TOME III
SyO III*^ PARTIE. LOUIS XIV.
bout d'un petit nombre d'années le capital de toutes les propriétés foncières passe dans la main de TÉtat.
ÉTAT DE l.A VILLE DE (QUÉBEC.
En donnant ses soins à la formation de bourgades & de paroisses en Canada, Louis XIV avait surtout à cœur d'accroître & de fortifier Québec, les Trois-Rivières & Villemarie. Québec dut son accroissement à la seule munificence^de Louis XIV; qui y lit passer des colons à ses propres frais, avant même que la Compagnie des Cent- Associés lui eût cédé la propriété du pays. On a vu que, lorsque la Sœur Bourgeoysy aborda, en i653, avec M. de Maisonneuve, il n'y avait encore à Québec que les bâtiments occupés par les RR. PP. Jésuites, ceux des Ursulines Si. ceux des Hospitalières, avec cinq ou six maisons. Dans le quartier appelé ensuite la Basse-Ville^ on ne voyait que le magasin des PP. Jésuites & celui des Asso- (i) Écrits autogra- ciés de Montréal (i); & Québec serait refté longtemps dans phes^dciaSœurBour- ^^^ ^^^^ ^^ faiblessc, si Ic Roi uc sc fût mis lui-mêmc cà la tète de la colonie, que la grande Compagnie semblait avoir abandonnée tout à fait. Par les envois de colons qu'il fit tous les ans, à partir de l'année 1659, il procura l'accroissement rapide de Québec; & comme la plupart de ceux qui arrivaient pour s'y fixer se livraient au commerce, & s'établissaient de préférence sur les bords du fleuve, on appela ce nouveau quartier du nom de Basse- Ville, pour le diffinguer de celui qui était sur la hauteur, qu'on désigna alors sous le nom de Haute-Ville. La commodité du port & la proximité des vaisseaux invitant les marchands à conflruire dans ce c[uartier les magasins où ils gardaient & vendaient leurs marchandises, c'était à la Basse-Ville, dès Tannée 1661, qu'avait lieu tout le commerce public, & là aussi c[ue se trouvait une grande partie (•2) Arch. de la Pro- de la population de Québec (2) (*). Au milieu de ce quartier
pagandc, vol. America, 3, Canada, 2 56. — —
Informatio de Statu
Ecclesiœ, -2.1 oSiohns ( ) ^ ^^^ <^c que nous apprend M. de Laval dans son Etat de
1661, fol. 27. V Eglise àc iGGi :
« Quebccum vulgô in supcriorcm dividitur & infcriorem urbxjm.