‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 160 sur 182 · VE.NT I>E& MARCHA · texte numérisé non relu

VE.NT I>E& MARCHA

DISLS. ENFANTS MU« VAGIS A iUTIIU

470 ^i^* PARTIE. LOUIS XIV.

donner quatre petites filles de Tége de sept À huit ans, Se

deux petits garçons, qu'il adopterait pour ses enfants & qull ferait inftruire à Qucbcc, leur promettant de garder les garçons chez lui & de placer les filles chez les Religieuses. Les députés des cinq nations , qui parlèrent les uns après les autres, s'engagèrent à observer fidèlement tout ce que le Gou^e^neur venait de leur recommander; mais ils ajoutèrent que, quant à la demande qu il leur faisait de quelques-uns de leurs enfants, ils ne pourraient résoudre cette afiGure que quand ils seraient retournés dans leurs villages & en auraient conféré entre eux«

BipART riFS SAtIVAr.FS KT Oe» FRANÇAIS.

Le 20 juillet, dès le matin, les Iroquois prirent congé de M. de Frontenac; les uns partirent pour le grand village, d'autres pour Villemarie, d'autres enfin pour Kenté ou ailleurs; & leur départ fut cause que, Taprès-midi du même jour, le Gouverneur permit aux escadres de partir le lendemain, se proposant de. ne retenir avec lui que ses gardes, sa maison & quelques volontaires, qui faisaient en tout vingt-cinq canots. Mais le soir du même jour U reçut des nouvelles qui lui firent douter si les escadres ne devaient pas différer leur départ. M. de Fénelon lui man* dait que les députés de Ganatchés^ Thiagon, Galnairaské, Kenté & Gancions, devaient se rendre le \'endredi au soir ou au plus tard le samedi matin à Katarakoui, au nombre de plus de cent, pour le saluer et lui protefier de leur obéissance. Néanmoins M. de Frontenac jugea, par les procédés des sauvages qui venaient de partir, qu'il n avait pas de fîrandes précautions à prendre contre les autres, ni besoin d une piu.s nombreuse escorte que celle qu'il s*était proposé d*abord de retenir; les escadres partir^ ^'ii»"'vo" de lendemain; êt, les députés annoncés par M. de

Jueramted^Fnm! Féuelon étant arrivés I il leur fit les mêmes recomtcnac au lac Ontirio, mandations qu^aux autres» & tous promirent d*y être fidèles (1).

Page 1