M. DE LAVAL, PRÉVENU CONTRE S. SULPICE. 1667. I
çait comme lel : les otiiciers du Roi lui objectant, quoique à tort, qu'elle était douteuse & devait être rellreinte dans de certaines limites (i) (*). D*un autre côté, s*il ne crai- (o AKbivm de la gnait pas que les Ecclésiailiques de Saint-Sulpiœ remuas- f^c aux" catim^ sent pour flaire noinmerM.de QueyhisÉvéque de Québec, 167». au moins prétendait-il que, depuis qu'ds étaient déçus de Fespérance de le voir Évéque^ils avaient usé de fraude & de ruse pour se faire attribuer les cures de Québec, de Montréal, peut-ctre même d'autres, ^ aussi pour rechercher tous les moyens d alfaiblir ou même de ruiner tout à fait la dépendance due à son autorité (**\ tels qu'était ce i)ref d'approbation accorde à son insu en faveur des Hospilaheres '^'2j. Ce qui pourrait aulon^cr a penser que .:; Archives de In telle était en efet la source de ses préoccupations, c eft p™i»ip" '«. '^''^ Lct-
> J J- A^^ A* f Vl^ - tre aux cardinaux, da
que, après plus de dot ans d umances pour être faitEveque 19 aoAt 1667.
titulaire, voyant que toutes ses démarches repaient sans
succès, & désespérant de procurer le bien du Canada tant
qu il ne serait que simple Vicaire apoUolique. il partit de
lui-même pour la France, comme nous le dirons en son
lieu. 8c résolut de ne plus retourner à Québec, s'il n en
était inllilué Kvèque titulaire (3) . Aussi lorsque, après (3; Archives iic ia
un seiour de plusieurs années en i'rance, il eut enlm ob- L
' • , ' tre de loytm
tenu ce titre, il tint a l'égard des Kcclésialliques de Saint-
(*) Longoexperimento cdotitus sum,quam pariim luta sit Vicarii ApoAolîci conditio, advenus tniniftros aulîcos, quîbus îd familîare eft (■bjiccrc :dubi-im c-NC ViVaril Apostolici auJoritatorn ccrtlsqUC lîmi'» tibus coercendam. (Archiyes de la Propagande, ibid.)
Aliundc ctiam nobis apparuit multa alla niolitoi esse per fraudem & subreptionem ; inter alia ut sibi parochiae Qoebecensis & Montis Rc;;;ilis (S: forte alia: sibi attnhncreiitur; ea deni ^uc omnia qux dcpciiiiciiuam Episcopo débita m iniiiugeicut aut dcbiiaaicntj poftquam a spc Efrâeopatûsdccideruot. {Archives de U Propagande^ ibid.)
Quaproptcr, rcbus mature cxpensis, in animum induxi meum abdicare me Vicarianu Apoflolki offido, née ad Novatn Franciam redire, nisi ercclo Episcopatu Bullis Ordinarii munitum atque provisum. Hic navigationis mejc voCorumque meorum tinis eft. {Àr-
diivcs de la Propagande, ibid.)
l8o m* PARTIE. LOUIS XIV.
Sulpice un tout autre langage, donnant même dans ses aâes publics mille éloges à la pureté de leur foi, au désintéressement de leur zèle, les représentant comme des prêtres qui auraient pu être proposés pour modèles à tout le refle du clergé, & leur attribuant pour toujours les cures de l'île de Montréal, avec pouvoir aux Supérieurs du Séminaire d'y nommer ceux de leurs Ecclésiaftiques qu'ils jugeraient propres à les gouverner. ' Les prêtres du Sémi- « naire appelé de Saint-Sulpice, dit-il, ayant, par leurs « soins 6c leurs travaux, produit déjà depuis tant d'années « dans la Nouvelle-France, principalement dans l'île de « Montréal, de très-grands fruits à la gloire de Dieu & à « l'avantage de cette Eglise naissante, comme étant très- « irréprochables dans la foi, la do^ne, la pîété, la con- « duite, nous leur avons donné à perpétuité, & leur don- « nons en vertu de ces présentes, les cures de l'ile de « Montréal, afin qu'elles soient parfaitement cultivées, « comme jusqu'à présent elles l'ont été le mieux qu'il se (0 i\rcluvec «k la « pouvait par leurs prédications &: leurs exemples f i) (*'). » Propas-nde. M<moi. g^^g^ ^aval les eut en si grande elUmc lorsqu'il fut
vie Montréal, annces dcveuu Evêque titulaire de Québec, qu'il leur ofï'rit la i83i et i865, direction de son Scaiinaire diocésain, que la Société des prêtres des Missions étrangères, à laquelle il l'avait uni, ' semblait ne pouvoir plus soutenir par défaut de sujets, conduite que cependant les prêtres de Saint-Sulpice n'acceptèrent pas, comme nous le dirons dans la suite.
(") Conccssio parochiarum insulœ Montis Re^alLs, Scmiiidrio SancH S«/jpihï,an 1678. « Cum autem sacerdotes Seminarii a SantHo « Sulpitio nurrcup.iti , în Nov.i Fnincia, ac pracipue in insula Montis « Kegii, &uis curis ac laboribus, jam totab hinc annis maximos edic derînt fruflus ad Deî gloriam, èc nascentis hujus Ecclesise bonom, « utpotc qui sint fide, doririna, pictatc ac moribus probalissinii : « ils ut dicUc paroihia.' omni Itudio pcr vcrba & exempla cxcolantur^ «1 uti hailcnus excultx' sunt quam optimc, cas ipsas in pcrpctuum « concessimus, & vi pra-scntium adhuc concedimus; ita ut qui ex € dicih prcsbYteris elccli ^'c conHituri ihi fuerint ad munia parochî € exerccndâ, per superiorcs diiti Seminarii amovcri possint, atquc c mutari. *
M. DE LAVAL, PRÉVENU CONTRE S. SULPICl,, 1667. 181
Mais, avant d*avoir obtenu le titre d'Évêque de la uéhancbÏ^* préten- Nouvclle France, il était tout autrement aflfcdé à l'égard Tioi«i«ii.DELi-TAt de ces mêmes Ecclésiaftiques, ou plutôt la crainte devoir jJJJJ^'*»'*"''*"^" son autorité diminuée par des concessions semblables à celles du Bref d'Alexandre \' 11 lui faisait prendre des prccautions qu'on a de la peine à comprendre. Ainsi, par son . édit d établissement de la Compagnie des Indes occidentales du mois de mai 1664^ le Roi, qui avant tout voulait procurer rétablissement de la religion en Canada, avait obligé les membres de cette Compagnie à y bâtir des églises, en leur attribuant, comme aux (tatrons de ces églises futures, le droit d'en nommer les curés (i). Dans (0 tau* et <.rd«ncette disposition, quoique conforme à V usage, M. de Laval art.^i«», crut voir quelque dantr r d'atteinte portée à son autorité ; p. 4t* il. en tut même si alarme, qu'il Técrivit au Pape Alexandre VII le 25 octobre i6b5, en lui alléguant ce danger prétendu comme une raison nécessaire <^ urgente pour qu'il ne diiicrât pas de lui donner le titre & 1 autorité d li^véque de Québec (2) (*). Enfin, à l'occasion du Bref relatif aux («)Ardiiw» de la Hospitalières, cette crainte devint même si excessive dans ricaT^aHada^2tZ M. de Laval, qu^elle lui inspira autant de défiance des 8- Kaiend. nwembrù officiers de la Cour Romaine qu*il en avait déjà conçu contre les Sulpiciens; car elle le porta à demander, dans son Poû-Scriptum, qu'Alexandre VII voulût bien déclarer d'avance suspeéïs et de nulle valeur tous les Brefs & toutes les Lettres apoftoliques qui insinueraient de quelque manière que ce tût cette indépendance. Qu'en conséquence, on n'accordât à Rome aucune grâce pour le Canada que de 1 avis même du Vicaire apoljolique, ou qu'on conférât
(*) Liceat mibi dicere qucxi sentio : periculum aliquod esse in mon. Créa ta eft enim soetetas qucedatn mercatonim in Gallia, quae
omnia sibi usurparc possc vidctur, sacerdotes quos volucrit mitterc, parochias creare, parochos nominarc,&. de rcbus ccclesiafticts multa (latuere, pra>textu puto quod nullus sit ordinarius : ex quo iic ut issitomnino necessarius utobviam multis hujitsinodi incommodis eatur. (Archives de la Propagande, ibid.)
ni* PARTIE. LOUt8 ZIV.
à celui-ci la plénitude de puissance que le Pape pouvait v exercer, promettant toutefois d en user avec modération
(1) Archim de la ^ sagesse (')(*)• ne voit pas que ia Cour Romaine faTrux^du 29 aoû^ ^î* aucuDe féponsc à ces demandes, qu'elle jugea sans
doute n*avoîr pas un raisonnable fondement. Dans ce . Poft-Scriptum, en supposant, comme on Ta dit, que les prêtres de Saint-Sulpice avaient usé de ruse & de fraude pour s'affranchir par toutes les voies possibles de la dépendance où ils devaient se tenir à son égard, M. de Laval faisait sans doute allusion au recours qu'ils avaient eu récemment aux ofiiciers du Roi, pour obtenir la conlirmation de la jullice de leur île, celle du droit d en nommer le Gouverneur, deux privilèges dont il s ciait clibrcé de les dépouiller pour procurer, comme il le pensait sans doute, le bien général de la colonie. Au moins, quoique ces deux privilèges fussent du ressort de la seule autorité royale, on peut supposer qu'un homme si délicat sur Texercice de Tautorité qu'il avait eue dans le pays, vit de mauvais œil qu'ils eussent été remis en possession, malgré lui, de Pun & de l'autre de ces privilèges. On ne peut guère douter non plus qu'il n'ait attribué à la ruse 8c à la fraude, pour éluder son autorité, Pappel qu ils interjetèrent alors au Conseil privé du Roi, au sujet d'une affaire qu il leur suscita, & qui lit trop de bruit pour la passer ici sous silence.
K. UK LAVAL ATTAQt^e Par le contrat de fondation de leur H6tel'Dieu, les sru E LES ^ssociés de Montréal avaient attribué à l'Évêquc ftitur le ncE. droit de connaître des affaires temporelles de cet établisse-
(2) \ac de Ch«u8- ment (a); & M. de Laval,^se fondant sur ce titre» voulut
«icre, not'tire i Parts>
du jfi mars l<î5(i. ' ■- ~
(*) txpedire omnino ad bonum pacis viderctur, ul Sua Sanctitas dcceraeret litteras omne* seu Breria pm sospeflb, seu subreptitiis hahenda, quae quaracumquc hufusmodi indcpendenliam insinunrcnt, & eam de nobis âduciaia haberet non abasuros nos plenitudine poceftatis qnani ifi liis inidis confene dipiaretur : ita ut qoBcumqae ad banc Eccleuam spcâarentad nos remitterentur, vcl non decernerentur Roma:, prni«!i.7Tiam qti^ rcpraescntcnda nobis viderentur^ reprcscntassemus. (Archivex de ia Propagande^ ibid.)
M. DE LAVAL, PRÉVENU CONTRE S. SULPICE. l()()7. l83
obliger le Séminaire, qui avait succéJé aux Associés, de rendre à rHôtel-Dieu les vingt-deux mille livres, emplovées par AL de MaibOiineus e a lever ia recrue de i653, comme aussi de reprendre les cent arpents de terre défrichées, donnés alors à l'HôteUIXeu, en compensation de cette somme. Ces Ecdésiaftiques, obligés de faire chaque année d'énormes dépenses pour le soutien & Paugmentation de la colonie, se refusèrent à ce remboursement, & avec d'autant plus de raison que, n'y étant tcnuf; par aucun principe de juftice, ils se voyaient déjà chargés de terres considérables, qu ils avaient mises en valeur pour avancer l'établissement du pavs, sans retirer de ces terres leurs frais de culture; #t qu'enfin les cent arpents de l'Hôtel- Dieu, tombés en friches depuis longtemps, ne rapportaient presque rien (i). Pour les y obliger, M. de Laval objedait Lettres de m. que la fondatrice de THÔtel-Dieu n'avait pas consenti à J^'*c'2î<îi""i^*ÏÏriî cet échange. Cependant les Associés de la Compagnie de 1684.*^' **" Montréal s'étaient crus si assurés du contraire, qu*en cédant leur seigneurie au Séminaire de Saint ^lp!ce en 1 663, ils Tavaient obligé à l'exécution du contrat qui attribuait à l'HôteUDieu, en remplacement des vingt-deux mille livres, les cent arpents de terre comme faisant partie de la fondation de cet établissement (2). l'^nfin, quoique des (ï)iidit5,ordonnan-
nersonnes des plus diuneN de foi 8; des plus désintéressées, ^\ roya"". Q.i«<bcc, ^ ' ... 1854. Contrat de di>-
telle^ que M. de Maisonneuve, qui vivait encore, made- nation du 9 ma»
moiselle Mancc , assurassent que madame de Bullion '^'6î#*rt. 2, p. 9».
avait réellement consenti (3), M. de Laval demeurait lou- ( >) Archives du 8<5-
iours ferme dans son dire, & exigeait absolument qu'on lui vincmarie,
. . . . ^ . • . ? . Im/tMatre de Paris.
montrât un écrit signé par la donatrice elle-même. La Reqoâtedemademoi-
chose était impossible, puisque madame de Bullion avait
mis pour condition, dans ses largesses, qu*elle ne paraîtrait
jamais & ne serait nommée dans aucuru écrit (4). Néan- (4) Lettre da M.
moins M. de Laval, sur le seul défaut de cette pièce, Troinon à m. Remy,
accusait les prêtres de Saint-Sulpice d'être détenteurs
injuftes du bien de lHotel-Dieu, & leur faisait de cette
prétendue rellitution une obliii;ation rigoureuse de con
science. « On voudrait nous donner du scrupule sur cette
184 lit* PARTIE. LOUIS XIV.
a affaire, écrivait le Supérieur du Séminaire Saint-Sulpice a de Paris; mais j^ai témoigné à Mgr de Québec que je ne (i) uttra de M. « voyais point qu'il y eût la moindre diflSculté pour notre Tronson, ibid. « coDScience. Nous sommes parfaitement en repos de ce mîiii«dï'vSeï.i^ * Côté & bien fondés en raison (i). » Enfin, pour conlettre de l'Évoque de traindfe Ic Séminaire, M. de Laval le cita devant Tlnten- ^^"^/.^g dant (2), ou plutôt devant le Conseil souverain de Québec.
lE DIFFÉREND jucé EX Plusicufs persoiincs furent étonnées qu'on voulût FAVEua DE» PKÊT«E$ jugcrains!, après leur mort, les Associés de Montréal, ëc exaniuicr si dci lioinmcs dont la mémoire était en grande vénération dans toute la France, tels que le baron de Renty, xM. Olier, M. Brandon, avaient bien ou mal versé dans une œuvre qui était un pur effet de leur religieuse libéralité & de leur zèle. Ces personnes conseillèrent aux seigneurs de Montréal de se pourvoir, non devant' une 0) Archives du sé- Cour de justice, mais au Conseil privé du Roi (3), où
îiïïto&i^AÎ'ïîrf»' ^^'^'^ toujours plus d'égard à l équité naturelle qu'aux consultation de m! formalités légales. On prit ce parti, 8c le Roi é\oqua, en
'^"i'**"/' ^""'^^^ " eliet, l'aflaire à son Conseil pri\ é. Les membres de ce 1667, ^ ., , , , , , ■
(.onscil, tous d une probité, d un desintéressement Si
d une piété reconnus, parmi lesquels étaient des jurisconsultes des plus habiles du royaume, décidèrent que, quoique mademoiselle Mance n'eût pas été munie d*un pouvoir suffisant pour engager ainsi rHôtel-Diea, & qu'on n'eût pas observé dans cette af&ire toutes les formalités qu'on exigerait dans une Cour de juflice, cependant, toutes choses mûrement considérées, le Séminaire n'était tenu à aucune reftttution. Cette décision était fondée sur le consentement assez manifede de la fondatrice alors décédée ; sur la proportion qu'il y avait eu entre la valeur des terres 8: la somme de yingt-deux mille livres; enlin sur l'équité naturelle. On jugea qu'il n'était pas jufte, en eliet, de faire porter aux seigneurs de Montréal seuls les frais d'une recrue qui avait profité à tous les colons de ce pofte, . à l'Hôtel-Dieu» & même à toute la colonie Française^dont la perte eût été infaillible sans ce secours. Qu'au refte>
RETOUR DE M. DE QUEYLUS EN CANADA. 1668. l85
cette recrue ayant coûté soixante-quinze mille livres, les seigneurs de Montréal s'étaient montrés très-généreux en en fournissant cinquante4rois mille d^ailieurs; comme aussi en faisant eux seulsj par la cession des cent arpents de terre^ le remplacement des vingt-<leux mille livres, quoique d'après Téquité naturelle toute la colonie ëc T Hôtel-Dieu lui-même eussent dû y contribuer (i). Cette déci- CO Lct-re de M. sien, qui mettait les seigneurs de Montréal dans une par- * '^*'"^»
faite assurance, ne satisiit pas M. de Laval. 11 revint encore à la charge, voulut qu'on jugeât raffaire de nouveau, &, pendant plus de vingt ans, ne cessa d'agir pour obliger le Séminaire à rembourser les vingt-deux mille livres, jusqu'à ce qu'enfin son successeur, M. de Saint- Valier, ayant pris connaissance de Taffaipe en tôgS, jugea qu'on ne devait plus en parler.
Cependant M. Souart partit pour la France, arrivé «.«squevlwwamb à Paris, mit tout en œuvre pour attirer à Montréal de nou- *" c***»*»
veaux ouvriers évangôliques qui pussent suffire à l'abondance de la moisson (2). Il avait surtout à cœur d y rame- (a}HiitoireduMoniner M. de Oueylus, alors Supérieur de la Communauté '^^«*^*«*^« des prêtres de la paroisse de Saint-Sulpice, qui portait un vif intérêt aux colons de Villcmarie, quoique toujours exilé de ce pays (*). M. Souart, qui Tavait remplacé à Montréal, désirait beaucoup de lui remettre la supériorité du Séminaire, tant à cause des qualités avantageuses de M. de Queylus pour cette place, que de la générosité de son zèle pour procurer l'avancement de cette colonie. D'autre part, la Cour, n'ayant rien plus à coeur que de ia
{*; C'était peut-être pour obtenir le retour d'une personne qui devait être si utile à l'avancement de cette colonie, qu'au mois d'oito- ^<^8'fi"^ brc procèdent M. Souart avait foadé, aux noms de MM. de Queylus, riV^'ddiMMtûln du d'Aliet & Galinier, l'entretien d'une lampe qui devait brûler à perpé- "g'^a. ifiCfiJirdiim tuite devant le maitre-autcl de la paroisse de Villcmarie, h une séminaire de Vilmesse célébrée chaque année en l'honneur de l'enfant Jésus, dans lem&tict Inventaire de l'OaaTe de NoCl (3}. • i»«n>, 1 g oâ. iri66.
voir se fortifier & s'acoottre, & étant d'ailieurs bien édaircie sur tout Ce qui coucemait M. de Queylus, Tinvitait elle-même à repasser en Canada. L'ancien itonce Piccolomini, devenu cardinal, faisait lui-même Téloge de cet
Ecclésiaftiquc dans une lettre écrite de Ravcnne, cette ( I ) Archives de h\ année 1667, au secrétaire de la Propagande (i). Enfin l Ari>TOpagandc,^v^^i»«- ^j^^^^ j^^yç Rouen avait renoncé depiiis longtemps à icure du ao janvier toutc prétention sur la Nouvelle-France; on ne pouvait donc pour aucun motif raisonnable en exclure plus longtemps M. de Qucylus, alors surtout que la population, croissant de jour en jour, demandait un plus grand n(^mbre de Missionnaires. Cette nécessité était manifefte, & personne ne la sentait mieux que M. de Laval, t Pour pro- « curer immédiatement les secours spirituels aux nom- « breux habitants qui sont ici, écrivait-il au Souverain « Pontife, il faudra faire venir de France des prêtres déjà « formés 8c en appeler encore d'autres tous les ans; en « attendant que des jeunes pcns inditîcnes, nés de Fran- « çais, qui seront jutzcs propres au saint Miniftère, gran- (1 7Wrf. Lettre «u « dissent &. soient élèves 2 . • Al. de Queylus, voyant W «T''******^' '^^^"'^ "^^^ rOcéan lui était ouvert, & que le Roi Tinvitait même à repasser en Canada, dans Tespérance que sa présence contribuerait beaucoup à Taugmentation de Villemarie, se disposa à partir avec plusieurs autres Ecclésiaftiques du Séminaire. 11 fit son teftament^ le (:<) Bibliothèque Ma- 13 mars 1668 (3), avant de s'embarquer, & arriva heureunuscrit i88*'**in fcS* accompagné de trois de ses confrères (4). M. de
Maison de Qi^T^t Laval, jusqu'alors si inflexible, & qui ne s était rendu ni P' 68- aux sollicitations, ni aux inllances de personnes puissantes
(4}Htft<»redaMont- . . j . . j . . i- -i
uiÀ, par M. i><iiiicrdc demandaient son retour, céda tout aussitôt des qu il Casson, ifKi? à 1608. sut que tel était le dé>ir du Roi. ^ s empressa même de le recevoir avec honneur, comiuc nous le dirons bientôt, ce que lirent au:>si le clergé de Québec, les Commuuaulc6 & les autorités civiles & militaires.
La Mère de Tlncarnation, qui avait jeté un voile sur son renvoi en France, a eu soin de taire aussi les raisons