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Tom MDiDM CDM- Lcs ordrcs qu^on voit ici avaient été donnés par Coluu, imiirnaMifT, ^jj^g |ç courant de Tannée 1674; mais. Tannée sul-
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ukuE un ooMHBL- vante, ce miniflre ayant su que les procédures contre M. Perrot 8: celles contre M. de Fénelon avaient été faites par le Conseil sous l'influence entière de M. de ?>ontenac, il iugea néce«isaire de reftreindre dans des bornes plus ctroitcs encore l autoritc du Gouverneur général. M. d'Urfé, dans son mémoire, après avoir signalé Tinsulte que lui avait faite M. de Frontenac en le chassant de sa chambre avec clameur & la canne levée sur lui, ajoutait cette réflexion : « M. le Gouverneur s'eft rendu « absolu dans le Consdl; il en cfl tellement le maître, qu*il « y met des conseillers comme il lui plaît, & même contre <f toutes les formes. H faut donc s'adresser à lui pour avoir- « jultice. Mais si, dans cette nécessité où Ton se trouve, « il prend les plaintes les plus jufles 8: les plus raison- « nables pour des insultes qu'on \n lui faire chez lui, « quelle voie pourra-t-on trou\ cr a 1 avenir dans toute la (2 ) Mémoire de " Nouvelle-Francc pour se défendre de l'oppression (2) ? » M. d urfc ù colbcrt, Touché de cette observation, Cotbert, pour affranchir le M.Twî2n*'*M"<£ Coiiseil de toute dépendance, voulut que le Roi nommât nidk. lui-même les conseillers, êc fixât à chacun le rang qu'il
tiendrait dans les séances. En conséquence, le 25 avril de mlrinc^ cînaj* u l'i^ ^^^^^ année, Louis XIV nomma pour son Procureur géi67<v&29avhii673! néral M. Denis-Joseph Ruette d'Auteuil (3); & le 10 mai
M. DUCHESNEAU INTENOANt. 1^5. SSj
suivant les sept conseillers, dans Tordre suivant : Louis
Rouer de Villeray, premier conseiller, Charles Legardeur
de Tilly, Mathieu d'Amours, Nicolas Dupont, René-Louis
Chartier de Lotbinière, Jean-Baptifte de Peyras ^ Charles
Denys^i). Mais pour les mettre dans une entière indé- lO Archives de la
pendance du Gouverneur qui iusqu alors les avait présidés,
* . . . . , . . dcfHichcs, 1074-1075,
8c aussi pour l'empêcher d'empiéter sur l'autorité des juges foi. 21, ao mai 1C75. particuliers^ comme il avait lait a i égard de L,elui de V iliemarîe, il résolut d'envoyer un Intendant en Canada, de lui attribuer à lui seul la présidence réelle du Conseil, êc de ne réserver au Gouverneur général qu*une simple présidence d*honneur.
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LB MK aONlIK Mim- OAMT M. SIKHCMBAU.
11 nomma pour Intendant, le 5 du mois de juin, M. Jacques Duchesneau, alors trésorier de France à Tours, & lui donna pouvoir dans tout ce qui concernait la juftice, la police 81: les finances, avec ordre de veiller à ce que tous les juges inférieurs & autres olficiers de juitice fussent maintenus sans aucun trouble dans l'exercice de leurs fonctions. Il voulut que le Conseil souverain jugeât conjointement avéc llntendant de toutes les matières civiles & criminelles, conformément à la coutume de Paris, & qu'il fit tous les règlements de police; avec cette clause, cependant, que Tlntendant pourrait^ sll le jugeait plus à propos, juger seul souverainement en matière civile, 8c faire tous les règlements & toutes les ordonnances de police ^2). Enfin il confirma, le 5 juin, par une déclaration (2)Compiémcntdct nouvelle, rétablissement du Conseil souverain & les disno- or*oiinÉiice»,Qjiaift;» Skiions dont on vient de parler, en se réservant le plcm droit de nommer à Tavenir les conseillers, quand quelqu'une des sept places serait vacante. Le Conseil devait être toujours composé, comme auparavant, du Gouverneur général, de rÉvéque de Québec, ou de son grand Vicaire, lorsque l'Évêque passerait en France, de l'Intendant & des sept Conseillers ; mais, pour ôter au Gouverneur tout prétexte de s'immiscer dans les opérations du Conseil, le Roi ordonna que, conformément à 1 usage des
538 lU* PAKTIBt LOUIS ZIV.
Cours souveraines du royaume, Tlntendant, quoiqu'il n'eût que la troisième place d'honneur, demanderait cependant comme président les avis des Conseillers, recueillerait les voix, prononcerait les arrêts, & remplirait les
mêmes fondions 8c jouirait des mêmes avantages que les {i)Édits & ordon- premiers présidents des Cours du royaume (t).
• '854, 'Yeh furent les résultats qu amenèrent pour le bien de la colonie les entreprises de M. de Frontenac à Toccasiou de SCS démêlés avec M. de h énelon 8t. M. Perrot. Ce Gouverneur général, si jaloux de Tautorité, dut voir, dans cette nouvelle déclaration, un frein que la Cour lui imposait pour le contenir; & dans Tlntendant, un rival d^autant plus fâcheux, qu'il était entièrement indépendant de lui pour Texcrcicede sa charge. Mais, quelque soin que le Roi eût pris pour trancher nettement leurs attributions respedives, nous verrons fréquemment le Gouverneur & l'Intendant disputer entre eux sur leurs préséances & sur leurs pouvoirs, & se plaindre à la Cour des empiétements réels ou prétendus de Tun sur 1 autre.
NOTES