IROL'PES IMPOSENT A LEURS 'CENSITAIRES DES CHARGES JIS<>1 A
OFFICIERS MILITAIRES FUNESTES A LA COLONIE. Sgj
trudion de la colonie (i). En conséquence, les seigneurs (OGrcflb de viiiede Montréal, qui n'exigeaient eux-mêmes que six deniers par "^^"^' "^ '''''• '^7^arpent, ordonnèrett au sieur de Chailly de délivrer à Roland un autre contrat de concession, & de réduire à un sou par arpent la redevance qu'il avait portée à trente sous, & lui défendirent d'imposer de plus fortes redevances sur les terres de cette seigneurie, sous peine de déchoir dubénélice de son fief, qui retournerait de droit en la possession des seigneurs, pour en disposer comme ils le jugeraient convenable '^2). Ces ordres furent ponduellement exécutés; & {i) ibid., 5 février le 6 mai suivant La Joubardière donna un nouveau con- ' ^^^' trat à Roland, tel qu'il lui avait été prescrit (3). M. de (3) ibid., 6 mai Robutel de Saint- André, plus désintéressé que Tautre, '^^7^' ayant dans ce même temps concédé à Pierre Gadois vingt arpents sur le lief que le Séminaire lui avait accordé à la tête de Tîle de Montréal, adoucit encore cette taxe; car il n'imposa que six deniers par arpent, comme faisaient les „., .
. '■ /■ JT i ^ ^^^ Ibid., 5 mai
seigneurs (4). ,675.
Les officiers, en logeant chez les particuliers, & en des omciERs des fréquentant les sociétés du pays, y portèrent insensible- lENT^LsTrcoLoment l'amour de la dissipation & des passe-temps du me l'amour de l\ monde; & nous ajouterons que M. Chartier, ayant été nommé lieutenant civil 8: criminel de Québec par la Compagnie des Indes, & inftallé dans cette place par le Conseil souverain, le 10 janvier 1667 (5), donna en cette occa- (5) Arrêts & rùgicsion le premier bal qu'on eût vu au Canada. Il eut lieu à nr^ntsduConseiisoLi.
,.,,,, • 1 r, ■ ■ r, ,, • verain. Québec, 1 855,
(Québec, le 4 du mois de levrier suivant; & comme c était p. 2^, le premier exemple de cette sorte d'amusements, trop souvent la source de graves désordres, les Jésuites, dans leur Journal, en rapportant cette particularité, y ajoutaient cette réflexion : Dieu veuille que cela ne tire pas à con- \ séquence.
Tous les exemples que nous venons de rapporter, i-'kxempi.e des oeiidonnés par les personnes d'autorité ^ de condition, de- '"^^^^^^l vaicnt avoir & eurent en effet de funeites résultats pour la ment dans les
DISSIPATION, premier BAL LN CANADA.
LOME.
MŒURS DE LA co- coloiiic. Aussl^ pcu après Tarrivée des troupes^ la bonne foi & la confiance s'affaiblirent insensiblement parmi les colons. Les larcins^ comme inouïs auti^efois à Villemarie, devinrent assez à craindre pour que chacun dût user de précautions 8c d'une sorte de défiance. Le resped pour l'autorité diminua^ avec la simplicité des mœurs & avec la ferveur de la piété. Des particuliers^ entraînés a leur tour par Tamour excessif du lucre, eurent recours, pour scnrichir, à des moyens peu délicats, inconnus auparavant. Enfin, Tamour excessif de la bonne chère & de la boisson donna lieu à de graves désordres, tels que Tinfraction de la sandification du dimanche, les blasphèmes, & d'autres dérèglements dans les mœurs. Pourtant on n'en vint là que peu à peu; & voici quels furent les premiers relâchements qui se glissèrent dans la colonie, à mesure qu'elle se multiplia.