ET M. DE BERNIÈRE
Nous avons rapporté que, dans la querelle survenue m. de fénelon épouse entre M. de Frontenac & le Gouverneur de Montréal, le reparti de m. per- Séminaire de viUemarie crut devoir demeurer neutre; M. de Fénelon cependant nimita pas en cela ses confrères. Il eut le tort dépouser le parti de M. Perrot, du moins de ne pas dissimuler ses sentiments pour ce dernier, lorsque la prudence aurait dû lui faire garder cette sage réserve , surtout à Villemarie. Depuis que M. de La Nauguère occupait la place de Commandant & M. de Boisvinet celle de juge, on peut dire que M. de Frontenac régnait sou\'erainement par eux dans cette ville, où il avait d'ailleurs des flatteurs dévoués, qui, pour lui faire la cour, épiaient la conduite de tous ceux qu'ils soupçonnaient lui être contraires. Celui à regard duquel M. de Fénelon aurait dû principalement s'observer, était sans contredit M. La Salle, qui avait déclaré ouvertement qu'on eût à se méfier de lui, parce quêtant à M. de Frontenac, il ne manquerait pas de linformer de tout ce qui pourrait intéresser sa personne (i). Ce fut lui, en effet, qui acheva d'irriter Tes- (i) Archives de u prit du Gouverneur contre M. de Fénelon, & suscita la marine, i g mai 1674.
* ^ ** • I ^ '11- J • ' -^^ 1 o ' • Déclaration de M.
tempête violente qui obligea ce dernier a quitter le Semi- j^^^^. naire & même le Canada, comme nous allons le raconter.
Cette alfaire eut un grand retentissement dans la colonie 8c à la Cour^ & les récits inexads qu'on en a donnés nous mettent dans la nécessité d'en exposer ici toutes les circonftances.
Selon Tusage du vSéminaire de Villemarie;, M. Dollier^,