COMMERCE A KATA- P
RAKoui. Ontario, au lieu même que M. de Courcelles était allé
visiter Tannée précédente, d'y conftruire un Fort & dy tenir des hommes avec des marchandises, pour les donner aux sauvages en échange de leurs pelleteries. Dans ce projet, il put avoir pour motif le bien de la colonie en général, & croire qu'il le procurerait par là, comme le pensait M. de Courcelles, qui avait eu déjà le dessein de cet établissement. Les Iroquois, dit-on, offraient alors de fournir aux Outaouas toutes les marchandises dont ils avaient besoin, & de les échanger pour leurs pelleteries, sur les bords du lac Ontario; & M. de Frontenac, par cet établissement, voulait traverser & ruiner ce commerce,
(i) Mémoire pré- dout le succès aurait été nuisible à celui de la colonie (i). sente au Roi par le Cette considératiou put bien influer sur la détermination
parents de La Salle, ,., . . i r • j
in-folio, 7 pages d'im- ^^ il prit alors; mais on a de lortes raisons de croire
pression, p. 2. qu cUc n'en fut pas le motif principal. Quoiqu'un écrivain
moderne ait dit de ce Gouverneur qu'on ne l'accusa jamais
(2) Hiftoire de la d'avoir été intéressé (2), Thiftoire de son gouvernement
Nouvelle-France, par offrira Cependant plus d'une preuve du contraire; & l'éta-
le Père de Chai Icvoix, , ,. , , , . . ^ . ^- r
t.ii, p. 237. bassement dont nous avons a parler ici peut julrmer ces
fâcheux soupçons. Le duc de Saint-Simon rapporte dans ses Mémoires que M. de Frontenac était parfaitement ruiné, lorsqu'il partit pour le Canada; il ajoute même qu'on lui procura ce gouvernement pour lui donner de quoi vivre; & que, de son côté, il se résolut d'aller résider
ÉTABLISSEMENT DU FORT KATARAKOUI. l6j3. ^.Sj ,
à Québec, plutôt que de mourir de faim à Paris (i). Mais (o Mémoires comcomme la charge de Gouverneur général ne devait lui rap- p'ctsduducdc samt-