POPULATION AUGMENTÉE
« envoyés par le Roi), ceux qui sont établis depuis long-
« temps dans le pays ont tant d'enfants, que cela eft mer-
« veilleux, 8c tout en foisonne(i). » C'était pareillement ce (OLctucsde Marie
qu'écrivait M. de Laval dans sa lettre à IVl. Poitevin, dont de 'incarnation, lettre
^ . . • 8j«, oct. lO'jf), p. 1)41.
on a parlé : « Les familles de nos Français sont très-nom-
« breuses en ce pays; dans la plupart, il se trouve huit,
« dix, douze, & quelquefois jusqu'à quinze & seize en-
« fants. Les sauvages, au contraire, n'en ont que deux ou
« trois, & rarement ils passent le nombre de quatre (2). » (>.; Relation dcir.r.s,
C'était aussi ce qu'écrivait M. de Queylus à Colbert, p- ^'•
comme nous l'apprenons par la réponse que lui lit ce
minière : « J'ai eu beaucoup de joie, lui dit-il, de voir par
« la lettre que vous avez pris la peine de m'écrire le
« 12 oclobre dernier, que vous me confirmez les assu-
« rances que j'ai eues d'ailleurs, que le nombre des habi-
« tants de la Nouvelle -France elt augmenté des deux tiers
« depuis le temps que le Roi s'applique & donne ses soins
« à l'accroissement de cette colonie ; & vous ne serez pas
« fâché d'apprendre, par M. Talon, les efforts que Sa
V Majefté a faits encore cette année & qu'elle continuera
(I de faire les années suivantes pour y envoyer des hommes, (3) Archives de la
« & contribuer, par ce moyen, à cette multiplication si TSuRSpourts
« avantageuse &. si nécessaire. Je m'en remets à ce que Compagnies des in-
« M. Talon vous en fera savoir (3). » ^^f '^°.'- h^, lettre du
^ ^ i5 mai ibGg.
En envoyant ainsi des colons en Canada, le Roi s'ap- augmentation- de la pliquait surtout à l'augmentation de la population de la ville de Québec, jusqu'alors si négligée par les diverses (Compagnies de commerce qui avaient possédé ce pays. Quant à Villemarie, dont il avait aussi grandement à cœur d'augmenter le nombre des habitants, il s'en reposait en très-grande partie sur le Séminaire de Saint-Sulpice. « Sa « Majeflé s'attend bien, écrivait encore Colbert à M. de « Queylus, que la colonie de Montréal augmentera consi- '^^ Archives de h.
■^ ^ . " niarme, regillre des
« dérablement par vos soins & par votre application, ce ordres du roi pour « dont elle se repose presque entièrement sur vous (a.). »> '"^^ <-ompagniei des
T I T • i- 1 • n-n Indes, fol. i4.t), lettre
Les espérances du Roi turent heureusement jullinées par du 0 mai iGGd.