‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 266 sur 326 · XXI. ^- de Laval profita de son séjour à Paris, pour unir · texte numérisé non relu

XXI. ^- de Laval profita de son séjour à Paris, pour unir

M. DE LAVAL UNIT SON au Séminaire des Missions étrangères celui qu'il avait

SÉMINAIRE A CELUI ^utrefols étabU à Québec. Dans les lettres quil donna

DES MISSIONS ETRAN- ^^ A

SÉMINAIRE DE QUÉBEC UNI. iGjS .

pour cette union, le 19 mai lôyS, il en exprime les motifs en ces termes : « Considérant que le Séminaire de Paris « nous a fourni bon nombre d'Ecclésiafliques pour for- « mer celui de Québec & le remplir de personnes capau blés, les unes pour le gouverner, les autres pour être « employées, par nos ordres, dans les Missions : nous « avons eftimé ne pouvoir plus solidement procurer la « conservation du Séminaire de Québec dans le même « esprit, & celle des Missions, qu'en l'annexant au Sémi- «■ naire de Paris. » En conséquence, il lunit à ce dernier, avec tous les bâtiments, terres 8c biens quelconques, dont, à Tavenir, il ne pourra rien être vendu, aliéné, ni même engagé, sans le consentement des directeurs du Séminaire de Paris, qui, en outre, nommeront le supérieur du Séminaire de Québec, pour le régir & le gouverner selon leurs conflitutions : à la charge pour le supérieur ainsi nommé, de prendre la bénédidion & la confirmation de TÉvêque (i). Au mois d'avril i663, le Roi avait déjà approuvé Téredion du Séminaire de Québec; il confirma encore cette union, Tannée 1676, & ses lettres sont un nouveau témoignage de sa religion sincère, & du désir qu'il avait toujours eu de contribuer, de tout son pouvoir, à la propagation de rÉvangile, en Canada (2). Enfin, M. de Laval, qui voulait procurer pour dotation à son Séminaire des terres productives situées dans un climat moins sévère que ne l'était celui de Québec, échangea, étant encore à Paris, l île d'Orléans pour Tîle Jésus, que M. Berthelot lui céda, le 24 avril 1675, & dont ce prélat fit donation au Séminaire, en s"en réservant à lui-même l'usufruit (*) (3).

(*) M. François Berthelot, commissaire général de l'artillerie de France, étant devenu, par cet échange, propriétaire de l'île d'Orléans, le roi érigea ce fief en comté appelé de Saint-Laurent (4). C'était le nom que déjà on donnait quelquefois àcetteîle(5),àcause de celui du fleuve au milieu duquel elle eft située. Jacques Cartier l'avait appelée d'abord île de Bacchus, à cause de la grande quantité de vignes sauvages qu'il y trouva; puis il lui donna le nom d'île d'Orléans, le seul qui ait été adopté par l'usage & sous lequel elle soit connue aujourd'hui.

GERES, ET LUI DONNî l'île JÉSUS.

(i) Édits, ordonnances royaux, p. 8i.

(2) Ibid., p. 84, 85.

(3) Pièces & documents sur la tenure seigneuriale, p. 447.

Regiftre des insinuations au Conseil souverain, fol. i55.

(4) Regiftre des insinuations, de iG(j3 à 1G82, A, n" r,foI. 65, verso.

(5)Relationde iCyi, P- 7-

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