‹ Histoire de la colonie française en CanadaChapitre 37 sur 326 · GUERRE. CAPTIFS RENDUS · texte numérisé non relu

GUERRE. CAPTIFS RENDUS

Onnontagucs voulaient y aller eux-mêmes, ils trouveraient encore d'autres lilles saintes (c'étaient ainsi qu'ils nommaient les Hospitalières de Québec), qui les recevraient en leurs maladies, dans un grand hôpital bâti pour eux, & leur rendraient les mêmes services que les Hospitalières de X'illemarie avaient prodigués tout récemment à quelques-uns de leur nation (i). Enfin, Garacontié ménagea (i)Reiationdei662, si efficacement la délivrance des Français captifs, que dix- p- "• huit de ceux-ci obtinrent leur liberté, & partirent d'Onnontagué, accompagnés du P. Le Moyne, sous la conduite de vingt Iroquois de cette nation, qui leur servirent de matelots.

Il serait difficile d'exprimer quels furent les transports arrivél: des captifs a

de joie de ces captifs, au sortir de la bourgade, qu'ils villemarie. avaient regardée jusqu'alors comme devant être leur tombeau; & surtout, lorsque, le dernier jour du mois d'août de de cette année 1662, ils aperçurent de loin "Villemarie. L'un des canots, portant un pavillon blanc, en signe d'amitié, parut au-dessus du Saut Saint-Louis & annonça aux colons cette heureuse nouvelle, au bruit de plusieurs décharges de fusils. Tous les captifs débarquèrent aux acclamations des colons, qui leur donnèrent des témoignages empressés de l'affection la plus vive; & immédiatement ils se rendirent tous à l'église paroissiale, pour rendre leurs actions de grâces à Dieu de leur délivrance (2), & (i)Reiationdci6(J2, témoigner à Marie leur reconnaissance de sa protedion p- '^• sur eux, car tous avaient ressenti les effets d'une assistance tout extraordinaire, comme ils aimaient eux-mêmes à le raconter, ainsi qu'on en voit le détail dans la relation déjà citée. « Il y a quelque chose de bien merveilleux, « dans leur délivrance, disait le P. Lalemant, les uns « ayant évité les feux, les autres les naufrages, par l'as- « siftance sensible de Marie. Ce ne fut pas sans merveille, « qu'en descendant d'Onnontagué, pour tirer à Villemarie, « l'un des canots ayant versé au milieu d'un saut, deux a Français, qui étaient dedans, demeurèrent un temps

« notable sous les eaux, sans être étouffés. Et ce qui eft

« plus admirable encore, c'eft que Tun d'eux vint paisi-

« blement à terre par le milieu des précipices, pendant

« que l'autre faisait, du dos du canot renversé, un ora-

« toire, & consacrait ces torrents, par la prière qu'il adres-

'( sait à Dieu & à la Sainte Vierge, au milieu de leurs

(i) Relationde 1662. 1 -i, / x

^ ,- « bouillons (i). »

I.FS iRocL'-ois NE CES- Malgré tous ces pourparlers de paix, les Iroquois, tou-

SENT DE DRESSER DES j Q^^j-g achamés contrc Villemarie, attaquaient les colons,

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