VEUT Y ALLER
certain que le Gouverneur ne trouverait pas le moyen d'aller chez eux avec des troupes ; que pour cela il faudrait porter des vivres^ dans des bateaux à la Française; & que la conduite de ces bateaux leur semblait être impossible, à cause des rapides & des chutes d'eau, qui les séparent de nous. Cependant, les Agniers, qui avaient éprouvé déjà la jufle vengeance de M. de Courcelles, n'eurent garde d'entrer dans l'entreprise des autres nations Iroquoises : car depuis la ruine de leurs cabanes, ils proteftèrent toujours qu'ils reconnaissaient le Roi de France, pour le seigneur de leur pays. Informé de l'opinion défavorable que les Sonnontouans & les Onnontagués avaient conçue de son inexpérience dans cette sorte de navigation, M. de Courcelles, pour les détromper, & tenir tous les Iroquois en (i) Voyage de M. de craiutc, forma le dessein d'aller chez eux en barque (i), Courceiies,parM.Doi. ^ ^^ {aive uuc promcuadc en bateau, dans leur pays; en même temps, pour maintenir les Outaouas dans le respect, il fut arrêté que M. Talon ferait prendre possession de leur pays, cette année même, comme nous l'avons (2) Relation de 1 671, racouté, au chapitre précédent (2). Un autre motif, qui p- 2- portait M. de Courcelles à entreprendre ce voyage, était
de reconnaître les terres voisines du lac Ontario, pour y établir ensuite un pofte & une colonie, afin d'arrêter les Iroquois, qui portaient leurs pelleteries aux Anglais. Enfin, il avait aussi en vue de faciliter le passage, pour aller au Mississipi, ce chemin étant plus court & plus facile.
xvn.
M. DE COURCELLES PART DE VILLEMaRIE AVEC CINQ.UANTE- CINQ.