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MARCHÉS PUBLICS ÉTABLIS

(0 Greffe de Ville-

conrtruisit alors un moulin à eau sur le fleuve Saint-Lau- "^5^ f ° décembre

. . i()()o. Jugement de

rent, qui fut la propriété d'Olivier Charbonneau & de m. d'Aiiiebouft. Pierre Dai^enets (i\ ^ ensuite un autre que le Séminaire (2)Grene de Viiie-

, ,. *" • , 1 o • nf • / \ marie, 25 od. i6()0,

tit établir au pied du courant Sainte-Marie (2). ^6 nov. 1670.

Pour la commodité des particuliers, qui avaient à se ÉrABussEMrNTOEMAR-

I , , • ' 1 • o • CHÉS PUilLICS A Qi;É-

pourvoir des choses nécessaires a la vie, 6: aussi pour ^^^ ^^ ^ mliema-

Tavantage des gens de la campagne, qui désiraient de rie.

vendre leurs denrées ou les produits de leur induftrie,

Colbert voulut qu'on tînt chaque semaine des marchés

publics (3); 8c, en conséquence, le Conseil souverain avait (\) Archives de b

'^ 1/^1 • 1- 1 j' o m^iriiie. Arrêt cUi (.on-

statué qua Québec un marche aurait lieu les mardis & g^, supéiicur, b ocvendredis de chaque semaine. A Villemarie, on n'avait tobre lù-h. point établi cet usage; & il arrivait de là que les marchands de Québec, ceux des Trois-Rivières & d'ailleurs, qui venaient y trafiquer, étant obligés d'acheter des vivres dans les maisons des revendeurs, les payaient au delà de leur valeur ordinaire. Pour mettre fin aux plaintes de ces marchands, les seigneurs de ^Montréal résolurent d'établir un marché qui devenait surtout nécessaire l'été & le printemps, où les étrangers affluaient en plus grand nombre ; & comme ceux-ci, qui se rendaient ainsi à Villemarie pour le commerce, se logeaient dans les maisons bâties le long de la commune, ou dans des boutiques & des cabanes volantes établies sur le bord de l'eau, le Séminaire, qui avait principalement en vue la commodité & la satisfadion de ces marchands, deflina pour le lieu du marché un terrain situé devant la maison seigneuriale, en face du hangar, d'environ cent pieds de front, sur toute la profondeur qui se trouverait jusqu'au fleuve, en se réservant néanmoins la libre disposition de cet emplacement lorsque le marché aurait été transporté à la haute ville. C'eff le ter- ^'^'/^'f';" '^"^''

f minaire de Villemarie,

rain qu'occupe aujourd'hui l'hôtel de la douane. Ce projet étabiisseu.entdumarfut soumis à l'Intendant du Canada, qui l'approuva & '^^' '/'\^; ^^'"^o"-

, „ j . 11 nance de M. Duches-

le confirma de son autorité en ordonnant aux juges des neau, b août 1676. seigneurs de veiller à son exécution (4). En consé- (5) Greffe de viiiequence, il fut établi à 'Villemarie un marché public (5) qui Z^jo! ^^ ^^^^^"^ ^^

246 m' PARTIE. LOUTS XIV.

devait avoir lieu tous les mardis et vendredis de Tannée, avec défense aux habitants de la campagne de porter de la volaille, des œufs, du beurre & d'autres denrées dans les maisons, avant de les avoir exposées au marché jusqu'à une heure déterminée; 8c, pour que ceux-ci pussent s'y rendre commodément," le marché devait commencer à huit heures en été, à neuf heures en hiver, & finir à onze heures avant midi. Enfin, comme il n'y avait point encore d'horloge publique dans le pays, il fut convenu qu'on mettrait la cloche de la paroisse en branle, afin d'avertir du commencement & de la clôture du marché. Nous entrons ici dans tous ces détails, pour faire connaître l'origine & le progrès des usages & des infiitutions de la colonie.

AUGENT MONNAYÉ RARE Nous ajouterous que, ï argent monnayé étant alors

GEsToYEN cf trI' ^^^^ ^^''^ ^" Cauada, les ventes se faisaient quelquefois en

FiQLER, tout ou en partie par des échanges : ce qui fut la première

manière de trafiquer dans l'origine de chaque nation.

Ainsi, la Sœur Bourgeoys, achetant une terre, donne en

payement au vendeur deux bœufs, une vache, une paire

(0 Greffe de Ville- de bas & le refte de la somme en argent (i). M. Souart,

marie, dernier no- ^^^ besoiu dc plauches, douuc à Urbain Tessier cent

vembre lOyz.AcIcde •' * t t> j •

Basset. cinquante livres en or, que M. Jacques Le Ber devait

employer à l'achat d'un bœuf pour le profit de Teissier ;

& celui-ci s'engage à donner à M. Souart deux cents

planches de pins à la Saint-Michel & cent à la Saint-

(2) ibid., 9 avril Martin (2). On comprend assez que le numéraire, consi-

"'^^- déré en lui-même, ne pouvait fournir aux particuliers

leurs besoins, dans un pays qui ne produisait rien encore, 8i que bien des particuliers préféraient pour cela les denrées à l'argent. Aussi M. Talon, qui en fit bientôt luimême l'expérience en arrivant en Canada, écrivait à Colbert, le 4 odobre i665 : « J'ai envoyé à Montréal une (( partie des marchandises que j'avais achetées en France « pour mon compte, afin d'en faire ici des échanges, « parce que l'argent n'y fait pas pour la subsifiance des

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