‹ Histoire de la colonie française au CanadaChapitre 88 sur 182 · I ni. Québec · texte numérisé non relu

I ni. Québec

que ceux qui établiraient des brasseries auraient seuls le p. 43, 44. — Relation

privilège de vendre de la bière, pendant dix ans, pour se d«

dédommager de leurs avances; & laissa pourtant aux

autres habitants la liberté d*en fabriquer pour leur usage,

éc pour celui de leurs familles & de leurs serviteurs (3). («} ledits, ordonnance», iM,

Quoique la M^re Marie <!e l'Incarnation ait écrit que ces manujactures tt'étaient point en usage par le passé en Canada (3| Lettres de ta

il fMratt qu*à Villerottrie, plusieurs y étaient exercées déjà & d*«tttres Mère de rincantttioni encore :lcs seigneurs ayant envoyé de France des ouvriers to -.s cnpa- P> ^49^ bles de quelque métier utile à la colonie. Nous avons vu, en eâet, que M. de Maiionneuve fie des gratifications d'argent & dei

sions de terres i un grand nombre de ses solJatt,qui se fixèren- à (4') ArdiivesdcrH<)- Villemarie comme habitants pour y vivre de leur propre induilrie. '•••t^'w Vilk* Outre qu'en 1671 nous y trouvons une tannerie, qui même avait ^^^'^ ^

déjà donné son nom au quartier où elle était établie (4), il eft certain thTZudclyir. que, longtemps avant rarrivcc de M. Talon, i! y avait à Villemarie, lus dcccnt arj^nudê pour Tusagc des colons, une brasserie dans le voisinage du l'on, lerre, du » mût 16711 ainsi qu*on l'a rapporte déjà. n. i«.

244 ill* PARTIE. LOUIS XIV.

DltASSEKIES A VILLB

Nous avons vu qu'avant Tarrivée de M. Talon, il exîûait déjà une brasserie à Vilieniarie pour Tusage des colons. La population s'étant beaucoup augmentée, & celte brasserie ne pouvant plus apparemment suffire aux besoins après Tarrivée des troupes, on désira d en établir une nouvelle^ conformément aux intentions de Colbert. Comme cette entreprise demandait de grandes avances de fonds, & qu'à Villemarie les prêtres du Séminaire étaient alors seuls en état d'y fournir, les habitants, pour les exciter à s'en charger, leur proposèrent d'acheter pour cet usage le hangar dont ils étaient propriétaires, leur dessein étant d'en employer le prix a la bâtisse de l'église paroissiale. Ce fut le résultat d'une assemblée où se trouvèrent les notables du pays, MM. Picoté de Béleftre, marguiUier d'honneur, Pierre Caille, Pierre Gadois, Jean • Aubucfaon, Gilles Lauzon, tous marguilliers, Louis Che> valier, syndic du pays, accompagné du juge M. d'Ailléboufl, du procureur fiscal M. Migeon, de M. Jacques I.e Ber & autres, représentant la principale partie des habitants. Les prêtres du Séminaire, présents à l'assemblée. Greffe de v;ije- acceptèrent cette proposition, & Gilbert Barbier fut désigné marie» »3 juin comme expert pour faire l'eftimation des bâtiments ainsi Miftéraiion dcsiubi- yendus pouT servir à la nouvelle brasserie (i).

KouuM A SMJ ÉTAOLis L'urrivée des troupes du Roi, qui séjournèrent en AmxMMmu ivoiM^ très-grand nombre à Villemarie, donna Heu à rétablisse- ^ ment des premiers moulins à eau qu'on ait vus dans ce

pays. Nous avons rapporté que d'abord les seigneurs de Montréal avaient fait conftruîre un moulin à vent près du Fort, sur le bord du fleuve Saint-Laurent, appelé pour cela moulin du Fort, & ensuite un autre appelé du Côfi) GrefTe Je Ville- tt'ûu 12). C'étaient les seuls qu'il y eût encore à Villemarie

t'irn'''co'ntro LuTii ^^^""^^l"^' '"^ troupes furent arrivées & quil fut

<liàfe,sitept. nécessaire de moudre le blé defliné è leur subsiftance, les farines qu'elles avaient apportées s'ciant gâtées en mer, ces deux moulins se trouvèrent insuffisants aux besoins des colons, qui ne savaient où faire moudre leur blé. On

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