‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 129 sur 326 · EN JUSTICE LES PRE- TRES DE SAINT-SVL- PK.E · texte numérisé non relu

EN JUSTICE LES PRE- TRES DE SAINT-SVL- PK.E

(*) Expedirc omnino ad bonum pacis videretur, ut Sua Saiiftitas dccerneret littcras omnes seu Brevia pro suspcdis, seu subreptitiis habenda,qux' quamcumquc hujusmodi indcpcndentiam insinuarent, &. eam de nobis fiduciam haberet non abusuros nos plenitudine poteflatis quam in his initiis conferre dignaretur : ita ut quœcumquc ad hanc Ecclesiam spedarent ad nos remitterentur, vel non decernerentur Romoe, priusquam quic rcpracsentenda nobis vidercntur, rcpresentasscmus. {Archives de la Propagande, ibid.)

M. DE LAVAL, PRÉVENU CONTRE S. SULPICE. 1667. l83

oblii^er le Séminaire, qui avait succédé aux Associés, de rendre à r Hôtel-Dieu les vingt-deux mille livres, employées par xM. de Maisonneuve à lever la recrue de i653, comme aussi de reprendre les cent arpents de terre défrichées, donnés alors à l'Hotel-Dieu, en compensation de cette somme. Ces Ecclésiaftiques, obligés de faire chaque année d'énormes dépenses pour le soutien & l'augmentation de la colonie, se refusèrent à ce remboursement, & avec d'autant plus de raison que, n'y étant tenus par aucun principe de juftice, ils se voyaient déjà chargés de terres considérables, qu ils avaient mises en valeur pour avancer rétablissement du pays, sans retirer de ces terres leurs frais de culture; & qu'enfin les cent arpents de l'Hôtel- Dieu, tombés en friches depuis longtemps, ne rapportaient presque rien (i). Pour les y obliger, M. de Laval objedait (i) Lettres de m. que la fondatrice de THôtel-Dieu n'avait pas consenti à Tronson à m. Doiiier

,1 ^ 1 1 « -^11/". . , de Casson, 10 avril

cet échange. Cependant les Associes de la Compagnie de igg^^ Montréal s'étaient crus si assurés du contraire, qu'en cédant leur seigneurie au Séminaire de Saint Sulpice en i6G3, ils lavaient obligé à l'exécution du contrat qui attribuait à l'Hôtel-Dieu, en remplacement des vingt-deux mille livres, les cent arpents de terre comme faisant partie de la fondation de cet établissement (2). Enfin, quoique des (2)Édits,ordoanaa. personnes des plus dignes de foi & des plus désintéressées, '^'^ roy»"x, Québec,

: 11 A* j A/r • . .* . ' 1S54. Contrat de do-

telles que M. de xMaisonneuve, qui vivait encore, made- nation du 9 mars moiselle Mance , assurassent que madame de RuUion 'j''^^ ''^•"t- 2. r- 94avait réellement consenti (3), M. de Laval demeurait tou- (X) Archives du séjours ferme dans son dire, & exigeait absolument qu'on lui niinaircdeViiiemarie,

. / Inventaire de Paris.

montrât un écrit signe -par la donatrice elle-même. La Requête de mademoichose était impossible, puisque madame de BuUion avait ^'^"'^ ^'^"" ^" ^""' mis pour condition, dans ses largesses, quelle ne paraîtrait jamais & ne serait nommée dans aucun écrit (4). Néan- c^) Lettre de m. moins M. de Laval, sur le seul défaut de cette pièce, Trrmson à m. Remy, accusait les prêtres de Saint-Sulpice d'être détenteurs '^'""^'''^ '^^-' injures du bien de 1" Hôtel-Dieu, & leur faisait de cette prétendue reftitution une obligation rigoureuse de conscience, « On voudrait nous donner du scrupule sur cette

Iir PARTIE. LOUIS XIV.

( I ) Lettre de M.

Tronson, ibid.

(2) Archives du séminaire de Villeniarie, lettre de l'Évêque de Pétrée à M. Talon^ 17 sept. 1666.

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