GAUDAIS. RECBLE DU ROI
main, prêta le serment d'usage ; 8i il nomma, en outre, M. Louis Gaudais, sieur Du Pont, pour visiter le Canada & obtenir par lui des éclaircissements suj- plusieurs points dont il le chare;e3iit de l'informer en secret. « Voulant être « éclairci au vrai de la conduite de M. d Avaugour, lit-on « dans rinftrudion qui lui fut remise, le Roi ordonne « expressément au sieur Gaudais de s'informer, avec « esprit de désintéressement, de la manière dont ce Gou- « verneur s*eft comporté dans son emploi, pour lui en « rendre un compte fidèle quand il sera de retour; surit tout il tâchera de découvrir les véritables raisons qui « ont obligé à se plaindre du sieur d' Avaugour, ^ si c*eft « avec juftice on non (i). » Enfin il le chargeait de prendre (■) Archives de u des éclaircissements sur les moyens les plus propres à "tS^^j^j^^,^ procurer rétablissement du pays 8t le défrichement des terres. Cependant, en reprenant possession de la Nouvelle-France & en érigeant un Conseil souverain, le Roi ne put, malgré la promesse qu il en avait faite, y envoyer des troupes pour réduire les Iroquois, en étant alors empêché par les guerres qu'il avait à soutenir (2). Mais ihfilt C^) t^'Art de vcrificr passer, cette année i663, cent familles formant en tout- maAri«53,^«tê. cinq cents personnes, & les défraya pour un an, afin qu'elles pussent subsifler sans incommodité & s'établir ensuite (3). n«iio,p. 591,
Xf.
L*évêque de Pétrée s'embarqua pour la Nouvelle- amêts cohtiik uts France avec M. de Mézy & M. Gaudais, & ils arrivèrent "ÎJ"
^ ' SONS AL'X SAl'VAfiCT.
heureusement à Québec le i5 du mois de septembre (4). (4} Journal des J^- « Les navires du Roi, écrivait la Mère Marie de Tlncar- ««pt* (663. « nation, nous ont ramené Monseigneur notre prélat, qui « a fait le voyage en la compagnie d*un nouveau Gouver- « neur, gentilhomme de Normandie, très-pieux & très-
« de trois années, porté par sa commission, ne soit pas encore expiré;
« & nous commettDCMypar les présentes, le sieur de Mézy, pour trois
« ans seulement qui commenceront du jour oti il arrivera à Qité- (51 Ejits h onlea-
« bec {b). » iuiues.iMtf.
70 11^ PARTIE. LOUIS XIV, CHEF DE LA COLONIE. l663.
(I) Marie de lin- lî sage (i). » A peine l'un & Tautrc lurent-ilb arrivés qu'ils camitioDtp. S89. nommèrent les six conseillers destinés à composer avec eux le ConseU sauverain. Ce furent M. Rouer de
VUleray, M. Juchereau de la F&tté, M. Ruette d^AuteuU, M. Legardeur de Tilly, M. d'Amours et M. Bour-
(i) Arrêts et règle- doii, quî fut étaUt PTOcuTeuT du Roi (2). Ce choix dut être 22îic/,855r^i'' ^'ouvrage de M. de Laval, qui connaissait déjà le mérite ' des six conseillers; puisque M. de Mézy, arrivé seule* ment depuis quelques jours, n'aurait pu le faire avec assez de connaissance de cause. Comme le désir de remédier à Tabus des boissons qu on donnait aux sauvages sous M. d Avautiour avait été le principal motif du \ oyage de M. de Laval eu irancc, ce fut au5si 1 un des premiers objets de sa sollicitude & de celle du Conseil. Ce prélat & M. de Mézy étaient arrivés à Québec le i5 septembre, & le 28 du même mois ils rendirent, conjointement avec les nouveaux conseillers, un arrêt qui, en conformité de cehii du GMseil d'État donné le 7 mars i65j, défendit de traiter aux sauvages aucune boisson enivrante « Ce malheureux « commerce, dit le Conseil, n a pas laissé de continuer ; » &, surtout depuis deux ans, plusieurs s y sont licencies tt à Tenvi les uns des autres, parce qu'on n'a point puni 0 les délinquants. » Pour extirper ce désordre par la crainte du châtiment, le Conseil défendit de donner aucune de ces boissons aux sauvages, ni directement, ni indirederoent, pas même un seul coup, pour quelque cause & sous quelque prétexte que ce fût, sous peine, pour la prenûère fois, de trois cents livres d'amende, dont un tiers serût applicable au dénonciateur, un autre tiers à THâtel-Dieu, & it dernier au fisc ; ëc, en cas de récidive, sous peine du fouet ou du bannissement, selon que les circonllances pourraient l'exiger. Cet arrêt fut publié à Québec, aux (3) Archives de Ja Trois- Rivières 8i à VIHemarie (3j. L'année suivante, le ni«{iie(0<iuverneurs) ^^.^il^ )e Conseil souverain renouvela cette défense,
i')n.5 i\ 11179. Arrct ' / '
du 38 aept. 1603. Ar. SOUS peine pour les contrevenants de la confiscation de rête et i^temcnts du j^^^^. j^^^j.^ j^j^^^^ ^ banuisscmenL Li enfin, le i5 juil-
p. 7. let i665, il la renouvela eno^re, sous peine de cuiq cents