LA NAUGUÈRE COMMANDANT A VILLEMARIE
« milices de ces lieux, de leur faire prendre les armes & de « veiller à ce qu'ils en apprennent le maniement, en fai- « sant de temps en temps [ exercice; comme aussi de ter- M miner à l aniiable, autant qu'il se pourra, les dillerends « des particuliers; d'empêcher les désordres, les piliehes, « tes violences, 8c principaleitient les courses & traites K dans lei boîs, sans une perraission expresse de nous « par écrit; de poursuivre & de faire arrêter les contreve- « nantS, A de nous les envoyer sous bonne & sûre garde; « de changer même les soldats de la garnison, s il le trouve « à propos; de casser ceux de qui la fidélité serau sus- « pedle, d'en mettre d'autres n leur place; enfin de faire « observer à tous une exacte discipline, généralement « de faire tout ce qu'il croira de meilleur de plus avan- « lageux pour le ser\'ice de Sa Majellé, la conservation 8c > la défense du pays, l'augmentation de la colonie, & pour « maintenir tes liabitants de la ville & ceux de Ttle de « Montréal en bonne intelligence & en union tant entre « eux qu^avec les sauvages. Nous mandons au sieur Du
• Puis, major, de faire reconnaître par les officiera & les a soldats de la garnison le sieur de La Nauguère en qua- « lité de Commandant, 8c ordonnons aux seigneurs, aux « juges, aux officiers 8c aux habitants de toute I étendue «1 de ce L'ouvernement qu'ils aient pareillement à le recon-
,. »•! (i) Archives du Sc-
1 naître en cette qualité, 8c a lui obéir en tout ce qu II n)iMirede Viiiemane,
• commandera pour le service de Sa Mujcilc 8c pour "» »C74-
I» . j 1 |__ , . de In juftice de VîUe-
9 l exécution de nos ordres ( ; 1 1). »
Dans cette querelle entre M. de Frontenac ët M. Per- iMtiitmmmfwnm rot, les seifîneurs de Montréal crurent qu'il était de leur ^^'^«"J™»*!:devoir de demeurer neutreà. Toutefois, comme les lettres «uéus. de Commandant données au âieur de La Nauguère^ sans
{*) La transcription de ces lettres insinuées au t;rcffe Je Villcmarie porte pour date le lo janvier au lieu du lo février^ comme on le lit dans Texcmplaire des archives du Séitiinaiftt
leur participation, pouvaient porter atteinte au droit que les lettres patentes du Roi de 1644 attribuaient à eux sluIs de commettre tel capiamc ou Goupcnn ur pai iiculicr qu'ûs poudraieat nommer. Us jugèrent que, sar^s s'opposer à la commission de ce Commandant^ il était de la prudence de protëfter juridiquement qu^elle ne pourrait nuire à leurs droits ni tirer à conséquence; ce fut ce qu'ib firent devant leur juge, M. d'Aillebouft, au commencement du minaifcl'vitltnrit mois de Hiars de cette môme année 1674, par Porganedc 10 ££vrier 1674. M. Mîgeon de Branssac, leur procureur iiscai (1). xj.
m. DB FWMTnrAc pair j|g usèrent de même à Técard de leur droit de jus-
EMPRI&ONNRKLE. '- . .
siKu« DK Bitucr ET ticc, auqucl M. de Frontenac donna aussi quelque atteinte jioKMBimjvoïKNiit j^jjj^ occasion. Après avoir mis M. Perrot en prison, il ordonna au nouveau Commandant d'arrêter le sieur de Brucy & deux de ses serviteurs, habitants de TUe Perrot, où ils faisaient le commerce avec les sauvages, & de les mettre dans les prisons de Villemaric; ce qui fût exécuté. Mais, craignant apparemment que M. d'Aitlebouft ne manquât de liberté ou de vigueur pour leur faire le procès; ou peut-être ne le jugeant pas assez disposé à se conformer à tous ses désirs, M. de Frontenac envoya une commission à M. Gilles de Boisvinet, avocat au parlement de Paris, établi par M. Talon juge aux Trois-Rivièrcs, & lui donna ordre d informer dans Tilc de Montréal contre tous les coureurs de bois, comme aussi d'inftruire le procès du sieur de Brucy & de ses compagnons, & de le juger en première inftance. Enfin, le sieur de Boisvinet, outrepassant les bornes de sa commission, se mit à informer aussi contre un habitant de Tile de Montréal, le sieur de Grandmaison, au sujet d'une querelle arrivée dans la maison de ce dernier huit ou neuf mois auparavant, sur laquelle la juflice des seigneurs n avait reçu aucune plainte, ni pris encore connaissance.
LK S^MINAIIIE PROTESTE CONTRE LA KOUISA'
Le sieur de Boisvinet s'attribuant ainsi le droit de t«s ivoi. connaître des différends des habitants de Tlle de Montréal
SOISVINET JUGE A VILLli;MARIE. 1674. 4^5
entre eux, M. Dollier adressa sur ce sujet des remontrances à M. de Frontenac. Il y déclarait que, s'il s'était abftenu de faire aucune plainte au Gouverneur générai & au Conseil souverain, & s'il n'a\ ait point empêché le sieur de Boisvinet d'exécuter sa commis.sion , c était uniquement à cause du rcspcd & de la déférence qu'il avait pour les ordres du Gouverneur général, « d autant plus, ajoutait-il, « quêdans la conjondure présente où M. Perrot eft prisona nier au château de Québec, M. le comte de Frontenac, * qui se tient sur la méfiance, aurut pu penser que les « seigneut3 de Montréal, en s'opposant à cette commts- « sion, eussent voulu lui ôter la facilité qu'il cherche pour a faire exécuter les ordres du Roi. Ceft ce qui a empêché Ht les officiers des seigneurs de s'opposer à tout ce que le « sieur de Boisvinet a déjà fait dans leur île, 8.: à ce qu'il H pourra y faire, durant le temps de sa commission. Ils « ont usé de cette modération pour ne donner aucun « soupçon sur leur lidcliîc & leur cxaditudc confiantes à « observer les ordres du Roi, comme aussi pour rendre a leur cause plus favorable à eux-mêmes, & plus agréable a à Sa Majellé & au comte de Frontenac, auprès desquels « ils se pourvoient par les présentes, pour le maintien de « leur juflice (i). » Cette sage modération était la seule (,) Greffe de Villcligne de conduite à tenir, pour éviter les conflits auxquels "^'«» *û74aurait donné lieu l'autorité absolue que s'attribuait le Gouverneur général, accoutumé à dire qu'étant à douze cents lieues de la ('our, il pouvait faire tout ce qui lui plaisait, sauf à en répondre au Roi sur sa tète.
Cependant M. Perrot, étroitement renfermé à Qué- »• «■»«»■«
bec, sous la surveillance de quatre gardes et de leur lieu- Cenag uI w tenant, dissimula d'abord le déplaisir amer que lui faisait éprouver sa prison; pour ne pas irriter davantage encore contre lui l'esprit de M. de Frontenac, répondit d'abord à plusieurs queftions que lui firent les commissaires de TiUy 81 Dupont, sur les deux griefs dont l'accusait le Gouverneur : ses contraventions aux ordonnances tou-
4B6 ni* PARTIE. LOUIS XIV.
chant les coureurs de bois, et rcniprisonnernent du sieur (i) Rcgiflrc des ju- Bizard (i). Mais après la nomination de M. de La Naugemenu & <Mlibéra> gu^-j-g jju commandement de l ilc de Montrcal, étant per-
tions du Conseil de x , ■ i • j i • .
Québec, fol. 189, suadc alors que M. de r rontenaç avait dessein de lui oter vcreo^i3 i"'^^'^^ le gouvernement de cem île, il cessa de répondre aux * ' commissaires & ne voulut plus reconnaître pour ses j ugcs, ni le Gouverneur, ni le Conseil souverain, outre, il allégua contre eux plusieurs causes de récusation, s'avoir^ que le sieur de TiUy, étant grand oncle de madame de La Naijguère, ferait contre lui tout ce qui serait en son pouvoir, pour maintenir le mari de cette dame dans le goiu crnemcnt de Montrcal ; que !e sieur Dupont, autre commissaire, & le refte des conseiliers tn Iciaienl autant : attendu que M. de Frontenac s'attribuait le droit de mettre dans le Conseil ceux qu il avait pour agréables; qu'enfin ce Gou- (1) Archives de la verneur était luinxiême son ennemi déclaré (2), & que, S:ï:L?Xao?t \'Our tous ces motifs, U voulait être juge par le Roi.
conséquence, il demanda a^e de ces causes de récusation, 8^ réitéra plusieurs fois cette demande, mais sans pouvoir jamais rien obtenir : le Conseil, pour plaire à 5 nid Regiftre F^ontenac, ayant rejeté ces moyens de récusation
Ju Conseil'souverain, commc fnvolcs 8c inadmissibles (3). I.c Conseil ne fit i3;uin 1Û74. nicnic aucuue réponse à ses requêtes multipliées '4 , le
h}*^^4. *Rei^n- '^^'^"^^ iiinsi dévorer indéfiniment dans cet oubli le chagrin trance de M. Perrot. dc son étroite prisou & Ics cnuuis de sa trifle solitude, depuis le 29 janvier jusque vers la fin de cette année 1674.
ii.Mi«oiimAce«i- Quelque dure que fût cette conduite de M. de Froïl' wT^ouwr ^^"^^ ^ Tégard de son prisonnier, il ne laissait pas néansBft vioumaE» ew- moins , dans ses lettres à la Cour, de se donner à luivBMii.rB«wyr. même le mérite dun homme qui sacrifiait ses intérêts &
son repos au bien public 8: à la fidélité envers le Souverain. Voici ce qu'il écrivait à Coîbcrt pour julHticr ses actes arbitraires & colorer la longue détention de M. Perrot : u Je vous ai donné avis, le i3 février dernier, dc tt l'étrange insulte que M. Perrot avait faite au lieutenant « de mes gardes ; & que, pour cette injure, & pour la pro-
LONGUE PÉrENTIOK OS M. fEBROT. 1674. 4&7
n te^on ouverte qu'il donnait dans son gouvernemeiit 6l « dans ^n île aux coureurs de bo», il m*avait obligé de n 1q faire arrêter prisonnier. J'ai mia aon affoire au Conf seil, & nommé des GOnuniàsaireB qui allassent sur les
• lieux pour informer de toute chose. Mais, depuis ce « temps, l'impossibilité des communications pendant l'hi- « ver ayant empêché les commissaires de pouvoir monter « à Montréal avant la fin d'avril, les procédures ont traîné « en IpngMcur, ti uiileurs le;^ npuvuau-\ incidents que « M, Perrot a fait paître iournellement par sa conduite St « par celle de ceux qui> de gaieté de cœur, ont voulu se « mettre dans cette affilirej les ont multipti^ea presque à « rinfini,
K Cependant j'ai fait poursuivre h outrance les cou- « reurs de bois qui, par l'emprisonnement que j'ai fait u fairç aussi du sieur de Hrucy, principal correspondant « de M. Perrot, se trouvant dénués de toute protewlion, « s'étaient enfuis jusqu'à deux cents lieues au-dessus de « MoiUréal. Cela n'a pas empêché que je ne les aie « fait poursuivre; et après avoir saisi celui qui avait été
• Tauteur du premier désordre arrivé à Montréal ches le « sieur de Carion, & ravoir fait pendre par arrêt du Gon* K seil, tous les autres ont été tellement intimidés de cet > exemple, qu'ils ont cru n'avoir plus d'autre parti à> « prendre que celui de changer de vie & de venir se « rendre à ma discrétion, comme je le leur ai fait propo- « ser. Ils sont venus ainsi au nombre de plus de trente;
'î & voyant leur soumission 8: leur repentir, j'ai cru qu'il (1 ne fallait pas davantage répandre du sang, 8t que vous « ne Irouveric/i pas mauvais que je l'épargnasse, pour ic n b'i^n de la colonie, en les condamnant seulement à des 0 amendes 9t à prendre des terres pour devenir habitants. « Ainsi ce désordre qui était si grand, & auquel on croyait « qu'il était presque impossible de Temédier, a été apaisé « quatre ou cinq mois après que M. Perrot & le aieur de « Brucy ont été arrêtés.
« Je puis vous assurer avec certitude qu'il a'y a plus
488 m' PARTIE. LOUIS XIV.
« que cinq coureurs de bois dans le Canada, dont même « trois étaient soldats de la garnison de M. Perrot, qui les
« a laissés & fait déserter; 8: un autre qui était fermier de « rhabitation qull a dans 111e qui porte son nom. Vous « connaîtrez par là si j'ai eu raison ou non de le retenir « prisonnier. Je n ai pu venir à bout de cette entreprise « sans quelque fermeté, m sans taire de la dépense; mais « je sacrilierai toujours 8v mon bien & même ma vie, 9 quand il sera nécessaire, pour exécuter les ordres de Sa « Majefté & les vôtres. Je dois vous dire que j'ai obliga- K tion aux soins que le sieur de La Nauguère, que j'ai mis > commandant à Montréal en Tabsence de M. Perrot, a « pris & prend tous les jours pour lobservation des ordres « du Roi 8c des miens, dans un lieu d'où provenait la « source du mal, comme aussi au sieur de Verchère, en- « seignc, qui a fait cette expédition à deux cents lieues de « Montréal : s en étant acquittés Tun & l'autre d'une ma- « nièrc qui mérite assurément quelque récompense, lors- « que le lloi voudra songer à ce pays. Cela ne leur a pas « attiré, non plus qu'à moi, l'atfeélion de bien des gens; K mais, quand j'ai entrepris la chose, je m'y suis attendu, « sans crainte de m'exposer à tout ce qui pourrait en (i) AMibhes de la * arriver, pourvu que j'exécutasse les ordres que vous
marine. Lettre de ,o avlez sî fort à cœur, dans l'espérance de mériter Thon-
^i^^'^r" ' « neur de votre proteaion(i). n
M. DBFaoNTBNAciaup- Cc qui poufTait cependant jeter quelque doute sur la ?^r^r°"i*,r^ pureté d'intention que s'attribue ici M. de Frontenac, NAiE?<T PARTALEuu cgÛ quc plusicuTs 1 accusalent lui-même, comme il a été ■ikincn. ^ij^ favoriser aussi les coureurs de bois, 8:, à cause de
cela, regarddent Temprisonnement de MM. Pcrrot & de Brucy, ainsi que leur longue détention à Québec, comme un moyen employé par lui pour n'avoir -plus de concurrents dans nie de Montréal, plus favorable qu'aucun autre poste au commerce avec les sauvages. 11 eû certain, du moins, qu'ayant sous la main le Conseil de Québec; tenant en prison M. Perrot & Al. de Brucy; ayant placé à Ville-
SOUPÇONS COMTitE M. DE FRONTENAC. 1674. 489
marie un Commandant de son choix^ M. de La Nauguère, qu*U pouvait révoquer à volonté, aussi bien que ie juge qu'il y avait établi; M. de Frontenac était le maître absolu dans nie de Montréal, & pouvait, sans rencontrer d'opposition, accorder sa protection aux marchands disposés à le servir, & molefter impunément tous ceux qui se seraient opposés t\ ses entreprises. Plusieurs parmi ces derniers, M. de Brucy (i) entre autres, allét;uaient contre lui des (1) Regiitrc des jufaits les plus étranges, qu'on pourrait, a cause nicnie de S"«iiîn**'*«o^°MS leurs circonilanccs révoltantes, suspecter d'exagération; 1674. mais fe trait suivant, qui eft inconteftable dans tous ses détails, montre la partialité de M, de Frontenac envers les marchands, qui, disait-on, le mettaient en part des béné< fices de leurs entreprises commerciales, & sa dureté envers les colons qui ne lui plaisaient pas*
LU VIOLKMCF.S DE M.
BC FROSTI N <i: CON- TRE M. D'uRKK AlITO-
M. d'Urfé, étant descendu à Québec, se trouvait chez M. de Frontenac, lorsque celui-ci reçut une déj-icche que Barrois, son secrétaire, lui envoyait de Villcmarie où il cw était alors. C'était un long récit de propos injurieux à M. de Frontenac lui-même, que Tun de ses marchands affidés, chez lequel logeait Barrois, assurait calomnieusement avoir été tenus par M. d^Urfé, & dont ce secrétaire avait dressé, sans autre examen ni perquisition, un procèsverbal de trois pages, qu'il envoyait à son maître. L'ayant ouvert, M. de Frontenac dit, en se tournant vers M. d Urfé : « Voilà, monsieur, de plaisants discours que vous tenez de moi; > ^ se mit à en lire tout haut trois ou quatre lignes. M. dX'rfé, étrangement surpris qu'on lui attribuât de tels propos, dont il n'avait jamais eu la pensée, le supplia de lui faire jusdce de calomnies si noires, lorsque, à Villemarie, où il devait monter sous peu, il se serait informé de la vérité. Il lui demanda inllamment de lui lire le refte de cette pièce; mais, voyant que M. de Frontenac s'y refusait, il le conjura de la porter au moins à Villemarié, afin qu'il pût reconnaître par lui même la fausseté de ces accusations. Quelque temps après, «M. de Frontenac
4yo
l\r PARTIE. LOUIS XIV.
étant monté en effet à VUlemo ic M. d'Urfé le pria d'éclaircir cette affaire ; k comme le (Jonverneur disait qu'il avait oublié le procès-verbal n'y songeait plus, l'autre lui représenta que celte pièce, étant écrite, pourrait lui faire tort un jour, ^ qu'il voulût bien prendre des inforniaiions, au moins sur les choses 411 il lui en avait lues à lui-niénie, « Il le refusa sèchement, rapporte M. d'Urfé^ me disant K que sori secrétaire, qui était aussi homme d'honneur que K moi, savait bien ce qu'il faisait. Et sur ce que je le p priais d'agréer au moins que Ton fît venir le marchand « qui avait rapporté ce discours à son secrétaire, il se I mit en colère, me disant que je n'allais chez lui que « pour l'insulter. Enfin, prenant sa canne, il me con- « duisit hors de sa chambre, pour ne pas dire qu'il m'en V lit sortir : criant tout haut, sur les degrés, que je « n'avais que faire de revenir chez lui pour i insulter de « la sorte; me traitant d une manière si désobligeante & « si rude, que la sentinelle qui était auprès dit ensuite • à plusieurs que M. de Frontenac m'avait chassé de sa ( I ) Mémoire de « maisou • Ce marchand, ainsi que le rapporte
utSM.T^n ^- ^^'^^'^ ^^^^'^ Frontenac à Ville-
t.L marie : ce qui signifie apparemment qull lui faisait part
de ses bénéfices; ^ ce fut sans doute pour ne pas le voir
convaincu de faux tLmoii;nai;e que .\t de Frontenac,
pressé par M. d'Urlé de le faire comparaître, en vint COUtTC
lui aux éclats violents qu on vient de rapporter.
De cette manière si étrange de terminer les dilférends A Mm* M» II. entre les particuliers, comme aussi de tout ce qui a été dit sur radminiftration de la juftice dans Taffaire de M. Per* rotj on peut se former une idée des désordres qui devaient régner alors dans la colonie. Il faut joindre encore à cela les excès occasionnés chaque jour par la liberté que M. de Frontenac donnait aux marchands de vendre d' s liqueurs fortes aux sauvages, 8: à ceux-ci d'en emporter publiquement, pour faire dans leurs propres villages le même trafic. G'eft ce qu U nous lait connaître lui-même dans plu-
M. DE FKOjrrENAC AU- TOU&E LES MUVAOe»
QUFLRS DANS UUM
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