‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 175 sur 326 · GREGATION FONT L E- COLE AUX PETITES · texte numérisé non relu

GREGATION FONT L E- COLE AUX PETITES

arpents de terres, vers le lac Saint-Joseph, auxquels M. de Bretonvilliers fit ajouter quelques autres arpents. Elle en mit trente-cinq en valeur, & y fit conflruire une grange, atin de retirer de ce fonds de quoi faire subsifter en partie (i) Vie delà Sœur sa Communauté (i). Mais par un effet de sa sage pré-

Bourgeoys. t. I, p. yoyance, voulaut assurer à ses Sœurs la libre propriété

de ces immeubles, elle eut soin de déclarer, dans un acte

en forme, qu'elle les avait acquis par le labeur & le ménage

des filles dont elle était supérieure, et que ses héritiers

(2^ Greffe de Ville- uc pourraicut y ricii prétendre après sa mort (2) . Enfin,

nnne, .4 mai i )09 ^^^^^ j^ tcmps après, cllc acquit encore de Mathurin Rouiller une autre terre, avec grange, & une prairie, située vers le Saut Saint-Louis. M. Dollier de Casson, témoin du zèle 8: des travaux de ces saintes filles, & de la bénédiction que Dieu se plaisait à leur donner, en parle en ces termes, dans son Hifîoire du Montréal : « Ce que j'ad- « mire le plus, c'eff que ces filles, étant sans biens, & (1 voulant inftruire gratuitement les enfants, aient néan- « moins acquis, par la bénédidion que Dieu verse sur le u travail de leurs mains, & sans avoir été à charge à « personne, des maisons & des terres, dans Pile de Mon-

(3)H.ftoireduMont- ^, ^^^^ ^3. ,^ real, de ibbz a ibbi. ^ ■'

PENSIONNAT ET MISSIONS Non-sculemcut les Sœurs de la Congrégation rece-

vaient comme externes, dans leurs écoles, les petites filles de la ville, elles élevaient encore chez elles , comme pensionnaires, celles de la campagne, & se contentaient de ce que les parents pouvaient donner, le plus ordinairement en denrées, pour fournir à leur entretien. Dans sa Relation de Tannée 1660, M. de Laval parle avec éloge des travaux de la Sœur Bourgeoys & des trois compagnes qu'elle avait amenées de France en 1659 : « Ces filles, Propaf..ande, v. Ame- (( dit-il, au nombrc dc quatre, qui se consacrent à Montrica \canada,^b(i. ^^ ^^^y ^ féducatiou dcs jcunes personnes (4), ne sont point

Relatio mxssionis an- > ^ .

no iGGo, art 52, fo- « Rcligicuses, comme les Hospitalières, ni ne font point ^'°,r'^',y^?°' • « de vœux, au moins en public: elles vivent cependant

(5; Ibid., art. ^.\. . ' ^ , ,•/> • /r- /-^

fol. 12, verso. « avec piété, 8: sont d une grande édmcation (5). » Lomme

DE LA CONGREGATION.

Page 1