RENDENT A SAINTE- MARIE-DU-SAUT POUR REGAGNER DE LA VIL
RETOUR A VILLEMARIi:. 167O. 3o3
« disette de vivres que nous avions éprouvée^ ajoute M. de
« Galinéc, il n'y avait personne dans notre troupe qui ne
« fût plein de haine contre ce faux dieu. Je consacrai une
« de mes haches pour casser cette divinité de pierre ; puis
« ayant accorté nos canots ensemble, nous portâmes le
« plus gros morceau au milieu de la rivière, & jetâmes
« aussi tout le refte à Teau, afin qu'on n'en entendît jamais
« plus parler (l). » (0 Voyage de MM.
A quatre lieues delà, les voyageurs entrèrent dans un Voilier et de Gaimce ; petit lac appelé par Sanjjson, dans sa Géographie : le Lac des eaux salées, où cependant ils ne trouvèrent aucune marque de sel; & arrivèrent enfin à la mer douce des Hurons, qui a de six à sept cents lieues de tour, & que les Algonquins appellent Michigané. Ils y firent environ deux cents lieues, &. quoiqu'ils se vissent fréquemment à la veille d y manquer de vivres, la Providence vint encore ici à leur secours. « Nous n'avons jamais été plus d'un « jour sans nourriture, dit à ce sujet M. de Galinée. Il efi « vrai qu'il nous eft arrivé plusieurs fois de nous voir « dépourvus de tout, & de passer le soir & le matin sans VI avoir absolument rien à miettre à la chaudière. Mais « nous étions tellement accoutumés à nous voir secourus, « dans ces occa.sions, par la bonté diVine, que nous en « attendions avec tranquillité les effets, dans la pensée « que Celui qui nourrit dans ces bois tant de barbares « n'abandonnerait pas ses serviteurs. » Ils côtoyèrent ainsi ce lac, ou la mer douce, sans aucun péril, entrèrent ensuite dans le lac des Hurons, & arrivèrent enfin, le 25 mai, jour de la Pentecôte, à Sainte-Marie-du-Saut, où ^ ils se iirent annoncer par quelques décharges de fusil.
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Les PP. Jésuites venaient d'y établir leur pnncipale .^ception o.s m.ss.on-
résidence pour les missions des Outaouas & des peuples maires a sainte-mavoisins '2; ; & depuis un an ils y entretenaient deux hommes '*'" ' "'^ ^"^'^'^■^•=»''^