauvages qui descendraient la fleuve, Mais Tintérét les divisa bientût, au sujet même de leur commerce; St Tannée suivante 167a, nous les voyons en procès devant le Ck>nseil souverain pour terminer leurs différends (*).
V. PEMOT FAvoRtsK Dotts Ici visltc qu'il Icur fit, M. de Courcelles lut in- JÎÎ^TOM^Boi"' formé qu il y avait au pied du Long-Sault, dans ia rivière
(3) Bibiioih. im- dcs Outaouas, dcs Français qui enivraient les sauvages (3),
péfkie. Supplément ^ Pon peut conjcclurer que iVl. Perrot n était pas entièrefrançais, ■ 310. Manus> , . - . w. « . •
crii, rdcit du voyage i^ent étranger à ces transgressions. Il eft certam qu il donde M. de courcciict, naît lul-méme protection ouverte aux coureurs de bois,
par M. DalUcr, 1671.
(*) Ill'Agiwait de e«rtain«« petkteriei, que M. de Chailly avait reçues en payement d'un nommé Def;essarts; & de son côté, M. Perrot
(4) a«|ftre des iu- partie des mùncs iicllctcr iy»., puui ctre payé de ce qu'il gementi ft délibéra- Avancé à un individu mort vicpuis peu : prétendant qu'eiks tion» du Conseil, ; ) avaient appartenu au défunt, & que le sieur Desessarts était floup' oâ. 107a, fol. 5og. (onné 4c l'avpir tué, pour su rendre maître de ks fourrure* (4).
non^seulement dans son Sle, par M. de Brucy,ison agent, mais encorp dans toute l^étradtie de celle de Montréal^ où îl ûiisAÎt sa résidence; & qu'il délivrait des congés à des ich dividuSj ses aCâdôs, tant de Villcmaric que des lieux circonvoisins, pour aller, sous prétexte de chasse, faire la traite dans les bois. Ayant même appris que quelques particuliers en avaient déjà obtenu de M. de Frontenac, il les obligea de les lui remettre ^ d'en recevoir à la place d'autres de sa propre mam. EiiLin pour avoir, sans beaucoup de frais, des coureurs de bois à ses ordres, il sonffiit que presque tous le» soldats de sa garnison désertassent rtle de Montréal & s'enfiiissent dans les bois, sans se nnettre . en peine de les faire poursuivre, ni même de donner avis de leur désertion au Gouverneur général. Bien plus, comme plusieurs de ces soldats s'étaient rendus coupables de vols envers des habitants de Villemarie, M. Pcrrot, pour empêcher qu on ne les poursuivît dans les bois, délivra aux particuliers volés des billets écrits de sa main, avec en;:;agemenl de les rembourser, ce qu'il fit sans doute dans Tespérance de retirer de ces déserteurs son argent avec usure, f'?^ ^'^lmcc* de par Tatitorisation qu'il leur donnait d^aller courir les bois, M. de Frontenac à Colpe les employant presque à autre chose (i), b«t» M"*»- «674.
On comprend assez qu'une violation si ouverte & m «• p^^^^'-^ iikoa«db scandaleuse des ordonnances du Roi devait être pour la ^^^^ i«i>*p»«i>*ifT colonie une source continuelle de désordres & servir de prétexte à plusieurs pour s'enhardir à de semblables transgressions. Lorsque M. de liretonviUiers tut informé de la conduite de iM. Perrot, il eut des regrets cuisants d'avoir donné à l île de Montréal un tel Gouverneur; mais, depuis que celui-ci avait reçu sa commission royale, il était difficile de le contenir dans le devoir & même de lui donner de simples avertissements. Uniquement chargé par M. de Breton vilUers & par le Roi du gouvernement de l'ile de Montréal, il s'attribuait néanmoins le droit de juger les différends des particuliers qui avaient recours à lui, quoiqu'il fût entièrement étranger à la jurisprudence; il eH
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