M. PERROT, APRÈS
l'affaire renvoyée au roi. 1674. 523
d'automne s'écoulait & craignant que celui-ci ne fît traîner en longueur son affaire pour Tempècher de partir par les derniers vaisseaux & ne le retînt prisonnier Tannée suivante, M. Perrot ne cessait de demander que Ton mît son procès en état d'être envoyé à la Cour & qu'on l'élargît de sa prison, pour qu'il pût achever de disposer ses affaires domefliques 8: s'embarquer avec sa femme, par les navires qui devaient partir au commencement du mois de novembre (i;. Qans une requête du 22 odobre^ il ajoutait (i) Archives de la que si on lui refusait de lui accorder ses demandes, ce ne "?^""^* ^^i"*^*" ^^
^ .M. Perrot du 22 sep-
serait que par vengeance & par pure passion, & non un tembre. Autres des effet de jurtice. Enfin, par une autre requête du 5 no- i5, 22 et 2906t. vembre, il déclara qu'ayant été mis entre les mains de la juftice par le Gouverneur général, celui-ci avait les mains liées & n'était plus le maître de sa personne; qu'en conséquence il sommait le Conseil ou d'exécuter ses propres arrêts en le renvoyant en France, pour qu'on pût l'y entendre & juger son procès ; ou de déclarer que ce n'était pas le Conseil, mais M. le Gouverneur général, qui le rete- (2) /*/c/. Requête de
^ . . . . • /-L- / \ ^- Perrot, 5 novem-
nait ainsi en prison contre toute juitice (2). tre 1674.
M. de Frontenac se vit donc dans la nécessité de ren- plaintes de m. de voyer en France M. Perrot, aussi bien que M. de Féne Ion, ce qu'il fit à son grand déplaisir, comme lui-même rain s'en plaignait ainsi à Colbert : « En me donnant l'honneur « de vous écrire le i3 février, je ne me figurais pas alors « que le Conseil voulût se dispenser de juger les causes de H récusation & de prise à partie, que M. Perrot disait « avoir à proposer contre moi; & qui sont si ridicules, « qu'en tout autre lieu que celui-ci on les aurait aussitôt « rejetées. Mais les cabales qui s'y sont faites, & les me- '( nées dont on s'efi servi pour intimider quelques juges, " & donner des espérances à d'autres, les ont fait douter « de leur pouvoir. Ils ont renvoyé les causes de récusation " pour être jugées en France, & par là ont donné lieu à a un abus qui causera^ si vous n'y remédiez par une dé- " claration expresse des volontés du Roi, une impunité