‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 59 sur 182 · TOME lU · texte numérisé non relu

TOME lU

MK IN l>'.t<Tl nr GUKIUtE POUR Al r K- Ojm IMASNOEaA.

i3o m* PARTIE, i.ours xiv.

(i)R«iatignds]r»cr>, siblcs poivr hcîter le départ (i). 11 devait être accompagné P'*>' de M. du Cas, qu'il prit pour son lieutenant; de M. de

Salampar, [gentilhomme volontaire; du P. Pierre Raffeix, jésuite, & de trois cents hommes du régiment de { •} ibij. Carignan (2), avec environ une centaine de Français du

(5; Journal des Je- pays (3), D'autres se joignirent à lui sur la route; car la suites, (I i«jiv. relation de cette année rapporte qu'il avait deux cents (4;Kci«tioQdc ^m» volontaires, habitants des colonies Françaises (4), & il eft ^' certain que, dans cette première expédition, il eut avec lui

soixante & dix hommes de Montréal, commandés par Charles Le Moyne. Mais, quoiqu'on eût de bons soldats & des officiers exercés au métier des armes, la campagne ne fut pas heureuse, & nous y perdîmes bien des hommes; ces officiers, tous encore sans expérience du pavs. vTvant /• u ,1 . ». . voulu taire la iiuerre à la manière d Europe, malgré tout

(3 Hifloiredu Mont- " . I '

réai, parM. Doiiicrde ce qu ou put IcuT dire pour les détourner de cette taclique Canon, de i6û5 à très-désavantageusc en Canada (5).

Xf.

MA. cBti LHivEn M, oe Ce mauvais succès mit à découvert la faute irrépacouRCELLea ^.^»T fable ou'avait faite M. de Tracy quelques mois aupara- AONiERs. vant, en se pnvant, par le renvoi oeM. deMaisonneuve en

France, des s£^s conseils 8c de Texpérience de cet habile

Gouverneur. On a vu déjà que M. d'Argenson, dans son mémoire à la Cour, touchant les moyens de faire la guerre aux Iroquois, avait marqué qu'on ne devait pas Tentrcprendrc rhi\ er, & si M. de Tracy eût passé seulement une année en Canada, il aurait renoncé à une si téméraire entreprise. Mais à peine débarqués, !k sans avoir encore expérimenté la rigueur des frimas du pays, ce général, aus.si bien que M. de Courcelles & les autres, crurent en trion^pher par leur courage, 8c jugeant qu'il était trèsimportant de donner aux Iroquois une haute idée des (lijitmokedttMont- troupes Françaises, ils résolurent d'aller les attaquer dans ,M j u M Dotr cr I ausshôt que les glaces seraient assez solides

166O. pour porter la petite armée (o;. M. de Courcelles partit

^r^^^ia^ même de Québec le 9 de janvier 1666 '7 ;, c'ert-à-dire dans wii^,9 jiniT. le temps de Tannée où, d'ordinaire, le froid eft le plus

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piquant dans la NouveUe-Fraoce. D'ailleurs la marche ne pouvait être que très-lente, chacun ayant des raquettes aux pieds pour pouvoir marcher ir la neige, & tous, sans

en excepter les chefs, ni même M. de Courcelles, portant sur leur dos vingt-cinq ou trente li\Tes, en biscuits, couvertures 8c autres provisions nécessaires, ^ ayant enfin trois ccnti lieues de clicmin à faire, dans cet équipage, sur les neiges & sur les lacs. A peine pourrait-on trouver, dans toutes les hiftoires militaires, une marche plus ditficUe èi plus longue que' ne le fut celle de cette petite armée ; & il fallait assurément un très-grand courage & toute la constance de M. de Courcelles pour oser lentreprendré. Outre rembarras des raquettes, qui sont des espèces d'entraves fort incommodes, surtout à ceux qui n'ont pas l'habitude de s en servir, & outre riocommodité des fardeaux que chacun portait, il fallait traverser continuellement des lacs Si des rivières gelés, a\ ec Jauger de faire autant de chutes que de pas, ne coucher que sur la neifxe au milieu des forêts, 8c soullrir un froid qui passe de beaucoup la rigueur des plus rudes hivers de I Eurojn;.

Aussi, la troupe étant parde le 9 janvier de Québec & de Sillery le lendemain, plusieurs, dès le troisième iour. " ' " ' curent le nez, les oreilles gelés, comme aussi les genoux, les doigts ou d'autres parties du corps, & le refte couvert de plaies. Quelques autres, entièrement engourdis par le froid, seraient même morts sur la neige si on ne les avait portés, quoique avec beaucoup de peine, jusqu'au lieu où on devait passer la nuit. Les sieurs de la Fouille, Maximin & Lobiac, capitaines au régiment de Carignan. ayant joint, le 24 de janvier, cette petite armée aux Trois- Rivières, avec chacun vingt soldats de leurs compagnies & quelques habitants du lieu, le froid les éprouva, dès le lendemain, plus rudement encore qu'il n'avait traité les autres les jours précédents; ët Ton fiit contraint d'en rapporter plusieurs aux Trois-Rivières, dont les uns avaient les jambes coupées par les glaces, & d'autres les mains.

les bras ou d'autres membres entièrement gelés. Au Fort Saint-Louis 8^ au F'ort Saintc-Thérèse , on eut soin de remplacer les soldats gelés par d'autres de ces garnisons, afin d avoir toujours le nombre eiie*.hf d'environ cinij (0 Relation de 1660, ccnts (i) OU six cents hommes (2;, & ces pertes furent ainsi ^ , , , réparées par les capitaines de Chambly, Petit & Rouge-

v2^ Journal des Jé- * * . <..• • . • i

Mites, 2g janv. itiôû. oionti & paT le tieutenant Migardet. Ennn la marctie dura fort longtemps, à cause de la prodigieuse hauteur des neiges, & toujours avec les mêmes peines & les mêmes dangers qu'auparavant.

xiu.

I,E Dh'i iftirvrvT s'i

r.ARK LT REBRULii!

1 memin; famink.

Mais, par une nouvelle imprudence. M. deCourcclles était parti le 3o janvier '^3'i du Fort Sainte-Thérèse, où (3j Journal des J(î- ^^^^^ rendez-vous des troupes, sans avoir avec lui les suites, 3n janv. «606. Algonquins qui devaient le conduire; iv. s'étant mis ainsi en marche, sans guides & sans connaître le pays, il s'engagea à Taventure, en tentant des routes inconnues, & s égara tant de fois qu'enfin, au lieu d'arriver à Agnié quHl allait attaquer, il se trouva le 1 5 de février à la Nouvelle-Hollande, un peu au delà d'Orange ou Albanie. A six lieues d'Orange, il rencontra quelques Iroquois, dont quatre furent tués en escarmouchant dans la campaj^nc, enleva deux cabanes, mais non snn>^ perte du coté des Français; car six de nos soldats demeuierent sur la place. Ceci arriva le 20 février, qui était un samedi. Pour surcroît d'infortune, pendant toute la nuit suivante, qu on passa sur le lieu même, il plut continuellement, ainsi que le lendemain. Ce jour-là, M. de Courcelles eut divers entretiens avec le commandant hollandais j & il apprit de ce dernier & de quelques prisonniers que la plupart des Agniers & des Onneiouts étaient allés en guerre chez des peuples plus éloignés, & n'avaient laissé dans leurs bourgs que les vieillards infirmes & les enfants A cette nouvelle, il jugea qu'il était inutile de pousser plus loin l expédition ; & le dimanche au soir, la petite armée décampa avec précipitation, & marcha toute la nuit une partie du lendemain. Le lundi soir, elle rencontra enfin les Algonquins,

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au nombre d'environ trente, qui, s ciaiu livrés à la boisson en chemin, avaient été aînâ retardés par suite de rivFognerie. Us apportèrent pourtant quelques rafraîchissements aux troupes, en leur faisant part des animaux qu'ils avaient pris à la chasse. La longueur inattendue de cette marche dans Tabsencc des Algonquins fut cause que, lorsque Tarmée fut arrivée vers le milieu du lac Champlain, elle commença à manquer de vivres. M. de Courcelles envoya alors chercher environ quatrevingts Hvres de provisions mises en dépôt dans une cache; mais on trouva qu'elles avaient été entièrement enlevées, ce qui lut cause que plus de soixaiitc soldats moururent de faim avant de pouvoir regagner les Forts (i).

On arriva enfin à celui de Saint-Louis le 8 mars; le P. Albannel y faisait les fondions de Missionnaire, êi M. de Courcelles, très-mécontent de son expédition, en rejeta le mauvais succès sur les Jésuites, en accusant ce Père d'avoir

retardé exprès les Algonquins, ce qui n'était point conforme à la vérité, ainsi que l'attella le sieur de Normanville, qui se trouvait avec ces sauvages. Néanmoins, passant par les IVois-Rivières pour descendre de là à Québec : « Mon Père, dit M. de Courcelles a 1 ua de ces Rcligieu.v « en Tembrassant, je suis le plus malheureux gentilhomme « du monde, & ce sont vos Pères qui sont la cause de mon K malheur. » Enfin, arrivé à Québec le 17, il tint encore le même langage, en rejetant tout le blflme sur ces Religieux dans ses conversations particulières avec M. Talon & M. de Tracy. Néanmoins ce dernier, pour le calmer, lui avont dit quelques mots de satisfadion sur cette campagne, M. de (lourcelles sembla prendre d autres sentiments à l'égard des Jésuites. Du moins M. de Tracy, qui leur était trôs-affc(f^ionné 8c qui fut sans doute l'auteur de ce chauj^enienl, les assura que M. de (Courcelles cLail bien revenu sur leur compte, & était résolu de vivre en bonne intelligence avec eux (2).

(i) Jouniil des Jcfluitt», 17 mv» 1666.

M. m eoamGBUM **•

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(») Journal d<t «<• t666.

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rAix.

i34 III* PARTIE. LOUIS xty;

Malgré l'inutilité de cette tentative, dans laquelle nous perdîmes le sieur d'Aigremont, sans compter les soldats tués & ceux qui lurent emportés par le froid ou par la famine, les IroqucMS ne laissèrent pas de concevoir une grande crainte des aitnes Françaises; dès le mois de mai suivant, on vit arriver à Québec des ambassadeurs Sonnontouans demandant pour leur nation la prote^on du Roi de France & la continuation de la paix, qu'ils prétendaient n'avoir jamais violée par aucun acYe d'hoftilité contre nous. M. de Tracy refusa d'abord trcntc-qnatrc présents qu'ils lui otlrirent. Voyant ensuite que ce relus leur était extrêmement sensible & qu'ils le prenaient pour la dernière injure qu'on pût leur faire, il les accepta enfin en leur répétant que ce n était pa^ leurs prc.sents, ni leurs biens, que désirait le Roi de France, mais leur véritable bonheur & leur salut; quils recevraient toutes sortes d'avantages en se confiant à sa bonté; & que pareillement les autres nations en ressentiraient les effets les plus favobles, si elles avaient le même soin de l'implorer en envoyant au plus tôt leurs ambassadeurs. £n effet, on vit bientôt arriver ceux des autres nations Iroquoises, spécialement d Onneioul & même d'Agnié; en sorte que les députés des cinq nations se trouvèrent presque en même temps à Québec, comme pour contrack-r 8c atîêrmir, d'un commun consentement, une paix durable a\cc la b rance. Dans le dessein d'y mieux parv enir, on députa alors avec les ambassadeurs d'Oimeiout quelques Français qui avaient ordre de s'informer soigneusement sur les lieux des dispositions de ces peuples, & de voir s'il y aurait sûreté de se fier encore une fois à eux, afin que les armes du Roi ne fussent pas suspendues par une fausse espérance de la paix.

xvt. ' . , . .

tKs iROQiois RKcoM- Mais, ù pcinc les ambassadeurs turent-ils élomnés de I.ENCKKT1.F.LM HO», ^jj.^^ ^^^'^^ journées(i), que, le 4 juin, M. Jacques Le îi)Rekutgniki666 , Ber apporta à Québec la nouvelle de deux meurtres com-

p. 7» mis depuis trois semaines par les Iroquois à Villemarie &

NOUVELLES HOSTILITÉS DES IROQUOIS. 1666. l35

au Fort de Charably (1). Nous lisons, en cllct, dans le (O Journal de» Jéregiilre mortuaire de la paroisse de MontrCal, que, le •«*«»'4iuîni«'>6. 23 mai, on y enterra un soldat, dit la Jeunesse, de la compagnie de M. de la Frédière, qui y était en garnison, âgé de trente ans, tué par les Iroquois (2). Le 8 juin, des In v Rc^^iUrc de u quois tuèrent à VUlcmarie un soldat de la compagnie de ïi^T/'mï .filSïr** M. de Varenne, nommé Claude Duparc, âgé dVnviron vingt ans, ainsi qu'un autre de la même compagnie, âgé de vingt-cinq ans, nomme Lavau. Ce dernier, quoique tuele 8 avec le précédent, ne lut cependant inhumé qu'après douze iours, ■''3 \ ce qui peut donner à penser qu i! avait 8 & ao

été lue a 1 Lxari, daiis les lieux où la prudence n'avait pas ^lermis aux colons d'aller plus tôt enlever son corps. Bien plus, le mois suivant, lorsqu'on venait de terminer la conftruâion du Fort Sainte-Anne dans une île du lac Champlain, quelques Français de ce polie, étant allés à la chasse, tombèrent dans une embuscade de sauvages Agniers qui en prirent quatre, du nombre desquels était M. de Rôles, cousin de M. de Tracy, Si en tuèrent trois : M. de Chasy, M. de IVaversy, capitaines au régimcot.de j^umai des jé Carignan, & un autre (4) (*). Mîtes, wiSiiieiVôôô!

XVTt.

Cette nouvelle & les meurtces précédents firent aus- ct-«i»E c.osiw. lrs sitôt rappeler les députés Français, & retenir prisonniers vingt-quatre ambassadeurs d'Onneiout arrivés à Québec,

VA L£S An «Ql p.n.

(•) î.c I^. de Charlevoix, assez peu cxacl dans tnnt ce qu'il dit sur cette guerre, assure que les trois officiers tués turent MM. de Chasjr, Chantât & Marin^ & il ajoate : Le premier des trois était neveu de M. de Tracv (5). T)Am Relation de \Gf:ù, on a écrit par {''^ Hirtoirc tic U erreur C^/', au lieu de Chasy. — M. de la Potbcrie, dans son Nouvcilc France, li- Histoire de F Amérique septentrionale, otk il suppose par erreur que ^* *■ ces meurtres auraient eu lieu après l'incendie des viUagêsdes Agniers, ne parle que des trois officiers Français pris nu tocs pnr ces barbares & Uti désigne sous les noms de : MÀf. de Chast,dc Lcrole, de Montagny. Ilajoute-(il y a ici quelque omission dans son texte), dont les deux étaient parents de M. de Tracj'. A^arinia tua MM. de Chasi (O) Histoire du l'Amé- ^ Montagni, quelques autres Français & (les Agniers) emmenèrent rique septentrionale, Af, de IdOroif dan» leur pays (6). 1. 1 1, p. "i*.

dans la barque de M. Le Ber, le 6 juillet, avec des lettres yt) Journal des Jl'- d'Orange (i). D'après la coutume des sauvages, on aurait

«uitcs, juillet. fendre la tête à coups de hache à ces derniers; mais,

sans suivre cette loi berbarc, on jugea que le moyen de (i) Rdatkiade 1666, tirer luîeux raison d'une si noire perfidie (2), c*était d'aller

^' dans le pays des Iroquois pour venger la mort des officiers

tués, & délivrer ceux qui avaient été conduits en esclavage. En attendant, comme on avait tout à craindre à Villemarie de la part de ces barbares, on donna ordre d'y conftruire de nouvelles redoutes. Le 22 juillet, fête de sainte Madeleine, les chefs de \:^ troupe qui y était en garnison allèrent donc au dessus de la pointe Saint-Charles & de la rivière Saint-Pierre, comme aussi vers le Saut Saint-Louis, alin de désigner les empiacementi où I on établirait ces redoutes; & peu après on reçut de M. de Tracy un ordre qui obligeait tous les habitants à fournir chacun trois journées pour aider à ces conilruâions, ce : GrciFc de \ iiic- qui fut exécuté(3). M. de Sorel, qui eut le conuDandement

cïïire ti" FmBfci" ^ seconde entreprise, partit avec trois centshommes,

.i8scpt.i667. * dont environ deux cents Français, & parmi eux un bon nombre de Montréaliftes, & les conduisit à grandes journées dans le pays des Iroquois, avec ré&olution dy faire main basse partout.

x\in.

». UE »oiiEi. KEviENT Aluïs u Mugt licucs dc leurs bourgades, ayant rencontré de ces barbares, il se disposait à les charger, lorsque le bâtard Flamand qui était à leur tête Taborde, lui dît quHl va à Québec traiter de la paix avec M. de Tracy, en lui ramenant les prisonniers Français pris près du Fort Sainte-Anne, & lui offre toutes sortes de satisfa(51ion pour le meurtre de ceux qui avaient été tués. M. de Sorel le crut, &, sans poursuivre son expédition, le conduisit à M. de Tracy, en ramenant avec lui les prisonniers, qui furent en effet rendus. Un autre chet Agnier arriva peu de jours après à Québec, & se donna encore pour député de son canton. La petite armée étant donc retournée à Québec, on ne parla plus que de la paix qu'on espérait con-

ttn» Avon wax fait

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dure par un commun Conseil de toutes ces nations, qui, en effet, avaient leurs députés réunis dans cette ville, & on ne doutait pas que les Agniers ne fussent véritablement disposés eux-mêmes à y donner les mains. Mais un jour que M. de Tracy avait invité le bâtard Flamand & un autre capitaine Agnier à sa table, le discours étant tombé sur la mort de M. de Chasy, le chef Agnier, levant le bras, dit que c'était ce bras qui avait cassé la tète à ce jeune officier. On peut juger quelle fut l'indignation de tous ceux qui étaient présents. M. de Tracy, prenant la parole, dit à cet insolent sauvage que désormais il ne tuerait plus personne, & sur-le-champ le fit étrangler par le bourreau en présence du bâtard Flamand, qu'il retint prisonnier (*). Ainsi cette seconde expédition n*eut aucun résultat, non plus que la première, & fit juger qu'il fallait employer la force des armes pour réduire enfin les Agniers.

(*) M. de la Potherie, dans le récit fort inexafl qu'il bit de cette affaire, a mêlé des circonfhincea qui pourraient n'être pas dénuées de

fondement. II rapporte que les Iroquois, au nombre du quarante, arrivant à Québec, criaient depuis la basse ville jusqu'au Fort, & pendant un quart de Iteoe de chemin, répétaîeiit avee dameiir cei paroles : Onontio, Onontio, ho, ho, Squenon, SqHtuoHf qi^ veulent dire, ajoute-t-i], notre père, donm-notts la paix, Qii^enfin, cdui qui fut pendu s appelait Agariata (i). {Olliftoiredcl Amc-

flque septentrionale, t. Il, p. 85.

l38 ' lU" PARTIE. LOUIS XiV.

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